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18 juin 2012

LE JOUR OÙ BAYROU A CHOISI DE VOTER HOLLANDE

 

Jeudi 3 mai à 19h15 : François Bayrou prononce la phrase qui met le feu à une bonne partie de son électorat.

 


par Hubert BRUYÈRE


Jeudi 3 mai à 19h15 : Il n'a rien dit. Il a juste demandé à disposer d'une heure pour écrire sa déclaration. En cette fin d'après-midi du jeudi 3 mai, personne ne sait vraiment quel est le choix de François Bayrou pour le second tour de l'élection présidentielle.

Une seule chose est sûre. Il ne restera pas dans le vague. Il l'a dit dès le début de sa campagne électorale. Il veut en finir avec le centre flou et le centre mou.

Dès le soir du premier tour, quelques-uns ont plaidé en faveur d'une déclaration laissant les électeurs libres. Jean Lassalle est de ceux-là. "J'avais le sentiment que plus on se rapprocherait de la date fatidique, plus on aurait de coups à prendre".

Des messages affluent

La position du MoDem commence à se jouer à Paris devant la télévision. François Bayrou, Marielle de Sarnez et quelques poids lourds du parti regardent ensemble le débat qui oppose Nicolas Sarkozy à François Hollande. Sur le portable de François Bayrou, les messages affluent. Après l'émission, le candidat à la présidentielle joint Jean Lassalle. Les deux Béarnais échangent leurs impressions. "Il était sur la ligne définie : la liberté de vote", estime le maire de Lourdios. François Bayrou appelle aussi Jean-Jacques Lasserre. "Il m'a semblé que sa décision n'était pas prise", confie ce dernier. Le sénateur a déjà fait savoir qu'il ne votera pas socialiste. Il évoque son expérience départementale… avec un PS qu'il juge "dogmatique". Pierre Laguilhon, son ancien suppléant, lui aussi contacté, le met en garde : "Attention, les gens de la circonscription, ce ne sont pas des Parisiens"

Paris penche pour Hollande

Jeudi matin, au premier étage du 133, rue de l'Université, les membres du comité stratégique de la campagne présidentielle sont autour de la table.

Pierre Bernard-Reymond, Sénateur des Hautes-Pyrénées, un chiraquien qui a opté pour Bayrou, est le premier à prendre la parole. La "dérive" de Nicolas Sarkozy vers les idées du Front national lui est insupportable. Il annonce son choix de voter pour François Hollande. Ils sont plusieurs à faire de même : le député de la Dordogne, Daniel Garrigue, lui aussi un ancien de l'UMP. Sans surprise, l'ancien Vert Jean-Luc Benhamias plaide pour un vote en faveur de Hollande, tout comme Robert Rochefort. Ainsi s'esquisse un large assentiment en faveur du candidat socialiste. "C'était impressionnant à voir", témoigne un participant. Très peu, trois ou quatre, argumentent en faveur de la liberté de vote.

L'appel à voter blanc, lancé la veille au soir par Marine Le Pen, pèse aussi sur les débats. Est-il concevable que les centristes fassent le même choix que la présidente du Front national ? François Bayrou est confronté à deux sensibilités. Son entourage parisien est soucieux d'afficher une rupture avec la Sarkozie et le Front national. Sur le terrain, dans le fin fond des circonscriptions, ses amis, le plus souvent élus avec des voix venant de l'UMP, le mettent en garde contre le séisme que provoquera le choix en faveur de François Hollande.

La question taraude les esprits quand, en début d'après-midi, se réunit dans l'amphithéâtre du rez-de-chaussée le conseil national du MoDem. Cette instance comprend quelque 250 membres : tous ne sont pas là. Le choix a été fait de laisser parler les militants. Là aussi, les partisans du vote Hollande marquent des points. Robert Rochefort, Marielle de Sarnez pèsent en faveur d'une déclaration dans laquelle François Bayrou dira "qu'à titre personnel" il vote pour le député de Corrèze.

Lassalle se désolidarise

Il est plus de 17 h 30. Jean Lassalle se jette à l'eau. Il invoque son amitié indéfectible pour François Bayrou. Mais il ne passe rien sous silence de son désaccord. "C'était à la fois très émouvant et très impressionnant", glisse un témoin. "Si tu as changé d'avis, lance-t-il, je serai obligé de me désolidariser de ce vote personnel, car je ne le ressens pas du tout. C'est une affaire qui ne fera pas avancer notre cause".

François Bayrou a laissé parler chacun. Il se retrouve seul face à un choix cornélien. Il monte dans son bureau. Et se met à écrire. À 19 h 15, il fait face à une forêt de micros et de caméras. Il dévoile son choix personnel. Dans le fond des circonscriptions, une bonne partie de ses électeurs le reçoit comme un coup de poing à l'estomac.


