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mercredi, 17 octobre 2018

L'INQUIÉTANT MONSIEUR MÉLANCHON

TRIBUNE LIBRE

"L'INQUIÉTANT MONSIEUR MÉLANCHON"

de Jean-Michel BRETONNIER

Journaliste

Président de la Commission de l'Information du GGQR

Applaudi par les députés du Rassemblement national, Jean-Luc Mélenchon dénonce une justice aux ordres du pouvoir politique.

Le leader de La France insoumise (LFI) nous inquiète d’abord pour lui-même : il voit le régime cubain si beau qu’il lui attribue, lors d’un discours à l’Assemblée nationale, la paternité d’un vaccin contre le cancer du poumon qui, hélas…. n’existe pas. Il retirera ensuite son affirmation. Il avait parlé un peu vite, sur un sujet pourtant sensible.

Il nous inquiète ensuite pour nous-mêmes, quand il prend ses fantasmes de persécution pour la réalité, en foulant la plus élémentaire vérité, et au mépris de nos institutions et de ceux qui les représentent.

Mélanchon.jpgLe Premier ministre s’est dit, hier devant les députés, choqué par les images de Jean-Luc Mélenchon s’opposant à la perquisition du siège de LFI. Édouard Philippe, dans sa volonté d’afficher en toutes circonstances sa placidité, avait choisi d’user d’une litote. L’attitude du leader des Insoumis, éructant à la face d’un policier, bousculant un procureur, enfonçant la porte d’un local et précipitant ainsi la fin d’une perquisition, dénonçant une justice aux ordres, doutant de notre état de droit, était grotesque, indécente et indigne.

Ces perquisitions étaient, certes, massives et donc impressionnantes, et une intrusion chez soi, même légale, est choquante. Mais toutes les procédures qu’impose la loi ont été en l’occurrence respectées. D’autres locaux de partis, d’autres domiciles de responsables politiques ont été perquisitionnés par le passé. Nous étions et sommes toujours pour autant en démocratie.

Mais M. Mélenchon se prend pour Lula, il s’imagine bientôt emprisonné, comme il le dit lui-même. Sans doute rêve-t-il de se faire libérer des geôles capitalistes par le peuple aux yeux enfin dessillés.

Les outrances de Jean-Luc Mélenchon ont pour but de faire douter de la réalité jusqu’à lui substituer une fiction politique. Comme celle du vaccin cubain.

vendredi, 05 octobre 2018

LES SENTIERS DU RÊVE

TRIBUNE LIBRE

"LES SENTIERS DU RÊVE"

par François VAN DE VILLE

Secrétaire Général du MoDem du GARD

Les français ont perdu confiance.

Les français ont perdu confiance tant dans leurs institutions (d'où leurs questionnements fort nombreux maintenant vers une VI° république, malgré le bilan flatteur d'une V° qui leur a cependant apporté 60 années de paix, mais dont la grande majorité d'entr'eux n'a jamais connu la guerre pour évaluer aujourd'hui les bienfaits de cette paix durement reconquise), les français ont aussi perdu leur confiance dans la politique au travers de celles et ceux qu'ils ont chargé de dessiner leurs propres destins. Mieux : ils ont même perdu confiance en celles et ceux qu'ils se sont choisis voici un peu plus d'un an pour être, au sommet de l'état, leurs guides et les entraîner dans des chemins nouveaux et éloignés des routines stériles où d'autres les avaient conduits précédemment.

Devant cette perte de confiance, me revient en mémoire un texte écrit, il y a plus de vingt ans, par le regretté Alain Peyrefitte, l'auteur ô combien prémonitoire de "Quand la Chine s'éveillera", et qui affirmait dans son analyse du monde de demain qui se dessinait que : "La société de défiance est une société frileuse où la vie commune est un jeu à somme nulle, voire à somme négative : si tu gagnes, moi je perds". Alain Peyrefitte démontrait par là combien cette situation constituait la racine profonde du mal français.

Tout cela, tout ce mal, ressort donc aujourd'hui de ses profondeurs à l'heure où certains évènements récents brisent les rêves où de jeunes nouvellement venus et savamment prometteurs avaient su les séduire et les entraîner dans leurs projets, il y a peu encore.

Du rêve qu'ils avaient su faire partager, il semble qu'on revienne brutalement, par la force des choses, à la simple et dure réalité politique.

