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samedi, 04 mars 2017

ASSASSINAT ? ou SUICIDE ?

Je crois que l'affaire "Pénélope" n'est plus, peut-être en raison de ses contours incertains, d'actualité majeure dans l'opinion.

L'élément nouveau est celui de l'annonce faite, non pas par la Justice (qui ne s'est pas encore prononcée) mais par Mr Fillon lui-même, à l'issue de l'étrange dramaturgie de ce dernier mercredi matin, qu'il serait mis en examen le 15 Mars. Or chacun a en mémoire la déclaration de Mr Fillon du 26 Janvier face aux français (JT de TF1) que si "(son) honneur serait mis en cause, comme par exemple une mise en examen", il ne pourrait pas maintenir sa candidature. Cette déclaration a pris à leurs yeux, comme à ceux de ses proches ou ses soutiens, valeur d'engagement.

Or c'est la 1ère fois qu'hier, alors que Mr Fillon était de passage à Nîmes, j'ai entendu prononcer dans des conversations rencontrées au hasard de mes pas le mot "parjure" en raison de cette déclaration qui contredit en effet cet engagement de fait. Et la vague balayant toutes les espérances n'a pas tardé à suivre telle un tsunami.

Au-delà de l'usage de mots très discutables visant magistrats, policiers, enquêteurs et la Justice en général sans aucun discernement, semblable déclaration disqualifie en effet tout candidat à la magistrature suprême.

Je le regrette pour l'homme et pour son engagement courageux, mais le terme de "parjure" qui est maintenant dans la bouche des français le disqualifie sans appel de la fonction présidentielle.

Le simple réalisme oblige à tourner désormais les yeux vers d'autres solutions : c'est le meilleur soutien que l'on puisse désormais apporter à l'homme blessé par ses propres égarements, mais aussi c'est le meilleur service qu'on puisse rendre à la France et à l'alternance qu'on attend depuis 10 ans, suite à bien d'autres égarements dont nous avons tous été témoins et victimes, et qui désespèrent profondément les français.

Il est devenu urgent de rendre espoir à la France et aux français.

 François VAN DE VILLE

Secrétaire Général du MoDem du GARD

jeudi, 08 janvier 2015

LE CRIME CONTRE LA LIBERTÉ D'EXPRESSION

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mardi, 23 septembre 2014

APPEL À UNE RÉACTION CIVIQUE D'URGENCE

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    Le hasard du calendrier fait que, dans les semaines qui suivent, les familles du centre se recomposent.

    Dans un mois, les familles de l'UDI auront fait le choix de désigner, en leur sein, un successeur à Jean-Louis BORLOO. Nul doute que ce choix aura un effet d'impulsions nouvelles sur les grandes orientations qu'entendent faire entendre leurs adhérents.

    Peu de semaines après (fin Novembre), toutes les fédérations départementales du MODEM sont appelées à renouveler leurs propres instances locales (Président, Conseil Départemental) pour un nouveau départ à la veille d'échéances nouvelles (cantonales, régionales) qui s'approchent et face auxquelles leurs adhérents devront s'engager et fixer aussi leurs orientations.

    Que ce soit à l'UDI, ou au MODEM, mobilisés l'un comme l'autre vers cette volonté de rassemblement marquée par la fondation, il y a près d'un an, de "l'Alternative UDI*MODEM", scellée conjointement par Jean-Louis Borloo et François Bayrou, rassemblement qu'exige aujourd'hui, plus que jamais, la situation de la France entraînée dans la spirale stérile du bipolarisme ravageur UMP/PS et nous expose désormais à tous les dangers, dont celui des dérives extrémistes, cette fondation marque d'une manière forte que tout parti unique de la droite et du centre ne serait qu'une illusion.