(NDLR : ainsi s'est tournée une page du MoDem et du destin de François Bayrou. Cette page-là appartient à l'Histoire)

20 avril 2012

JE VOTERAI pour François BAYROU

TRIBUNE LIBRE

Chers ami(e)s,

Dimanche prochain je voterai pour François Bayrou. Voici quelques mots pour vous convaincre de faire comme moi.

Je crois qu'il faut donner nos voix à François Bayrou car c'est le seul qui, loin du populisme ambiant, a des jugements équilibrés en phase avec la réalité. Je pense qu'il est temps de donner de la voix à celui qui nous dit la vérité depuis des années. Je suis convaincu qu'il est temps de mettre à la tête de l'Etat celui qui ose dire que chacun devra retrousser ses manches pour que la France retrouve les couleurs qu'elle n'aurait jamais dû perdre. Il faut aligner dans les urnes la confiance que les Français disent faire à François Bayrou. En tous cas, il ne faut surtout pas céder aux sirènes des démagogues.

Pourquoi notre situation économique est-elle déplorable alors que l'Europe du Nord traverse si bien la crise ? C'est l'UMP et le PS qui nous ont mis dans cette situation. Aucun des deux partis n'a jamais voulu voir la vérité en face, la dire aux Français, réformer quand il en était temps. Depuis des décennies, ils ont emprunté sans arrêt pour pouvoir nous tenir en dehors des réalités. Et pourtant ces deux-là nous font encore miroiter des promesses qu'ils savent ne pas pouvoir tenir.

Pour François Bayrou, les efforts de redressement doivent être portés par tous (à commencer par la classe politique). Il ne laisse pas croire que seuls ceux de l'autre camp auront à faire les frais de la crise. Taxer les riches ne suffira pas à redresser l'économie ; et il n'y a plus moyen d'augmenter les effectifs de la fonction publique. Dire le contraire comme Hollande est mensonge.  A contrario, les finances de l'Etat ne peuvent s'équilibrer par une simple réduction du nombre des fonctionnaires. Il est irresponsable de laisser croire le contraire comme le fait Sarkozy.

Hollande ne pourra pas réformer en profondeur ; ses alliés l'en empêcheront. Et s'il décide d'agir contre leur avis, la droite s'y opposera par principe. Sarkozy a montré qu'il mène des réformes sans dialogue ni écoute, puis s'arrête au milieu du gué quand la pression de la rue devient trop forte. Par exemple : la réforme des retraites, qui maintient les régimes spéciaux et n'a pas permis une équité entre les emplois publics et privés.

La solution est entre les deux. Pour avancer, il faut une union nationale autour de valeurs communes. François Bayrou supprimera la ligne de fracture entre les électeurs, qui sont obligés jusqu'à présent de choisir entre un bloc de gauche et un bloc de droite. Il y aura désormais le bloc des démocrates. Les extrêmes perdront une partie de leur influence, alors qu'ils font l'arbitrage électoral aujourd'hui, et que chacun des grands partis s'ingénie à les séduire avec des compromis contre nature.

Je voterai donc pour François Bayrou parce qu'il saura fédérer les Français autour d'un grand projet commun en portant les couleurs qui font notre pays : l'égalité des citoyens, la priorité à l'éducation, un pays innovant, un Etat droit, un rayonnement culturel, l'appartenance à une Europe porteuse de valeurs démocratiques, le maintien des services publics - une société solidaire bâtie sur une économie au service de l'homme.

Simon SUBTIL (Uzès)

RENVOYONS-LES CHEZ EUX !

Plus de 60% des français sont mécontents du choix Hollande - Sarkozy que leur imposent les médias et les milieux financiers qui les possèdent :

LES FRANÇAIS ONT RAISON !

À moins de 48 heures du vote, ils sont encore près de 40 % à hésiter :

ON LES COMPREND !

Quand l'un dit que la crise est derrière nous….

….quand l'autre dit qu'on peut dépenser à tout va :


ILS NOUS MENTENT TOUS LES DEUX !

RENVOYONS-LES CHEZ EUX !

29 mars 2012

POURQUOI BAYROU NE SERA PAS le 1er MINISTRE de SARKOZY

TRIBUNE LIBRE

On entend, en ces temps d'incertitudes, des choses fort curieuses. Telle cette affirmation très hasardeuse - alors que nous ne sommes qu'en début de campagne - que "François Bayrou s'allierait finalement à Sarkozy", et même d'avancer qu'il pourrait être son Premier Ministre !

Mais quels points communs y a-t-il entre le projet politique de François Bayrou et celui (toujours autant imprécis) de Mr Sarkozy ? Une seule chose est certaine : il n'y a aucune convergence entre les deux hommes.