Or, à des problèmes politiques, il n'existe pourtant pas de solutions techniques univoques. La réalité est chose complexe et toute politique n'est faite que de clairs-obscurs qu'il nous faut affronter à chaque pas. Et ceci n'est possible que par la recherche des faits dans leur réalité et hors des fantasmes, et ce dans un nécessaire dialogue qui éclairera alors utilement cette recherche salvatrice de vérité.

Ce qui me frappe chez notre Président actuel, outre ses qualités naturelles, c'est son apparente difficulté à assumer l'exercice démocratique : il semble incapable d'accepter le dialogue contradictoire et se remettre en question. Un de ses proches dénonçait récemment l'immodestie de son entourage. Notre Président semble parfois en effet incarner ce qu'il y a de pire dans la gauche, c'est-à-dire son sectarisme éprouvé en toute bonne conscience.

Est-ce l'effet d'une jeunesse toujours prolongée mais encore insuffisamment éprouvée par le temps ?

Et j'en reviens donc à ce rêve initial, celui où il a su entraîner les français il y a un peu plus d'un an. De ce rêve fondateur, en est-il sorti depuis ? J'en doute.

En effet, les dialogues auxquels il se livre avec éclat, y compris dans des bains de foule qu'il semble affectionner particulièrement, même lorsqu'ils peuvent être houleux, sont-ils de vrais dialogues ? Ou seulement de ces dialogues qu'on peut avoir dans nos rêves mais qui ne sont jamais que des monologues dépourvus de réponse ou d'écoute. Est-il sorti de son rêve nourri d'ambitions qu'hier il avait su faire partager ?

Ce sectarisme - puisqu'il faut bien appeler les choses par leur nom - semble être en contradiction avec la perception qu'avaient de lui ses électeurs.

Est-ce pour autant une escroquerie ? Je n'en suis pas convaincu. Je pense que notre Président vit toujours dans son propre rêve nourri de beaucoup d'ambitions généreuses, mais qu'il n'en est pas encore sorti. Il ne s'est pas réveillé et il poursuit toujours ce rêve hormis les contraintes de réalisme qu'entraine pourtant tout usage du pouvoir.

Le réveil risque pourtant d'être éprouvant pour beaucoup. Ce qui a été semé durant ces derniers mois ne portera en effet de fruits qu'après un temps qui paraitra fort long, voire parfois tout-à-fait insupportable face aux légitimes impatiences des français.

Le dialogue non seulement s'imposera alors avec force, mais il devra cesser d'être des monologues rêvassiers éloignés des problèmes centraux de la politique à venir. Ceux-ci ne sont pas encore tous connus, mais ils tourneront sans doute autour de notre rapport à la souveraineté, à la technocratie, aux nouvelles frontières de la science et de la technologie, à la préservation de nos cultures et de nos environnements baignés de notre très longue et riche Histoire.

Au-delà des horizons politiques hérités du passé, les français ne se reconnaîtront donc que dans un monde où primera l'émancipation et l'épanouissement de l'être humain, sans discrimination aucune. Cela nous éloignera vraisemblablement hors des sentiers du rêve.

vendredi, 14 septembre 2018

SOUTIEN ET EXIGENCE

Une interview de François BAYROU dans le Figaro du 13 Septembre 2018

LE FIGARO - Marc Fesneau, candidat MoDem pour le perchoir, a obtenu 86 voix. Soit le double des voix du groupe MoDem à l'Assemblée. Comment analysez-vous ce vote ?

François BAYROU. - C'est un magnifique score qui traduit une estime personnelle pour Marc Fesneau et qui valide une démarche politique. Cela montre que loyauté et indépendance peuvent marcher de pair. Quand le groupe MoDem à l'Assemblée a décidé à l'unanimité de présenter la candidature de Marc, tous les messages reçus traduisaient une attente: que dans la majorité des voix libres puissent se faire entendre, pour que soit retrouvé l'élan du projet initial porté par Emmanuel Macron.

 Jean-Louis Bourlanges a dénoncé le manque de considération de LaREM ? Le formuleriez-vous de la même manière ?

Cette exigence de respect, de travail réellement partagé, elle ne peut pas être discutée. Le groupe MoDem a été, est et sera d'une parfaite loyauté à l'intérieur de la majorité, mais aujourd'hui, comme beaucoup de Français qui ont voté Emmanuel Macron en 2017, le MoDem a le souci et la volonté de retrouver la promesse de l'élection présidentielle. D'une part l'énergie et l'optimisme pour changer ce qui doit l'être, y compris les pratiques politiques ; d'autre part l'engagement d'inventer un modèle de société qui soit «en même temps» réaliste et généreux. Les derniers mois, cette promesse a paru s'éloigner: on a eu le sentiment que la nécessaire exigence gestionnaire effaçait le besoin d'un horizon et d'un sens pour l'action.