    Être responsable, c'est prendre ses responsabilités. Chaque adhérent, que ce soit à l'UDI ou au MODEM, est face à elles. La somme des intérêts particuliers n'a jamais fait l'intérêt général. Il faut que le centre s'assume pleinement, C'est la condition pour que notre pays retrouve enfin un cap, une espérance et des perpectives. Le temps du "chacun pour soi" n'est plus d'actualité. Il est urgent d'agir et cette urgence appelle une réaction civique

    UDI et MODEM ont décidé de prendre leurs responsabilités. UDI et MODEM doivent, ensemble, être les acteurs centraux de la reconstruction intellectuelle et politique dont la France a besoin. Tous deux partagent, historiquement, les mêmes valeurs. C'est une chance pour la France, chance qu'il faut saisir. Si le centre qu'ils incarnent tous les deux veut dire quelque chose pour tracer une autre voie libératrice de notre pays, il faut qu'ils le disent ensemble avec force. Les dirigeants, à quelque niveau de responsabilité soient-ils et auxquels nous lierons nos destinées ne peuvent pas être des dirigeants qui divisent : ils contribueraient alors à l'affaiblissement du destin de la France, de nos régions ou de nos autres collectivités territoriales.

    Chacun, que ce soit à l'UDI, ou au MODEM, dans le respect mutuel de notre liberté, nous savons que nous ne changerons pas la France seuls.

    Pour cette raison, le MODEM du GARD affirme ici sa volonté d'œuvrer à la reconstruction de notre pays et de nos collectivités. Il y prendra toute sa part de responsabilités et ce dans cet esprit de rassemblement des familles du centre.

vendredi, 31 janvier 2014

VERS UNE EUROPE FÉDÉRALE

(sur une idée de Laurent Couraudon)

Quel soulagement de voir que l’ALDE ("Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l’Europe") s’est finalement rangée derrière son Président, Guy Verhofstadt, ancien Premier Ministre belge, pour les Européennes !

mouvement démocrate,bayrou,politiqueOn aurait pu craindre en effet que le Modem louche un peu trop sur un candidat plus facile à vendre à son partenaire, l’UDI : heureusement il n’en a rien été. Il reste maintenant à faire corps avec les idées de Guy Verhofstadt. Ce qui n’est pas gagné tant le pusillanime “politiquement correct” reste puissant et omniprésent. Et pourtant Guy Verhofstadt se tient exactement là où il faut être pour faire gagner l’Europe.

L’Europe s’est montrée jusqu'ici incapable de gérer correctement la crise : trop peu et trop tard. L’Europe reste non démocratique et sort fragmentée d’une crise qui n’a pas su lui redonner le sens de ses valeurs pourtant les plus profondes. L’égoïsme court-termiste reste encore le premier moteur de l’Europe, et donc son pire ennemi.

Peu osent le clamer avec autant d’énergie que Guy Verhostadt. Beaucoup ont peur que de telles critiques fassent le lit des souverainetistes. Et bien non ! Si l’Europe n’a pas le courage de prendre la mesure de ses faiblesses, l’Europe restera incapable de se corriger et de se ressaisir. Si l’on reste silencieux sur les raisons des échecs, on laisse au contraire la porte ouverte à des conclusions beaucoup plus simplistes, beaucoup plus populistes, à des conclusions qui ne sentent pas très bon et nous renvoient que trop à l’Europe de l’entre-deux guerres, à une Europe qui s’oublie terriblement à chaque fois qu’elle a vraiment peur.

Guy Verhofstadt est aussi un fédéraliste sans complexe, et il est grand temps de l’être si on veut sortir de cette gouvernance intergouvernementale qui paralyse la première puissance économique et commerciale mondiale. Quel pays, quelle entreprise, quelle organisation résisterait à une gouvernance si peu efficace ? Il n’est plus temps de faire des grands ronds dans l’eau en se gargarisant de belles histoires sur une Europe "bisounours" qui insulte tant de millions d’Européens qui ont souffert et souffrent encore des tares de cette Europe mensongère qui, depuis trop longtemps, ne cesse de faire semblant. Il est grand temps de donner du pouvoir à un gouvernement fédéral, sans doute ramassé sur la seule Eurozone, sur les seuls domaines de compétence que l’on aura choisis, mais qui sera pleinement responsable et donc aussi redevable.

Pour ce faire, ce pouvoir européen - qui reste à construire - doit être ô combien plus légitime que cet aréopage de Grands Princes Électeurs que l’on nomme le Conseil Européen, et qui n’aurait pas démériter dans le Saint Empire Romain-Germanique. Il n’y a pas de légitimité sans démocratie, sans transparence, sans de comptes à rendre devant l’agora rassemblée.