À moins que Mr Sarkozy, s'il était réélu, s'enferme dans son palais pendant 5 ans, cesse de prétendre vouloir gouverner et n'en sorte que pour "inaugurer les chrysanthèmes".

Mais ceci n'est pas conforme à l'esprit des institutions et ne sera pas. Et ce serait la fin du centre tel qu'il doit être et rester, c'est-à-dire indépendant.

(Et c'est tout aussi vrai pour l'hypothèse où François Hollande....)

> Voir l'excellent article du NouvelObs du 29/3/2012

François VAN DE VILLE

Secrétaire Départemental du Mouvement Démocrate du GARD

19 février 2012

François BAYROU ou l'intelligence humaine

François BAYROU ou l’intelligence humaine

 


Avec François Bayrou, on a l’impression d’entrer dans une nouvelle dimension. Il sort du cadre traditionnel, ne parle pas cette langue de bois, ne pratique pas la lutte de clan contre clan, ne participe pas aux combats de coqs. Il nous fait voir le monde autrement, sous un autre éclairage. Dans cet univers sclérosé, étouffant, cet air vicié faute d’être aéré et renouvelé, une porte s’ouvre …

Depuis des lustres, François Bayrou nous parle d’humanisme. Ce mot paraissait désuet, angélique, utopiste. Certes il évoquait la Renaissance, le développement des sciences, de la culture, un tournant de civilisation qui a suivi l’invention de l’imprimerie, comme c’est le cas aujourd’hui de la révolution de l’information suite au déploiement d’Internet. Mais le terme a  une connotation passéiste, voire gnan-gnan. Or ce mot prend aujourd’hui une autre résonance … Jean Léonetti crée au sein de l’UMP un courant appelé « La droite humaniste ». Même le Parti de Gauche sous-titre son programme « L’Humain d’abord ». On remarquera au passage que les termes de socialisme et de capitalisme, appartiennent eux aussi à un ancien référentiel, sont dépassés, même s'ils sont encore employés. Le capitalisme initialement entrepreneurial a évolué vers la financiarisation de l'économie, le libre-échange dans la mondialisation. Le socialisme qui faisait référence à une économie administrée par l’Etat, niant la propriété privée, désigne maintenant plutôt un modèle privilégiant l’égalité et la gestion collective, sans pour autant remettre en question la propriété privée, le statut de nos entreprises et même le libre- échange.

François Bayrou prône également depuis toujours les valeurs de la république, ornant les frontons de nos écoles et des mairies de nos villages : « liberté-égalité-fraternité », ce qui peut paraître ringard, provincial, aux oreilles du tout-venant.

On découvre que cette vision est en fait empreinte de profondeur philosophique, d’une anthropologie de l’homme définissant les contours d’un modèle de société qu’il s’agit, sinon de retrouver, de redéfinir. Pas d’un système complexe, que seules des élites pourraient comprendre, dont elles pourraient s’approprier et qu’elles chercheraient à appliquer de manière dogmatique, mais des notions simples, qui donnent une direction, pour réorienter notre boussole à tous, dans un monde à la dérive.

Liberté-Egalité-Fraternité, triptyque de valeurs unies et indissociables se tenant comme une clé de voûte, marque la devise de cette République qui vise à libérer l’homme, à l’émanciper et à l’assurer, à l’épanouir, à le lier aux autres dans un destin commun. Le modèle capitaliste d’économie de marché incarné par la droite a privilégié la liberté, mettant l’argent au centre, en ayant laissé malgré tout se développer les inégalités. Le socialisme incarné par la gauche, a préféré l'égalité, en mettant l’Etat au centre oubliant souvent l’entreprise.  L'humanisme plutôt incarné par le centre, réfère à la fraternité, trop oubliée. Prônant l'équilibre entre ces trois piliers. François Bayrou exprime que "La République est le projet politique de l'humanisme"  dans sa préface de mon livre intitulé "La révolution humaniste". C’est même un projet de société, un principe de civilisation. On comprend alors mieux l’idée de majorité centrale, d’esprit d’union nationale, qu’appelle de ses voeux le candidat à la présidence de la république.

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Certains cherchent des coupables tout désignés pour expliquer la crise que nous traversons, les dérives de la mondialisation, d'un capitalisme financier jugé prédateur : les dirigeants, les élites, les banquiers, les actionnaires, la mondialisation, le libre-échange, l'euro, les institutions européennes,la Chine... Ils veulent faire croire que les dangers viennent de l'extérieur et qu'il suffit de fermer les frontières ou de se débarrasser des catégories présumées coupables. Mais ne nous méprenons pas. Cette vision nous empêche de regarder les véritables causes de nos maux, nos propres responsabilités de citoyens, de consommateurs, d'investisseurs, d'entrepreneurs, ...les défauts d'un modèle de fonctionnement de la société, qu'il s'agit de repenser non seulement collectivement, mais aussi individuellement, dans nos comportements.