 Comment l'expliquez-vous ?

Beaucoup de politiques vivent dans l'idée que l'élection d'Emmanuel Macron a été un accident et attendent impatiemment qu'on en revienne au passé. Je pense exactement le contraire. L'élection d'Emmanuel Macron a été un moment historique, en ce sens qu'elle a révélé l'attente profonde, souvent inexprimée, d'un pays qui ne se retrouvait plus, ni dans le modèle politique ni dans le modèle de société qu'on lui proposait.

 Un an après l'élection présidentielle, êtes-vous déçu par Emmanuel Macron ?

Quel naïf pouvait croire que les choses seraient faciles ? En tout cas, pas moi ! Mais je ne perds jamais de vue, pas une seule seconde, que cet homme jeune élu par temps d'orage, et que nous avons aidé à faire élire, est la seule chance pour que le modèle politique français ne dérive pas vers un pays définitivement fracturé.

 Comment définissez-vous le rôle du MoDem alors ?

Soutien et exigence.
 
Avez-vous l'impression que votre parti pèse et est entendu par l'exécutif et LaREM ?

Nous serons entendus, mais non pas en raison d'accords d'appareils, mais uniquement parce que nous disons et dirons des choses fortes et justes. C'est ainsi que nous lutterons contre le sentiment de décrochage chez les Français. Rien n'est plus important pour moi que de voir le président retrouver avec les Français l'élan du printemps 2017. Cet élan, ce n'était pas une fausse promesse! C'était le fond de sa nature, telle que je la perçois: libre face à l'univers technocratique et aux lobbys, un homme qui ne veut pas baisser les bras.

 Pourquoi ne perçoit-on plus cet élan ?

Les Français ne voient plus bien où conduisent les réformes qui sont successivement proposées. Or il ne s'agit pas de traiter des dossiers les uns après les autres, mais de construire une société et de retrouver un pays. Il existe une exception heureuse: la politique de l'Education nationale. Là, on voit où l'on va, et les Français adhèrent. J'espère et je crois qu'il peut en être de même pour la lutte contre la pauvreté. Mais dans le nombre de ces réformes, la responsabilité précise du président de la République est de donner une ligne directrice, de dire ce qui relie les décisions qui sont prises, d'expliquer le fil conducteur.

 Mais l'Affaire Benalla a mis en lumière un exercice du pouvoir très solitaire…

Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir avec des équipes qui n'avaient pas l'expérience de grandes responsabilités exécutives et sans l'organisation rodée à ce type de responsabilités. Il se trouve qu'il a voulu en plus, dans les équipes qui l'entourent, une mixité d'âge, une mixité de classes sociales, une mixité culturelle. Il arrive que dans ces chaînes de responsabilité, la malchance fasse qu'il y ait un maillon qui claque. Un jeune homme de 26 ans, nimbé de l'aura de l'Élysée, a cru qu'il pouvait se moquer des règles et des usages. Les glissières de sécurité que doit comporter tout pouvoir n'ont pas fonctionné. Vous comprenez pourquoi je me suis toujours battu pour des contre-pouvoirs. C'est la raison pour laquelle je défends un Parlement de plein exercice, respecté, mieux équilibré qui exerce sa mission de contrôle vis-à-vis de l'exécutif. Il fait son travail, c'est pourquoi je n'approuve pas par exemple les attaques contre le Sénat.
 
Certains reprochent pourtant à LaREM une volonté hégémonique sur la vie politique.

Croire que l'on peut être hégémonique dans un monde aussi complexe et instable que celui dans lequel nous vivons, ce serait une stupidité et une très grande naïveté. On a au contraire besoin d'élargir la base sur laquelle on s'appuie, et pas de la restreindre. On a besoin d'écouter, pas de faire taire. Tout pouvoir doit trouver des partenaires, une base qui fait confiance, et face à lui des corps de contrôle.

 Gérard Collomb a jugé nécessaire de faire preuve de plus «humilité». Vous aussi ?

Il a traduit avec ses mots un sentiment dont vous voyez qu'il est proche du mien.

 Richard Ferrand, président de l'Assemblée, a laissé entendre qu'il ne démissionnerait pas s'il était mis en examen. N'est-ce pas perdre de vue une des promesses du macronisme ?