Ce sera aussi le grand test de ces européennes de voir si les politiques ont compris quels sont les vrais enjeux, si les citoyens savent se mobiliser pour leur avenir, à vrai dire pour la survie d’un continent dans un XXIème siècle qui ne lui fera aucun cadeau.

L’Europe, ce n’est pas ce discours soporifique que nous ne connaissons que trop sur la paix ou sur les miracles du couple franco-allemand. L’Europe c’est ce combat difficile d’une vielle civilisation qui ne veut pas mourir et qui veut défendre la justesse de ses valeurs pétries par 2.500 ans d’histoire.

(À lire l’ouvrage de Guy Verhofstadt “Debout l’Europe !” (2012) en faveur d’une Europe Fédérale et co-signé par.... Daniel Cohn-Bendit)

jeudi, 07 novembre 2013

COMMUNIQUÉ de PRESSE de François VAN DE VILLE

Un quotidien local de ce jeudi 7 Novembre laisse paraître dans ses colonnes un message sous le titre “Lachaud en pince pour l’Alternative”.

Rien n’indique qu’Yvan Lachaud en soit, de fait, l’auteur ou le signataire, alors que celui-ci était présent, mardi dernier (selon la presse), à la signature de la charte par Jean-Louis Borloo et François Bayrou et rapprochant l’UDI et le MoDem dans une même volonté réformatrice.

Il n’a pas du échapper à Mr Lachaud combien les termes de cette charte étaient pesés et mesurés afin de respecter toutes les sensibilités que les signataires ambitionnent de rassembler dans un même courant “qui dépasse les idéologies usées et les controverses systématiques”.

Or dans le message diffusé ce jour, on y trouve des termes qui ne figurent nulle part dans cette charte :

1°/ le mot “centre” n’y est associé avec aucun adjectif. Il n’y est fait mention ni de “centre droit” ni de “centre gauche”.

2°/ les mots “modérés”, “libéraux” ou “démocrates-chrétiens” n’y figurent nulle part non plus. On y parle d’une “majorité réformiste allant de la droite républicaine au centre, jusqu’aux sensibilités écologistes et social-démocrates...., et même de gauche déçus par la fermeture et l’impuissance de la majorité au pouvoir”. Où se trouvent les autres mots cités plus haut ? Celui qui a rédigé le message publié sur ce quotidien a-t-il la bonne charte sous les yeux et l’a-t-il lue avec l’attention souhaitable ?

3°/ enfin la charte précise plus loin : “les élections locales sont très importantes pour notre famille politique” et évoque qu’un examen sera entrepris ville par ville. L’auteur du message n’en souffle mot.

Il est regrettable qu’on entretienne ainsi pareille confusion autour d’un texte clair et simple qui mérite qu’on le respecte et dans sa forme et dans son esprit. C’est le prix à payer pour la “réaction civique urgente” qu’appelle ce rassemblement du centre pour redresser notre pays.

Nul doute que l’UDI et le MoDem, sous la conduite de leurs dirigeants respectifs, répondront à cet appel, y compris dans le GARD.

François VAN DE VILLE
Secrétaire Départemental du MoDem du GARD

samedi, 28 septembre 2013

L'UDI, le MoDEM : une union nécessaire ?

Le BILLET de François VAN DE VILLE

Un document de réflexion à l'heure d'un tournant décisif.

mercredi, 24 octobre 2012

DÉCLARATION de Philippe BERTA au Midi Libre du 24/10/2012

Répondant à la presse à propos de la naissance récente d'un nouveau parti de droite allié à l'UMP - et prétendant cependant représenter le "Centre" - voici la déclaration de Mr Philippe BERTA, Président du Mouvement Démocrate du GARD :

 

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mercredi, 17 octobre 2012

RÉPONSE OUVERTE À UN AMI....

Ou de l'éloge de l'indépendance....


Sur un réseau social (Facebook), le Mouvement Démocrate du Gard a fait un compte-rendu sommaire de sa réunion du 16 Octobre dans le cadre de ses “3èmes Mardis Démocrates” mensuels. Réunion essentiellement tournée vers la préparation des élections municipales de 2014. Et ce compte-rendu de faire état que, pas une seule fois, n’y fut évoquée la création probable d’un nouveau parti (UDI) proche de l’UMP à l’initiative de Mr Jean-Louis Borloo et de ses amis ou ralliés.