Les causes profondes des dysfonctionnements proviennent notamment d’une trop forte polarisation de la société sur l'argent, sur la recherche du profit, sur les valeurs matérialistes et individualistes. L'argent était un moyen, un médiateur d'échange, une représentation de valeur marchande. Mais il est devenu une fin, un objectif, induisant une perversion, une sorte de maladie mentale de la société. De cette méprise découlent les symptômes de la maladie, les crises que nous traversons : crise économique, crise sociale et crise morale. Un système générant des inégalités croissantes, ne parvenant pas à venir à bout de la pauvreté, dégradation du niveau scolaire, déculturation. Le citoyen est infantilisé dans une démocratie d'opinion, noyé par une information qu'il a du mal à maîtriser, les idées toutes faites délivrées par les médias, la télévision. Il se réfugie dans le divertissement, dans la télé-réalité. Son sens critique n'est plus nuancé et il devient soit suiveur passif soit révolté et violent.

Il faut retrouver le sens du bien commun et remettre l'homme au centre, l'humain plutôt que l'argent. L'approche humaniste permet alors d'envisager un nouveau modèle de société.

C'est la prise de conscience et la responsabilité, exercées en démocratie, qui permettront aux citoyens de comprendre, d'adhérer à un nouveau modèle en redéfinissant ses priorités, ses valeurs, les structures de fonctionnement privilégiant le sens du bien commun et l'épanouissement de l'homme, le respect de l'autre. Il faut passer d’une démocratie d’opinion, où les citoyens n’ont guère à réfléchir et sont invités à adhérer à des idées toutes faites, à une démocratie adulte. Mais si les citoyens sont d'accord pour s'imposer de nouvelles règles, des contraintes de régulation, de partage, d'économies d'énergie etc. sans être motivés individuellement, sans avoir envie d'agir ainsi, ils seront malheureux, frustrés. Alors que s'ils retrouvent un altruisme naturel, un plaisir de l'échange et du lien social, ils seront en harmonie avec le modèle. Cela passe par l'éducation, le vécu d'expériences, la réflexion.

La compétition est stimulante mais si elle n’est pas exercée avec coopération, elle peut générer une déperdition d’énergie, des investissements redondants voire du gaspillage, aller contre l’intérêt commun et au final être destructrice. Il faut penser à de nouveaux modes de gouvernance plus coopératifs, visant l'intérêt général et durable des acteurs plutôt qu'un profit financier à court terme au détriment du reste. Pour l'illustrer : des exemples concrets d'expériences coopératives, mutualistes, associatives (auberges de jeunesse, Compagnons d'Emmaüs), AMAP en plein développement, commerce équitable, microcrédit, échanges non marchands, Wikipedia ... L'approche coopérative a été celle de la construction européenne, celle de Robert Schuman et de Jean Monnet, visant la paix et la prospérité des peuples d’Europe. Elle doit être à nouveau entreprise pour renforcer et solidariser l’Europe en ces temps de crise par des actions communes visant un intérêt général commun : grands projets communs, plan de relance commun, eurobonds, partage d’innovation, plates-formes d’échanges de technologies, intervention dela BCE, … Cette approche peut être élargie à de multiples domaines et au niveau mondial (à condition de garantir une légitimité démocratique). Elle peut même être appliquée en politique, lorsqu'il faut se mobiliser dans un esprit d'union nationale, en temps de guerre ou de grave crise, comme la France l'a fait après la guerre en forgeant son modèle social défini par le Conseil National de la Résistance en 1958 avec le Général de Gaulle.

C’est ce que François Bayrou propose dans le contexte de crise que nous traversons, en appelant à cet esprit d’union nationale. Il ne s’agit plus pour la gauche de battre la droite, pour la droite de battre la gauche, mais bien de redresser le pays ensemble !

Dans tous domaines, entreprise, Europe, ou politique, l'approche coopérative doit prendre le pas sur l'approche compétitive. Et l’humain doit prendre le pas sur l’argent et sur l’Etat. Pour ce faire, François Bayrou en appelle à l’intelligence humaine, à des citoyens responsables qu’il respecte, qu’il ne prend pas pour des « gogos ».

28 janvier 2012

Mr HOLLANDE A CHOISI DE RENCHÉRIR LE COÛT DU "MADE IN FRANCE"

TRIBUNE LIBRE

mouvement démocrate,bayrou,politiquePour financer le retour à 60 ans de l’âge des retraites, Mr Hollande a décidé de frapper prioritairement les produits fabriqués en France. Il prévoit en effet le relèvement des cotisations sur les salaires : 0,1% par an pour les cotisations patronales et 0,1% par an pour les cotisations salariales. Coût : 1 milliard dès la première année, mais 5 milliards par an au terme des 5 ans, en 2017, soit 1% au total.