Il y a deux éléments à prendre en compte: bien sûr une mise en examen n'est pas une condamnation, et ce serait manquer aux principes que de la regarder comme telle. Mais nous vivons dans une démocratie d'opinion qui met en péril, dans une situation comme celle-là, l'exercice serein des responsabilités.

 Voudriez-vous réintégrer le gouvernement ?

Nullement.

 Et devenir premier ministre ?

Pour moi, c'est clair: la logique des institutions, l'acquisition progressive de l'expérience de gouvernement, tout cela conduit à ce que le premier ministre dure cinq ans. On a bien vu avec les gouvernements précédents que les changements fréquents étaient un signe de faiblesse.

 Le MoDem compte-t-il présenter une liste aux européennes ?

Pour moi, l'enjeu impose de rassembler ! Nous devons construire une liste unique avec LaREM à condition que nous nous mettions d'accord précisément sur les grands choix et sur le profil des candidats. Cela impose un vrai travail en commun.

 Le MoDem demanderait-il la tête de liste ?

Non. Quand on aura fait ce travail, il faudra trouver la meilleure ou le meilleur pour être figure de proue, sans distinction d'étiquettes.

 Cette liste pourrait-elle intégrer les juppéistes ?

Plus on rassemble, et mieux c'est ! Surtout avec des sensibilités dont on est proche. Cela permet de garder une cohérence d'ensemble. Mais surtout, il nous faut inventer une démarche qui enfin inclue les peuples citoyens dans le projet ! J'ai d'ailleurs beaucoup aimé l'expression d'Emmanuel Macron «le retour des peuples». Au long des dernières décennies, le peuple des citoyens a eu le sentiment que le pouvoir était tenu en lisière par des prétendues élites. Les peuples ne sont naturellement ni racistes, ni xénophobes, ni stupides. Simplement ils demandent à comprendre où on va.

 Ça explique pour vous cette montée des «populismes» partout en Europe face aux «progressistes» ? 

Le «populisme», je n'aime pas cette expression. Je ne leur concède pas le peuple. Il y a un clivage qui dit la vérité de ces choix: c'est le clivage «démocrates» contre «démagogues». Et je suis d'accord avec ce qu'a dit Edouard Philippe: pour la première fois la question de l'Europe, ce sera «to be or not to be».

 Emmanuel Macron installe un duel avec Viktor Orban et Matteo Salvini. C'est la bonne stratégie, selon vous ?

Orban, Salvini et ceux qui les suivent, il faut voir ce qu'ils sont: ils sont une trahison de nos raisons de vivre, ils sont la négation de la civilisation européenne. Pour gagner des voix, ils ont décidé de franchir les limites fixées depuis la guerre par tous les responsables européens, eux qui avaient fait l'expérience mortelle de la haine envers celui que ne vous ressemble pas.

 Vous auriez voté la procédure du Parlement européen contre la Hongrie ?

Oui, naturellement. Profaner ce que nous avons en commun mérite lutte et mobilisation.

 Macron n'a pas dit où siégeraient les députés européens de LaREM. Pouvez-vous siéger dans un même groupe ?

Je me suis toujours battu pour que le centre européen se rassemble et se structure, sur des valeurs de démocratie et de justice. Nous avons vocation à nous rassembler pour travailler ensemble.

 Emmanuel Macron n'est-il pas plus isolé qu'il y a un an sur la scène européenne ?

Pour tout le monde en Europe, l'élection d'Emmanuel Macron a marqué le retour de la France. Quand on porte un projet, si ce projet est juste et fort, on n'est jamais seul.

vendredi, 04 mai 2018

NÎMES OLYMPIQUE en L 1 de foot !

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Tous les gardois se réjouissent de la remontée en Ligue 1 du Nîmes Olympique après 25 années d'absence. Belles perspectives en vue pour tous ! BRAVO !

jeudi, 19 avril 2018

L'INTERVENTION de la FRANCE en SYRIE

COMMUNIQUÉ de PRESSE

Le 07 Avril 2018, des attaques chimiques ont été perpétrées contre la population à Douma en Syrie.

Il était de la responsabilité de la France d’agir. C’est dans le cadre onusien autorisant la protection des populations victimes d’armes chimiques que trois membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU, dont la France, sont intervenus suite à la violation par le régime Syrien, pourtant signataire en 2013 de la Convention pour l’interdiction des armes chimique. Cette intervention s’est limitée à la destruction de cibles strictement militaires.