Sur ce même réseau paraissait peu après un commentaire d’un responsable départemental - et cependant ami proche, Mr Deny Jean - d’un des mouvements politiques affiliés à l’UMP : la “Gauche Moderne”, présidée au plan national par Mr Jean-Marie Bockel, ancien ministre de Mr Sarkozy.

Cet ami semble s’étonner que le Mouvement Démocrate soit attaché si fermement à son “indépendance”. Et de relever, non sans raison, que l’indépendance conduisant à l’isolement était fatalement, dans le cadre du fonctionnement actuel de nos institutions, voué à l’échec.

Cher ami, vous avez raison. Mais qui vous a dit que le ”MoDem” voulait s’enfermer dans l’isolement ?

L’indépendance, telle que nous la concevons, c’est notre liberté de choisir avec qui et autour de quels projets et de quelles ambitions, de quels hommes et de quelles femmes qui les portent, nous allons faire alliance pour les faire aboutir. Notre indépendance, réaffirmée dans notre refus de nous associer dans toute démarche qui ne conçoit d’alliance que dans la seule allégeance à l’UMP - quelle que soit d’ailleurs sa future orientation et quelle qu’elle soit à l’issue de ses élections internes en cours pour choisir son futur leader - cette indépendance-là, nous la rejetons fermement : c’est une atteinte à notre liberté de choisir.

lille.jpgDans votre argumentaire, nous mettez en exergue l’opposition apparente qui existerait à l’alliance qui a été conclue ou ici, à Lille, ou là, à Bordeaux, y voyant une sorte de contradiction. Non, cher ami, vous vous trompez : ces choix relèvent d’une même cohérence.

Sans vouloir nous immiscer dans des débats locaux qui ne concernent que les seuls citoyens de ces deux villes, qui peut nier que si la Ville de Lille, aujourd’hui, est devenue la grande métropole au carrefour de l’Europe capable de se hisser à un niveau comparable de ses grandes voisines - Bruxelles ou Londres - voire même Paris (qui n’est qu’à une heure de trajet), Lille le doit surtout à un grand maire qui s’appelait Pierre Mauroy qui a su avoir un projet et une ambition, et qui a su fédérer autour d’eux une majorité d'hommes et de femmes. Pourquoi voulez-vous, cher ami, que les MoDem lillois aient refusé alors de s’associer à elles ou eux sous prétexte que Mr Mauroy est un militant (et ex-Premier Ministre) socialiste ?

bordeaux.jpgPour Bordeaux, que vous citez aussi, si cette cité qui avait tendance à devenir une “belle endormie” ronronnant en voyant couler la Garonne à ses pieds, si cette cité s’est maintenant réveillée avec des projets et des ambitions innovantes, elle le doit surtout à l’action d’un grand maire - Alain Juppé - qui a su fédérer autour d’eux une majorité d'hommes et de femmes. Pourquoi voulez-vous, cher ami, que les MoDem bordelais aient refusé, de leur côté, de s’associer à elles et eux sous prétexte que Mr Juppé est un militant et (ex-Premier Ministre) UMP ?

Ce qui a fait la réussite de ces deux grandes métropoles, ce n’est pas l’étiquette politique des leaders qu’elles se sont choisis pour conduire leur destin : qu’ils soient PS, UMP ou autre, peu importe ! Ce sont les hommes et les femmes qui avaient un projet, une ambition, une volonté et une capacité de les réunir pour les mener à bien. Et pas autre chose !

La vocation du MoDem est précisément cette liberté de choisir qu’elle appelle “indépendance”. La volonté du MoDem est de refuser de s’enfermer dans le manichéisme des étiquettes politiques qui, en elles-mêmes, n’ont aucun sens : pour s’en référer aux deux exemples que vous avez cités, qu’est-ce qui fait la différence entre un Pierre Mauroy ou un Alain Juppé ? L’étiquette politique ? Non ! Tous deux sont (ou ont été) de grands maires qui ont su faire progresser la collectivité dont ils avaient la charge et rassembler une majorité de femmes d’hommes pour y parvenir. Toutes autres considérations ne sont que verbiages partisans et que ruinent les étiquettes dont on les maquille.