De plus, les allégements de charges sur les bas salaires (20 milliards) vont être revus à la baisse, et les allégements de charges sur les heures supplémentaires vont suivre la même ligne (sauf pour les très petites entreprises). Enfin, l’épargne salariale sera réintégrée dans les rémunérations pour fixer le barème des allégements, ce qui diminuera automatiquement ces derniers.

Dans cette affaire, il y aura donc 3 catégories de victimes : • les salariés qui vont voir leurs cotisations salariales augmenter de 0,5%, donc leur pouvoir d’achat diminuer d’autant, outre les divers allégements “réalignés” • les produits fabriqués en France qui vont voir leur prix de revient augmenter, donc leur compétitivité sur les marchés diminuer au profit des produits fabriqués dans des pays à faible coût de main-d'œuvre (vivent les délocalisations !) • les consommateurs sur qui cette augmentation des coûts des produits fabriqués en France va retomber inévitablement au bout de la ligne, donc dans les prix.

Alors que la grande majorité de l’opinion soutient le projet de réindustrialisation de la France - “produire en France” pour redynamiser le pays - Mr Hollande, dans les faits, fait tout le contraire : il taxe davantage la main-d’œuvre française et le pouvoir d’achat des salariés comme celui des consommateurs (en fait les salariés vont être doublement taxés).

Qui a raison ? Au delà des tribunes toutes de "bleu horizon" drapées et des belles phrases dans de beaux discours, il y a la réalité des faits et des chiffres. Les apparences sont dangereusements trompeuses.

Mr Hollande, vous maquillez la vérité aux français.

François VAN DE VILLE

Secrétaire Départemental du Mouvement Démocrate du GARD

27 janvier 2012

LE MARCHÉ DE DUPES DE Mr HOLLANDE

TRIBUNE LIBRE

Les 60.000 postes promis dans l’Éducation Nationale : est-ce un  marché de dupes ?

C’est pourtant l’un des thèmes majeurs du candidat Hollande : créer 60.000 postes dans l’Éducation Nationale.

Pour ceux qui se soucient du très difficile équilibre de nos finances, ce fut un beau tollé ! Et de crier que cela ne se ferait pas puisque le budget de la France - mis désormais en étroite surveillance par les grands organismes financiers - ne le permettrait pas. Et, pourtant, dans les 60 propositions de Mr Hollande, ce projet est bien repris. Mieux : il est même complété par l’embauche parallèle de 5.000 fonctionnaires supplémentaires (dans la Justice et les forces de sécurité). Comment est-ce donc possible ?

Mais quand on “épluche” de plus près le projet de Mr Hollande, on s’aperçoit qu’il a mis un stratagème assez astucieux, mais.... parfaitement trompeur : et cela lui a bien été imposé pour les mêmes raisons d’exigence que ci-dessus.

En fait, la fin promise du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ne veut pas dire que tous les fonctionnaires faisant valoir leur droit à le retraite seront tous remplacés, de loin s’en faut : François Hollande a expliqué lui-même que l’État pourra recréer, en cinq ans, ces 65.000 postes.... sans augmenter les effectifs de la fonction publique ! Il a donc en projet de supprimer, chaque année et pendant 5 ans, 13.000 postes de fonctionnaires, soit l’équivalent des 65.000 poste créés par ailleurs.

C’est un tour de passe-passe.

La question, restée sans réponse à ce jour, est de savoir quels services publics vont être sacrifiés sur l’autel de l’incontournable rigueur à laquelle Mr Hollande ne peut échapper. Il y aura nécessairement des lendemains qui déchanteront vite, avec pas mal de grincements de dents.

Marché de dupes, ai-je dit ? Avez-vous un autre terme que celui-là à utiliser ?

François VAN DE VILLE

Secrétaire Départemental du Mouvement Démocrate du GARD

11 janvier 2012

GESTICULATIONS

TRIBUNE LIBRE

Voilà que, soudain, notre Président, après l'avoir vilipendée pendant des années, nous ressort la "Taxe Tobin" et en fait l'un des fleurons de la fin de son quinquennat. Et aussitôt de mobiliser troupes et militants pour couronner de vertus cette taxe qu'il y a peu encore il qualifiait cependant de "stupide".

À défaut d'être candidat, Mr Sarkozy est bien entré en campagne électorale. C'est une évidence.