Le Premier Ministre a réaffirmé au Groupe Parlementaire du  "MoDem et apparentés" que la priorité de la France était de permettre l’émergence d’une solution politique durable au conflit qui déstabilise la région depuis trop longtemps et qui a causé la mort de près de 500.000 personnes, tout en veillant à la protection des populations civiles.

Le MoDem du Gard soutient pleinement ses Députés - dont le Député Gardois Philippe Berta - qui se tiendront aux côtés du Président de la République dans sa volonté d’accompagner les acteurs de la région à retrouver le chemin de la négociation, et surtout de la paix mais également en ne laissant pas impunie l’utilisation d’armes chimiques.

Le Président du MoDem du Gard
Stéphane CARDÈNES
  Le Délégué Départemental
Bernard Bon

jeudi, 05 avril 2018

MACRON / BAYROU : La proportionnelle à 15% ?

TRIBUNE LIBRE

Ce qu'il y a de rassurant au MoDem, c'est l'émergence que l'on observe aujourd'hui - et plus qu'intéressante - de nouvelles têtes qui, peu à peu, infléchissent le mouvement, à la fois dans une certaine fidélité à la ligne Bayrou, mais le sortent du piège où celui-ci l'avait involontairement placé par des choix parfois mal maîtrisés (ou souvent incompris) et qui avaient fini par marginaliser le mouvement.

Ce glissement est bienvenu : Bayrou, quelle que soit l'amitié et l'estime que nous lui portons, s'éloigne doucement des horizons où sa très longue expérience l'avait placé. Il a écrit de belles et grandes pages de l'histoire de notre famille politique, mais, comme pour tous les beaux livres, il est des pages qu'il faut savoir tourner, sans oublier pour autant celles qui ont été écrites précédemment.

C'est ce moment-là qu'on est en train de vivre. Bayrou est de moins en moins écouté (on le constate !), mais d'autres voix s'élèvent au MoDem avec brio : je ne doute pas qu'elles prendront le relais et sauront maintenir le cap de notre fidélité à nos idéaux.

François VAN DE VILLE

vendredi, 30 mars 2018

L'ÉCOLE DE L'ADN fête ses 20 ans

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L'École de l'ADN - fondée à NÎMES par le Pr Philippe BERTA, généticien de réputation internationale et qui a répandu son concept non seulement en France mais aussi dans de nombreux pays étrangers (et actuellement aussi Député MoDem du Gard) - fête aujourd'hui ses 20 ans en présence de nombreuses personnalités du monde de la biologie, de la biotechnologie et, notamment aussi, de la recherche en maladies génétiques comme en criminalistique.

Le MoDem du GARD (dont le Pr BERTA fut aussi son Président) s'associe à cet événement et est fier de féliciter l'équipe qui anime aujourd'hui cette école et son fondateur.

mardi, 27 mars 2018

COMMUNIQUÉ du Président et du Délégué Départementaux

Nous voulons ici exprimer notre profonde peine et notre soutien aux 4 familles endeuillées ainsi qu’aux personnes blessées ce vendredi à Carcassonne et à Trèbes.


Le fanatisme ou la folie aveugle a de nouveau frappé en son sein notre Nation et cela nous ne pouvons nous y résoudre, ni même nous y habituer.


Au travers du sacrifice du Colonel Arnaud Beltrame, c’est une part de nous-même qui est atteinte. Par cet acte d’héroïsme, ce Colonel nous impose humilité, reconnaissance et engagement.


Son geste nous oblige à nous dépasser dans notre engagement pour que nous parvenions à éradiquer ce fléau et c’est l’appel que nous lançons à nos adhérents et sympathisants afin que nous redoublions dans nos efforts pour venir en appui en tant que force de proposition au travers de notre groupe parlementaire "MoDem et Apparentés". Notre Député gardois, Mr Philippe Berta, nous épaulera dans cette démarche.


Un groupe de travail sera prochainement mis en place par notre Mouvement Départemental et dont les modalités vous seront communiquées : il sera ouvert à l’ensemble des volontaires qui se manifesteront par mail à l’adresse suivante : lesdemocratesdugard@gmail.com, ou par téléphone au : 06 60 37 56 87.

Stéphane CARDÈNES, Président du MoDem GARD

Bernard BON, Délégué du  MoDem GARD

jeudi, 15 mars 2018

80 Km/H : L'ARNAQUE !

TRIBUNE LIBRE

80 Km/H : L'ARNAQUE !

Politique, Mouvement Démocrate, BayrouOn peut s’étonner qu’une mesure limitant, à partir du 1er Juillet prochain, la vitesse à 80 Km/H sur toutes nos routes (hormis les autoroutes) soulève un tel émoi : ne répond-elle pas pourtant aux meilleures intentions du monde, à savoir de réduire le nombre de décès dus à la circulation qui, même s’ils sont en baisse constante depuis plusieurs années, sont toujours trop élevés ? Même si l’on pouvait ne sauver qu’une seule vie, cela se justifierait déjà largement.