La vocation du MoDem, pour en revenir à votre question implicite, sa vocation est bien de s’associer autour de projets et d’ambitions répondant et respectant les valeurs d’humanisme qui sont les siennes et celles historiques du “centre”. S’associer donc avec des hommes et des femmes, quelles que soient leurs étiquettes politiques. Et s’associer, vous en conviendrez, c’est bien le contraire de s’isoler.

Là est notre liberté et notre "indépendance". Et c’est là où nous ne pouvons nous associer à la démarche actuelle de Mr Borloo qui consiste - jusque quand ? - à ne concevoir d'association qu’avec des gens étiquetés proches de l’UMP et refuser toute approche avec les autres, indépendamment de leurs projets, quels qu’ils soient. C’est une erreur abyssale.

(Un des proches de Mr Borloo s’est même payé le ridicule d’évoquer son refus de s’associer avec un “cartel des gauches”, oubliant en cela que le fondateur du dit “cartel” à cette époque s’appelait Édouard Herriot, Président alors du Parti Radical, prédécesseur à ce poste de Mr Borloo ! Qu’il révise un peu ses livres d’histoire ! Et n’oublions pas ce que doit Lyon et son rayonnement à ce même Édouard Herriot qui en fut longtemps le Maire de gauche, comme Raymond Barre le Maire centriste, et bien d’autres avant ou après de diverses étiquettes).

Vous-mêmes, Mr Deny Jean, vous ne pouvez oublier que le MoDem du Gard a soutenu votre candidature et votre projet aux cantonales de 2011 et a participé activement à votre campagne, au-delà de quelques inévitables grincements ; et nous avons accueilli ensemble Mr Bockel venu soutenir à Nîmes votre candidature. Ceci relevait de la même logique que celle exposée plus haut, même si le système électoral actuel - que le MoDem veut rendre dans son projet plus démocratique et plus représentatif - a entraîné un score immérité. Vous aviez déjà là l’exemple que nous ne voulions pas être enfermés dans cet isolement que vous supposez.

Demain donc, le MoDem s’associera non pas à des étiquettes politiques, mais à des hommes et des femmes partageant de mêmes valeurs proches réunies autour d’un projet et d’une ambition fédératrice. Que ces hommes ou des femmes soient, oui ou non, “encartés” à l’UMP, au P.S. ou à l’une des familles républicaines ou se référant au "centrisme", ou des hommes et des femmes issues de la société civile et non “encartés” du tout, peu nous importe. L’essentiel, c’est eux, ou elles, leurs projets, leurs ambitions au seul service de la cité, leur énergie et leur volonté d’aboutir. Et, contrairement à ce que vous affirmez, la majorité des françaises et des français partagent profondèment ce sentiment-là : seul un système électoral manipulateur au service de quelques intérêts bien protégés, fait croire le contraire. Ne nous y trompons pas.

C’est là qu’est l’indépendance du Mouvement Démocrate. C’est bien le contraire de l’isolement que vous supposez. Le MoDem, actuellement, observe et écoute. Les futures “alliances” viendront en temps opportun, selon les projets, les femmes et les hommes qui les porteront au service de nos concitoyens. Mais alliances, il y aura bien. Soyez-en pleinement rassuré.

Avec toute notre amitié.

François VAN DE VILLE

Secrétaire Départemental du Mouvement Démocrate du GARD

mercredi, 10 octobre 2012

BAYROU PIÉGÉ PAR LA QUADRATURE DU CENTRE ?

TRIBUNE LIBRE

de Marie-Anne KRAFT

La conception du Centre par François Bayrou, prônant une coopération politique, est-elle incompatible avec le principe de compétition des partis et le condamne-t-elle intrinsèquement à l'isolement ?

La seule chose qu’ont retenu la presse et les médias de l’Université de rentrée du Mouvement Démocrate - qui vient de se tenir à Guidel dans le Morbihan - c’est la dissension dans les rangs des militants, certains étant tentés de rejoindre l’UDI (Union des Démocrates et des Indépendants), d’autres de soutenir la majorité présidentielle et enfin le reste (en fait c’est la majorité) confirmant le souhait de garder la ligne d’indépendance du centre.