Ce qui est le plus étonnant, alors que les jours qui restent à l'actuelle législature à l'Assemblée Nationale sont très comptés et que d'autres projet de lois vont nécessiter qu'elle fut saisie aussi pour légiférer avant le printemps prochain (notamment la très controverée "TVA Sociale"), on y fait réserver un créneau - Assemblée plus Sénat, avec les inévitables navettes entre les deux - pour légiférer précisèment sur cette même "Taxe Tobin".

mouvement démocrate,bayrou,politiqueOn se demande quel est l'objectif de ce tout remue-ménage pour voter une loi.... déjà votée il y a plus de 10 ans par les 2 assemblées : proposée en effet par le gouvernement de Lionel Jospin, cette loi fut adoptée définitivement le 13 Décembre 2001, puis ratifiée pour promulgation par le Président de la République, un certain.... Jacques Chirac, qui ne s'est pas trop fait prier pour cela.

Mieux : cette loi figure déjà dans le Code des Impôts (article 235 ter ZD). Et une ordonnance du 15 Juillet 2009 a même fixé à 0,1% le taux maximum des transactions sur devises de plus de 75.000 €.

Seul "hic" : cette loi, votée en 2001, précise qu'elle rentrerait en application dès lors que cette "Taxe Tobin" serait adoptée par les autres gouvernements européens.

Il suffit donc, selon les juristes en droit constitutionnel, que ce seul paragraphe soit supprimé dans le texte de la loi pour être immédiatement applicable sans autre délibération, tout le reste ne relevant que d'ordonnances ou arrêtés d'application quant à ses modalités, notamment en conformité avec le projet européen.

Dans un très bref commentaire paru sur Twitter, j'ai déclaré que "la démarche actuelle n'est que gesticulation".

En fait, quelles arrière-pensées sont cachées derrière cette volonté de faire voter de nouveau par les 2 assemblées, de A à Z, une Loi déjà votées par elles il y a plus de 10 ans alors qu'il suffit de....?

Hormis, peut-être, de tenter de mettre l'opposition dans l'embarras de devoir voter un texte initié par elle sous le gouvernement Jospin, mais présentée aujourd'hui par le candidat Sarkozy.

"Gesticulation" ai-je dit ?

François VAN DE VILLE

Secrétaire Départemental du Mouvement Démocrate du GARD

23 décembre 2011

Mme AUBRY VEUT-ELLE LA VICTOIRE DE Mr HOLLANDE ?

TRIBUNE LIBRE

C’est une question que je me pose depuis quelque temps.

Le simple bon sens voulait que je réfute jusqu’ici cette hypothèse : n’y avait-il pas eu des “primaires” qui, à force de débats très médiatisés, avaient entériné la victoire des thèses de Mr Hollande en dépit de leurs quelques ombres ?

mouvement démocrate,bayrou,politiqueMais, déjà le soir même de l’annonce de la "victoire" de Mr Hollande, chacun avait pu remarquer la distance qu’avait prise aussitôt Mme Aubry - dès quelques photos prises à la hâte - en s’éclipsant au plus vite de la tribune du vainqueur. Et, dès le lendemain matin, à potron minet et pour bien marquer que la “patronne” c’était bien elle et personne d’autre, elle “virait” Mr Harlem Désir du bureau qu’il avait occupé pendant quelques semaines pour remplir les fonctions de secrétaire intérimaire du P.S., lui laissant à peine le temps de récupérer ses documents personnels.

Pour qui connaît bien Mme Aubry - interrogez ses collaborateurs dans les sphères lilloises ! - c’est bien elle et son tempérament de “dame de fer” : elle voulait être élue ; elle ne l’a pas été. Pas question pour elle, et pour autant, de céder d’un pouce sa volonté de dominer le P.S. ! Et ce n’est pas un Hollande qui pourra lui faire de l’ombre dans sa volonté d’hégémonie.

ON CONTINUE LES "PRIMAIRES"

En fait, on croyait donc les “primaires” terminées : ces "primaires" ne faisaient, de par sa volonté, que commencer.

mouvement démocrate,bayrou,politiqueEt, depuis, on constate sans relâche une succession de “petits faits” pour atténuer, voire annihiler, la primauté du candidat investi : on négocie seule un improbable “accord” sur le nucléaire avec les verts sur la base de propositions opposées de celles exposées par le candidat Hollande lors des “primaires” ; un autre accord encore (en échange) sur le nombre de sièges de députés qu’on octroie à ces mêmes verts sans que Mr Hollande ait le moindre mot à dire ; on rend publiques les correspondances de Mr Montebourg sur les scandales qu’émaillent plusieurs fédérations du P.S. ; on égrène deci delà quelques petites phrases bien “senties” pour marquer sa différence avec le candidat Hollande. Plus récemment, Mme Aubry n’empêche pas son “ami” DSK de se rendre en Chine pour y déclamer ses auras sur la gestion de la crise qui mettent Mr Hollande au plus mauvais point par rapport à ses propres positions internationales ; etc....