Hélas, une grande majorité d’usagers de la route reste très sceptique sur la portée réelle de cette mesure. Et on peut les comprendre.

Le gouvernement lui-même aide peu pour convaincre les contestataires : on nous dit que des tests ont eu lieu sur des zones « accidentogènes ». Mais on entoure aussitôt leurs résultats d’un silence total : curieux ! Mais, comme tout finit par se savoir, on découvre « sous le tapis » que ces tests sont très loin d’être probants : pire, ils sont plus que décevants pour convaincre les sceptiques par rapport aux gênes nouvelles des contraintes imposées lors de ces essais.

Mais, comme nos gouvernants actuels ne veulent pas faillir à leur réputation de vouloir « tout changer », (il y a des « images de marque » à préserver à tout prix !) on s’est dirigé vers les solutions les moins coûteuses. Mieux vers celles susceptibles qui peuvent ramener quelques recettes supplémentaires par le biais de contraventions qui, elles, ne cessent d’augmenter, contrairement au nombre de morts à déplorer sur nos routes.

En vérité, on prend le problème  à l’envers : ce n’est pas nouveau.

Le parc automobile en France :
• ce parc était, il y a 40 ans, de l’ordre de 20 millions de véhicules. En 2017, il a presque doublé : près de 40 millions, dont près de 83% de véhicules particuliers. Mais alors que la circulation automobile a augmenté de ±80 %, le nombre de tués, lui, a été divisé par 2. Il n’y a aucune relation entre, d’une part, le développement du nombre de véhicules en circulation et, d’autre part, le nombre d’accidents : le rapport est même totalement inverse.

La cause des accidents mortels :
• vu  d’un cadre général, un rapport officiel récemment publié, dit : « Les causes profondes des accidents sont dues au temps du trajet domicile<>travail et aux routes empruntées » pour s’y rendre. De la vitesse, il n’en est pas question du tout.

Mais examinons cependant quelques autres chiffres.

Les rapports établissent que 50% des accidents mortels sont dus aux infrastructures, dont :
• 40% aux virages mal dessinés
• 30% aux obstacles sur accotements
• 19% aux carrefours non giratoires
• 6% aux accès des riverains ou centres commerciaux non aménagés

Pour les autres causes de mortalité, on cite encore l’alcool (28%), la distraction au volant (18%), la fatigue (9%), et autres usages de stupéfiants. De la vitesse (classée à 26% seulement de ces « autres causes » de mortalité), on constate donc qu’elle reste bien loin derrière toutes les autres citées précédemment.
Non pas que la vitesse soit négligeable pour autant, mais de-là à en faire la cause principale de mortalité, c’est vraiment se moquer du monde.

Pour sourire un peu dans ce constat très technique, je relève que le premier accident automobile a eu lieu vers  l’année 1770 : la vitesse incriminée de ce « bolide » (mis en cause par cet accident devenu « historique ») était, au moment du heurt fatal, de 4 Km/H ! Beaucoup plus tard, fin du 18° siècle, on n’hésitait pas à accuser la circulation de véhicules hippomobiles en cause des nombreux accidents croissants ou par chocs entr’eux, ou avec des passants ou autres montures cavalières. Plus tard encore, à la fin du 19° siècle, lorsque sont apparus les premiers véhicules automobiles plus « modernes » et prometteurs d’autres performances, on a salué aussitôt le « grand progrès » de ces nouveaux moyens de locomotion qui, roulant un peu plus vite que les précédents, mettaient désormais leurs passagers à l’abri des agresseurs (ou autres égorgeurs ou détrousseurs) pour qui l’absence de vitesse les exposait alors à la portée tous qui pouvaient facilement monter à bord des véhicules pour commettre leurs méfaits  quand ceux-ci cheminaient tranquillement. La « vitesse » était donc devenue soudain, pour nos grands parents, source de progrès et de sécurité pour les usagers de nos routes, en ville comme en campagne ! Les temps ont bien changé depuis. Les vitesses atteintes aussi.

Revenons-en donc aux causes réelles des décès actuels sur les routes.