La ligne d’indépendance est toujours confirmée par François Bayrou et la majorité des cadres du MoDem, ce qui n’empêche pas une volonté de rassemblement, avec le centre-droit de l’UDI, comme avec le centre-gauche et sans ralliement de fait à la droite. Selon les journalistes, cette situation maintient François Bayrou dans une posture d’isolement.

Dommage que cette question occupe tout l’espace médiatique car elle occulte des réflexions et des positionnements du Mouvement Démocrate très intéressantes sur les sujets essentiels pour le pays, sur l’Europe et le Traité européen, sur nos  finances publiques et le financement de notre protection sociale, sur la compétitivité de nos entreprises et l’indispensable redéploiement industriel, sur les questions de démocratie,…

Que dit François Bayrou sur sa vision du Centre ?

mouvement démocrate,bayrou,politiqueLe propre du "Centre", vu par le Mouvement Démocrate, et c’est même son ADN, sa génétique, c’est de :

• s’appuyer sur des valeurs (de la démocratie et de la république) et un comportement (la tolérance, l’équilibre, le pluralisme, l’exemplarité, dire la vérité, faire confiance à un citoyen conscient et responsable),
viser en premier lieu l’intérêt du pays (avant les intérêts opportunistes de postes et de clans partisans), en conjuguant justice et efficacité économique,
pouvoir discuter avec les autres partis, les républicains de droite comme avec les sociaux-démocrates de gauche, en passant par les écologistes de droite ou de gauche, en dépassant les clivages, pour se mobiliser sur les problèmes essentiels du pays et de l’Europe et trouver les meilleures solutions.


Il faut retrouver le sens de la coopération en sortant des affrontements perpétuels et systématiques qui sont nuisibles pour le pays et empêchent un débat sain et serein, bloquent souvent des décisions indispensables pour se sortir des crises ;

Il faut pouvoir soutenir le gouvernement sur des décisions et des réformes courageuses qui sont positives pour l’intérêt général (Traité européen, maîtrise des finances publiques mais sans occulter la nécessité de relancer l’économie, sans brider la croissance, priorité au redressement productif et à l’éducation, moralisation de la vie publique, …) tout en se permettant de critiquer ce qui ne va pas, les promesses intenables (comme un budget fondé sur de fausses hypothèses de croissance, comme le recrutement de 43.000 enseignants alors qu'il manque déjà aujourd'hui près de 1.000 enseignants par an candidats au niveau pour un recrutement de 16.000 …) ;

Donc le centre ne doit pas être inféodé à la droite (l’UMP) ou à la gauche (PS) pour garder cette indépendance de vue, quels que soient les sujets, et offrir la capacité à rassembler les Français. Si le centre se rallie par avance à la droite ou à la gauche, à l’UMP ou au PS, il perd d’ailleurs son existence, car il n’est plus le centre. Il devient un courant de la droite ou un courant de la gauche. Evidemment, cette position est risquée d’un point de vue électoral dans le contexte institutionnel de notre Vème république, son code électoral à scrutin majoritaire qui favorise la victoire des deux premiers partis, et explique les échecs électoraux du MoDem ces dernières années. Mais l'échec n'est pas inéluctable, si le centre arrive à être assez fort pour se hisser dans le duo de tête.

Que dit Jean-Louis Borloo, créateur de l’UDI ?

mouvement démocrate,bayrou,politique"La ligne politique est claire : le centre a toujours été indépendant et dans une coalition avec la droite républicaine"

"Ce nouveau parti - l’UDI - est ouvert à tous ceux qui acceptent sa ligne politique claire de coalition du centre et de la droite républicaine"

Or il ne définit pas ce qu’est le "centre". À tout le moins, ce ne peut pas être la définition que donne François Bayrou, à l’antinomie d’un ralliement de fait à droite.

Notons au passage qu’il n’est pas vrai que le centre a toujours été dans une coalition avec la droite, a fortiori le parti radical. Si on regarde l’histoire du centre et du parti radical, c’est complètement faux. Comme le dit François Bayrou, le "cartel des gauches" était à l’initiative du Parti Radical dirigé par Edouard Herriot. La jeune République de Marc Sangnier, puis le MRP, de même le Conseil National de la Résistance avec Georges Bidault, ont démontré l’alliance politique du centre avec la gauche. Dans l’histoire plus récente de la Vème République, des centristes ont gouverné avec la gauche (Jacques Delors et Michel Rocard).