Je croyais donc, jusqu’ici, être bien seul (ou trop rare) à me poser la question : “Mme Aubry veut-elle la victoire de Mr Hollande”. Je constate que, de plus en plus, nombreux sont les amis du candidat Hollande à se poser désormais la même question, au début avec beaucoup de discrétion, maintenant très ouvertement.

La confusion est totale.

Je relève, dans un hebdomadaire (Valeurs Actuelles du 22/12), que la succession maintenant quasi ininterrompue des accrochages entre Mme Aubry et le candidat Hollande, font que certains des proches de Mr Hollande sont persuadés que Mme Aubry “a déjà fait une croix sur la victoire du P.S. à la présidentielle.... pour se concentrer sur les (seules) législatives”.

Sans vouloir me mêler des embarras du P.S., je ne suis pas loin de partager leur sentiment.

De cette façon, Mme Aubry sera bien la seule “patronne” du P.S. et nul, enfermé dans les ors et embarras du palais présidentiel, ne pourra prédominer sur sa volonté de le rester sur l’appareil du parti. Non mais des fois !

Ainsi va la vie politique.... Édifiant !

François VAN DE VILLE

Secrétaire Départemental du Mouvement Démocrate du GARD

16 décembre 2011

MAJORITÉ DE COURAGE

TRIBUNE LIBRE

Tous ceux qui pensent que le P.S. n’est plus à gauche, tous ceux qui pensent aussi que l’UMP ne répond plus aux enjeux d’aujourd’hui, tous ceux qui pensent et souhaitent que tous les partis - même le FN ! - aient une représentation équilibrée à l’Assemblée Nationale, tous ceux qui veulent rompre avec l’actuel manichéisme et ses archaïsmes, tous ont intérêt à voter François Bayrou en 2012.

mouvement démocrate,bayrou,politiqueJean-François Kahn écrivait le 7 Décembre : “(Bayrou) est le seul vote révolutionnaire, car il est le seul capable à la fois de gagner l’élection présidentielle et de casser l’actuel système binaire”.

François Bayrou, dans sa déclaration de candidature (du 7/12) a introduit l’expression de “majorité de courage”.

UNION NATIONALE

En quoi consiste cette “majorité de courage” ?

Il s’agit, dans la bouche de François Bayrou, de rassembler les citoyens de bonne volonté pour discuter, en toute indépendance, et prendre ensuite les meilleures mesures face à la crise financière, crise que, d’ailleurs, il a déclarée “véritable guerre”. Et, dans son discours, de préciser : “Il est impératif et inéluctable que, pour redresser la France, se forme, ouverte à tous les réformistes d’où qu’ils viennent, une majorité du courage. Seul un Président de la République nouveau, soutenu par le peuple français, libre de ses décisions et de toute dépendance, peut garantir aux Français que les choses vont vraiment changer”.

Il y a des accents gaulliens dans ce discours. Mais aussi du Clémenceau style “sauveur de la Patrie en danger”.

L’idée d’un esprit d’union nationale est d’autant plus prometteuse que l’alternance des majorités d’un camp à l’autre de manière hégémonique n’a jamais réglé les problèmes de la France : en 30 ans, la droite a gouverné pendant 15 ans, et la gauche 15 ans aussi.... Mais la dette, elle, n’a jamais cessé de croître, même pendant les périodes de prospérité économique issue d’une conjoncture mondiale favorable.

La France serait-elle seule à adopter ce genre de gouvernement où toutes les forces politique s’impliqueraient ensemble ?

Non : déjà la Grèce et l’Italie s'y sont engagées, même s’il est regrettable que dans ces deux pays ce rassemblement se soit fait en dehors des urnes. Et aussi l’Allemagne avec Gerhard Schröder : il a fait adopter à un gouvernement d’union un “agenda” pour faire redémarrer son économie. On sait le succès qui en a suivi.

UN PRÉSIDENT NON ISSU D’UN CAMP

Pour initier une telle majorité en France, il faut justement que le Président de la République ne soit pas issu de l’un de deux camps traditionnellement en lice jusqu’ici : ou, forcèment, les élections législatives qui suivraient lui apporteraient une majorité parlementaire partisane au service d’un seul camp, majorité peu soucieuse du seul intérêt général.

Si, au vu de l’évolution des sondages qui hissent désormais François Bayrou vers des scores hier inespérés, il serait en capacité d’atteindre le 2ème tour ; si Mme Le Pen peut y prétendre aussi ; par contre la différence entre ces deux-là est que Mme Le Pen ne sera jamais élue, alors que François Bayrou est en mesure de l’être pour rompre, enfin, l’actuelle bipolarité officielle de la vie politique française.

mouvement démocrate,bayrou,politiqueQuant à François Hollande - quoique déjà élu par anticipation par les médias ! - on voit bien qu’il est prisonnier d’un parti socialiste, lui-même prisonnier d’accords aventureux avec d’autres partis qui ne le sont pas moins. Mr Hollande ne parait plus être le meilleur moyen d’adapter la France à la rudesse des temps.