Largement en tête de ceux-ci, on trouve d’abord les « infrastructures » de nos routes. Il est vrai que depuis l’époque des calèches ou autres diligences, le développement du nombre de véhicules maintenant en circulation (qui a notamment doublé depuis 40 ans) et leurs performances, les normes de conception de nos routes, que ce soit en zone rurale ou en milieu urbain, a peu changé depuis plus d’un siècle :  • la largeur des voies sont restées approximativement les mêmes qu’à la « belle époque », le croisement des véhicules (ou grands gabarits) roulant en sens opposés impose qu’ils se frôlent souvent de trop près, le doublement des véhicules plus lents (poids lourds, cars, véhicules agricoles) par ceux plus légers qui ne peuvent les suivre longuement sans devoir les doubler, relèvent de paris toujours audacieux • la conception des carrefours et autres raccordements de voies secondaires sur celles principales est restée très « classique » et sans trop se soucier de la nécessaire visibilité pour s’y glisser en toute sécurité • nombre de greffes pour l’accès aux zones d’activité se sont multipliées au long de nos routes sans trop se soucier davantage des moyens d’y accéder ou d‘en sortir. On pourrait ici multiplier les exemples.

Bref, nos nationales ou départementales sont conçues avec soin et même parfois avec un certain talent, sauf celui de pouvoir y accueillir les nouveaux moyens de circulation, faire face à leur nombre accru qui ne sont plus les mêmes que jadis. Et pourtant pas grand chose a changé depuis, sauf l’apparition d’innombrables panneaux d’interdictions les plus diverses et variées qui se multiplient à un rythme effréné et… les radars pour assurer de nouvelles et confortables recettes à l’état propriétaire.

Je passerai aussi sous silence l’entretien des routes en général : il est devenu le parent pauvre des budgets chargés de les entretenir et, le plus souvent, le moyen d’ajustement de ceux-ci quand il faut faire place à d’autres priorités. Je n’évoquerai pas pour exemple les innombrables « nids de poule », les accotements mal entretenus, les « gendarmes couchés » à des emplacements souvent inadaptés, etc… : on pourrait croire, si j’allongeais trop la liste, que je voudrais dresser ici un tableau apocalyptique de l’état de nos routes. Mais cependant on ne peut le taire tout-à-fait.

Voilà pour les causes les plus fréquentes d’accidents mortels : et la vitesse n’y occupe toujours, il faut honnêtement le constater, qu’une très modeste place.

Pour preuve encore de ce faux débat, si la vitesse était en cause de la plupart des accidents, nos autoroutes – où on y roule généralement à 130 Km/H – seraient de véritables hécatombes. Or celles-ci qui accueillent en France ±15% des kilomètres parcourus, le nombre de tués n’y est que de 4%. La vitesse tue ?

Autre preuve encore que j’ai recueillie récemment : chacun sait que le département du Nord, véritable carrefour européen dont la circulation est l’une des plus denses d’Europe (liaison obligée entre le Sud, l’Ouest, la péninsule ibérique, Paris avec la Grande Bretagne, le Benelux, le port d’Anvers – premier port d’Europe – les régions Nord de l’Allemagne et les pays scandinaves), ce département du Nord est celui où le maillage autoroutier est l’un des plus denses de France (et de surcroît, il est entièrement gratuit d’accès !). Ce département vient de publier la statistique suivante : on y roule presque partout sur les grands axes routiers à 110 Km/H. Il y avait, il y a 40 ans (en 1978) 316 tués de la route et, aujourd’hui (en 2017), on n’y dénombre que 64 accidents mortels, soit ±80% de baisse. La vitesse tue ?

Trop de constatations, toutes aussi convergentes les unes que les autres, prouvent que la vitesse n’est pas la principale cause du taux d’accidentologie routière. C’est un mensonge éhonté que de prétendre le contraire.

Ceci ne veut pas dire pour autant qu’il faut rester les bras croisés : diminuer un peu plus encore ce taux d’accidentologie est une nécessité, voire devenir une priorité nationale. Mais l’effort ne consiste pas de se trouver les moyens de dresser plus de contraventions mais d’adapter prioritairement notre réseau routier aux nouvelles exigences qu’exige notre siècle en plein développement. L’écologie bien pensée, c’est aussi cela.

Il est parfaitement idiot d’imposer, depuis des bureaux parisiens, une vitesse universelle pour toutes les routes de France, quelle que soit la typologie des terrains qu’elles desservent. On fait aujourd’hui la même erreur que François Mitterrand imposant pour toutes les entreprises de France les 35 heures, même là où cette mesure désorganisait les services nécessaires, hôpitaux compris. On sait la suite dont on paye encore aujourd’hui les graves conséquences.