Comment l’UDI peut-elle prétendre être d’avance ralliée à la droite sans avoir dit sur quels contenus elle marque son accord et comparé avec ce que propose le gouvernement ?

Pourquoi la grande majorité des élus de l’UDI (qu’ils soient radicaux valoisiens, venant du "Nouveau Centre" ou de la "Gauche Moderne") ont-ils soutenu Nicolas Sarkozy dès le premier tour des présidentielles ? Ils auraient pu soutenir François Bayrou, s’ils étaient proches de ces valeurs du Centre, quitte à annoncer qu’au second tour ils opteraient pour Sarkozy en cas d’échec de Bayrou.

Ceci signifie-t-il qu’ils préféraient adhérer aux valeurs et aux idées de Nicolas Sarkozy, à sa façon de gouverner, en renonçant par avance au centre, plutôt qu’adhérer à celles de François Bayrou, dont l’ambiguïté du choix au second tour risquait de les mettre dans l’embarras ? En fait la raison est connue : c’est plutôt dans l’intérêt de préserver leurs mandats de député aux législatives, évitant pour nombre d’entre eux une concurrence UMP, qu’ils ont fait ce choix.

Ont-ils seulement réagi au discours de Grenoble et de Dakar de Nicolas Sarkozy ? Ont-ils réagi à l’outrance de la dernière ligne droite de la présidentielle, notamment au discours de Toulouse, où Nicolas Sarkozy a prôné de réintroduire partout les frontières : entre pays et aussi entre le bien et le mal, entre le beau et le laid ? Non. Seul Dominique Paillé a osé une critique sur ce point.

Enfin, chose curieuse, lorsque les personnalités politiques de l’UDI sont consultées sur leur préférence entre Copé et Fillon pour la présidence de l’UMP, certaines (comme Hervé Morin) se prononcent pour Copé, comme d’ailleurs Jean-Pierre Raffarin. Pourquoi ? En fait d’une part parce que Jean-François Copé s’est prononcé pour des "courants" dans la majorité UMP (l’UDI pouvant être considéré comme un courant), contrairement à Fillon qui n’y est pas favorable. Et, d’autre part, paradoxalement, car Copé incarne une droite "décomplexée", plus dure que celle de François Fillon qui a, en fait, une image plus conciliante et plus rassembleuse, pour lequel François Bayrou a d’ailleurs beaucoup d’estime, car l’UDI se démarquerait ainsi plus d’une UMP plus droitisée.

Ainsi, l’UDI préfère un candidat plus éloigné de l’esprit centriste et humaniste, pour mieux jouer l’affrontement dans la compétition, au lieu de tabler sur un meilleur dialogue pour l’unité. Le comble !

 CONCLUSION :

• L’UDI peut difficilement se proclamer du centre : elle est plutôt un courant de la droite.

• Les élus de l’UDI sont manifestement plus préoccupés par la conservation de leurs postes que par ce qui fonde les valeurs du centre.

• S’ils veulent vraiment un rassemblement avec le Mouvement Démocrate, c’est possible à condition de ne pas lui imposer ce ralliement de fait à droite.

• Si l’UDI voulait vraiment un centre fort, elle devrait prôner un centre indépendant non rallié d’avance, comme le propose François Bayrou, votant au premier tour pour le candidat centriste (il n’y aurait plus plusieurs candidats centristes en concurrence). Ceci même si les membres de l’UDI ont une préférence à droite au second tour. Concernant la concurrence entre les prétendus leaders de ce centre, c’est simple : il suffit d’organiser des primaires au centre, comme le proposent François Bayrou, prêts à jouer le jeu.