Quant aux partisans d’une “gauche dure”, ils n’ont aucun intérêt à la victoire du P.S. : sa victoire ferait taire, au sein de la gauche, toute contestation pendant qu’elle gouvernerait. Et quant à l’indispensable clarification qu’elle attend depuis 1983 - quand Mr Mitterrand a renoncé à l’application du programme commun - elle pourrait attendre longtemps encore.

LES RISQUES DE L’ANTISARKOZYSME PRIMAIRE

Quant à Nicolas Sarkozy, il est la victime d’un rejet de sa personnalité - rejet qu’on peut parfois juger outrancier - mais qui l’éloigne d’une réélection de rassemblement, comme il avait voulu y parvenir en 2007 : on connaît son l’échec.

Mais ne nous trompons pas : l’antisarkozysme primaire sert indirectement Nicolas Sarkozy lui-même. Et les excès constatés ici ou là risquent d’avoir un effet boomerang qui pourraient fort bien, au final, le servir. Donc desservir tous les autres candidats quels qu'ils soient, François Bayrou compris.

Ne nous trompons pas, ai-je dit.... Pour développer cette mise en garde, disons que l’antisarkozysme, sous sa forme "primaire", appauvrit le débat politique et le pervertit au point de transformer l’élection présidentielle en une sorte de référendum “pour” ou “contre” Mr Sarkozy. Or, ce qui est important, ce n’est pas l’avenir d’un homme mais l’avenir de la Nation tout entière.

mouvement démocrate,bayrou,politiqueMais, si François Bayrou était élu en 2012, sa volonté étant de fonder une majorité basée ET sur des socialistes modérés ET sur une droite fidèle à ses valeurs humanistes, son élection entraînera immanquablement l’explosion de l’UMP. Mais aussi une clarification fondamentale au sein du P.S..

Mr Mélenchon et Mr Montebourg, exclus de cette majorité, auraient alors le champ libre pour refonder la gauche radicale dont ils rêvent. Et, de son côté, le FN pourrait aussi imaginer une alliance avec l’aile droitière de l’UMP, aile prête, on le sait, à toutes les compromissions.

L’INATTENDU BÉNÉFICE D’UN ISOLEMENT

Sans vouloir réécrire l’Histoire, on peut concevoir que le refus de François Bayrou, en 2007, de choisir entre Mme Royal et Mr Sarkozy, même si cela lui a valu un coûteux isolement, lui permet, aujourd’hui, d’être une troisième force indépendante et de rejeter toute pensée binaire simpliste, celle qui rejette dans sa culture profonde toutes les nuances et les complexités du monde où nous sommes.

Ce qu’il y a aussi de changé chez François Bayrou, par rapport à 2007, c’est, qu’aujourd’hui, il n’hésite plus : il a la mentalité de celui qui VEUT gagner, qui PEUT gagner. Et l’atmosphère qui l’entoure a aussi changé : en 2007, elle était résolument “bayroufuge” ; aujourd’hui François Bayrou attire à lui la classe politique dans toutes ses composantes et ses sensibilités. Il faut dire, qu’en 2007, pas grand monde entendait ni écoutait son discours sur les dangers de la dette : aujourd’hui il est “celui qui a su prévoir”. Çà a changé complètement son image. Et les ralliements ne se comptent plus désormais vers sa personne, y compris ceux issus de camps opposés l’un à l’autre, ou, initialement, à.... François Bayrou lui-même.

La position de François Bayrou est toujours restée cohérente au travers de toutes les (nombreuses) vicissitudes qu’il a du traverser. Depuis plus de 15 ans (son élection en 1994 à la Présidence du C.D.S.) : il n’a pas varié d’un pouce. N’avait-il pas déjà souhaité, alors, la constitution d’un rassemblement allant d'Édouard Balladur à Jacques Delors ?

Cette majorité de rassemblement des français tant souhaitée est, au travers de l’élection espérée de François Bayrou, une chance pour la France dans cette période cruciale de tant de dangers qu’elle traverse aujourd’hui. Elle peut être une nouvelle étape d’une V° République rénovée, voire d’une VI° refondée : n’oublions pas que ce ne sont pas les institutions de la V° République qui ont instauré le bipartisme mais ceux qui ont été appelés à conduire la France sous son égide et qui en ont détourné l’esprit fondateur.

Puisse, François Bayrou, réussir dans cette nécessaire mission. C'est le vœu que de plus de plus de français forment aujourd'hui. Puissent-ils être entendus !

François VAN DE VILLE

Secrétaire Départemental du Mouvement Démocrate du GARD