Revenons à la raison. Oui, il existe en France nombre de routes où la vitesse souhaitable ne doit pas dépasser les 80 Km/H, certaines même encore en dessous dans certaines zones rendues difficiles par leur configuration. Mais il n’appartient pas aux ministères parisiens d’en décider uniformément : seuls les pratiquants du terrain, ceux qui parcourent journellement leur région et la connaissent parfaitement, peuvent déterminer là où les 80 Km/H s’imposent, mais surtout détecter les améliorations à apporter à nos infrastructures routières. Il faut ouvrir les yeux. Oui il faut faire de ce vaste chantier une priorité nationale pour sauver d’autres vies.

Tout le reste n’est que beaux discours (même si empreints de volonté ou de sincérité), poudre aux yeux et véritables arnaques potentielles.

Un peu plus de réalisme courageux, s'il vous plait, dans les décisions à prendre, même si celles-ci vont parfois à contre-courant des opinions populistes : voilà ce dont la France a grand besoin aujourd’hui.

                                                  François VAN DE VILLE
                                                          Nîmes

samedi, 24 février 2018

ADESSIAS, Mr AUBANEL

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     Le manadier, Mr Pierre AUBANEL, le passionné de la Camargue, descendant de l'illustre famille du Marquis Folco de Baroncelli, fondateur historique de la "Nacion Gardiano", s'en est allé subitement.

    Le hasard m'a permis de côtoyer un certain temps Mr AUBANEL. Et c'est parce que j'ai gardé de lui un vif souvenir de cette période que j'ai de la peine de le voir partir aujourd'hui.

    Nous étions en 2004. Le Conseil Régional Languedoc-Roussillon, présidé jusque là par Mr Jacques BLANC, devait renouveler ses instances. Je faisais alors partie du bureau de l'UDF du GARD, présidée par mon ami Yvan LACHAUD. Celui-ci était très proche aussi du Président BLANC et il ne voulait pas se présenter contre lui sur une liste concurrente UDF. Il s'est donc mis en retrait volontaire de la campagne électorale UDF qui débutait.

    Je fus donc, alors, sollicité par François BAYROU de conduire pour le GARD, à la la place d'Yvan LACHAUD, la liste UDF, en compagnie - parité oblige - de notre (autre très regrettée amie) Mme Ariane FOURNIER, décédée plus récemment aussi.

    Tous deux, Ariane et moi (et quelques amis proches de l'UDF, dont Corinne PONCE CASANOVA et Philippe BERTA), nous avions eu la charge de constituer une liste UDF pour le GARD. C'est alors qu'Ariane a proposé à Mr Pierre AUBANEL, qu'elle connaissait fort bien puisque tous deux habitaient le même territoire camarguais, de figurer sur notre liste. Mr AUBANEL a accepté spontanément notre proposition.

    Dès nos premières rencontres, Mr AUBANEL m'est apparu être une figure qu'on ne pouvait oublier de par la vivacité de son regard, le charme de sa conversation agrémentée de nombreuses images qu'il y amenait avec talent. J'ai de suite compris qu'il n'avait aucune ambition politique particulière mais souhaitait pouvoir défendre, à travers son engagement à nos côtés, la Camargue et ses traditions, et aborder aussi le problème récurrent de ses inondations ravageuses.

    Mr AUBANEL fut présent à nos côtés à de nombreuses réunions. Mais j'ai surtout gardé le souvenir d'une soirée de travail à laquelle il nous a proposé qu'elle se déroule chez lui autour d'une table. Cette soirée, agrémentée d'un généreux repas, est restée chez moi un souvenir que je n'oublierai jamais. Le charme de cette maison au milieu de ces vastes étendues, cette odeur du feu de bois dans la cheminée, la chaleur ambiante animée de nos conversations, voilà le souvenir que je garderai toujours de Mr AUBANEL.

    Hélas, nos efforts ne furent pas couronnés de succès : tant la liste du Président sortant - Mr Jacques BLANC - que nos listes départementales UDF furent toutes balayées par la tempête d'un concurrent "rose" (couleur devenue momentanément à la mode), Mr Georges FRÊCHE, lequel succéda ainsi à Mr BLANC.

    Ainsi va le destin. Adieu Mr AUBANEL. Un grand merci pour votre accueil et la luminosité de votre regard. Adessias.

    François VAN DE VILLE