• Il ne faut pas considérer que la bipolarité du système électoral implique nécessairement une victoire au second tour du candidat UMP ou du candidat PS. Un centre renforcé peut très bien arriver en seconde position, comme François Bayrou a failli y arriver à l’élection présidentielle de 2007, comme Valéry Giscard d’Estaing y était aussi parvenu. Et dans un tel cas, le candidat du centre a même plus de chance de gagner le second tour. On peut tout à fait prôner un rassemblement du centre avec l'UDI, mais sans se rallier par avance. Libre à des composantes de ce centre d'être dans une logique de ralliement à droite (ou à gauche) au second tour. Le fait d'être uni au 1er est une force et permet au Centre de peser et un jour d'accéder au second tour ;

• dans une situation de crise où les positions se radicalisent aux extrêmes, où "les partis se tiennent par leur noyau dur"» (comme François Bayrou en a énoncé avec humour un théorème), il n’est pas impossible qu’un parti extrême arrive en seconde position, que ce soit l’extrême droite ou l’extrême gauche.


Les lignes de clivages changent. Et plutôt que droite/gauche, les lignes marquantes s’affirment plutôt sur de grands choix de société : pour ou contre l’Europe ou l’Euro, pour ou contre l’équilibre des finances publiques, pour ou contre le protectionnisme économique.

Remarquons que l’UMP, une majorité du PS et du Centre (Centre droit et Modem) sont d’accord avec ces grandes options économiques alors que une partie d'EELV, le Front de Gauche (Parti de Gauche et Communistes), les souverainistes de droite et le Front National ne le sont pas. La gauche et la droite marquent leur désaccord plutôt sur des surdéréglages fiscaux et sur des questions sociétales moins prioritaires et plus accessoires (mariage et adoption homosexuelle, vote des étrangers aux élections locales, dépénalisation du Cannabis, etc…). Du coup le débat public focalise plus sur ces questions. 

Cette tendance risque de s’affirmer et pourrait nécessiter une mobilisation centrale contre les extrêmes. Le centre peut alors être le recours pour une France réconciliée autour d’une majorité centrale.

Le 4 Octobre 2012

dimanche, 16 septembre 2012

POURQUOI VOULOIR DEVENIR BELGE ?

TRIBUNE LIBRE

de François VAN DE VILLE


Il ne fait plus bon vivre riche en France.

mouvement démocrate,bayrou,politique,débats de sociétéSurtout quand les riches voient que l'effort "exceptionnel" qui leur est demandé pour redresser la situation en France - ce qui pourrait être fort louable - n'est accompagné d'aucun effort de la part de l'état qui continue, de son côté, de dépenser à gogo.

"Exceptionnel", ensuite, dans la bouche de nos "politiques" qui ne nous ont guère habitués à supprimer des impôts et les brandissent même comme des trophées de guerre, çà veut dire quoi ? Pour 2 ans, pour 5 ans, ou pour "perpète" ? C'est le flou absolu : aucun engagement ferme sur ce point.

Résultat : près de 500.00 contribuables français - et pas seulement des milliardaires mais des gens plus modestes qui ne veulent pas, en fin de carrière, se faire confisquer le fruit du travail de toute une vie - se sont installés en Grande-Bretagne : il est vrai, que là-bas, l'impôt sur les sociétés, qui était de 28%, a été ramené à 24% et devrait passer à 22% d'ici 2 ans ; le taux maximal sur les hauts salaires (+ de 190.000 €) a été ramené de 50 à 45%, et il n'y a pas d'ISF. En Belgique, il n'y a ni ISF, ni impôt sur les plus-values : des français s'y installent désormais par milliers. En Suisse, 1 français s'y installe par jour. etc....

Y a-t-il donc de la grandeur d'âme à vouloir se laisser plumer ?

Mais, ce qu'il y a de plus grave dans cet exode, ce n'est pas seulement des capitaux français qui s'évadent pour s'investir à l'étranger, mais ce sont des cerveaux, des chercheurs, des universitaires formés et diplômés en France qui se mettent au service d'états qui les respectent, eux, comme il se doit ; ce sont aussi des sociétés incitées à délocaliser leur siège social, etc.....

Voilà pourquoi "on peut avoir envie de devenir belge", pour répondre à la question posée récemment sur une grande radio nationale.

Quand l'état se laisse aller au vieux démon de la confiscation des forces vives d'une nation et de ses richesses potentielles pour satisfaire des promesses hasardeuses - tout en se préservant soigneusement de tels efforts pour lui-même - voilà le résultat !

Faut-il s'en étonner ?