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28 mars 2020

COVID-19 : L'AVIS de Philippe BERTA, généticien

faits de société,mouvement démocratehttps://www.mouvementdemocrate.fr/actualites/covid-19-lavis-du-geneticien-et-depute-philippe-berta-video-3553-video

10 mars 2020

NÎMES EN MIEUX - "Les propositions"

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09 mars 2020

NÎMES EN MIEUX - "Les actes en 6 ans"

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05 mars 2020

NÎMES EN MIEUX - "Les 20 points du projet" (Pl.15)

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04 mars 2020

NÎMES EN MIEUX - "Grands Projets" (Pl.1a & 1b)

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03 mars 2020

NÎMES EN MIEUX - "Tradition" (Pl.14)

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01 mars 2020

NÎMES EN MIEUX (36)

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29 février 2020

L'INSOUMIS DE NÎMES

Qui est vraiment Yvan Lachaud ?

L'insoumis de Nîmes.


Enquête par Rédaction publié le 03 FEVR 2020 à 09:15

Que ses plus farouches opposants, qui le qualifient de premier de la classe ou d’opportuniste, en réalité, ce serait plus le qualificatif d’insoumis qui pourrait le caractériser. Le Président centriste de Nîmes Métropole n’a pas adhéré au parti de Jean-Luc Mélenchon. Mais alors qu’il concrétise enfin un rêve profond - se présenter à l’élection municipale nîmoise - une relecture de son parcours politique oblige à l’admettre: c’est bien l’insoumission qui caractérise le mieux le caractère politique d’Yvan Lachaud.

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Avec son look parfois de premier communiant, il faut bien admettre que le directeur d’établissement scolaire catholique sous contrat n’adopte pas vraiment les codes de la rébellion. Ses proches comme ses adversaires le reconnaissent d’ailleurs aisément :

« Yvan n’est pas quelqu’un qui aime la confrontation, et encore moins la provocation. reconnaît-on dans son entourage. Il est capable d’encaisser des critiques extrêmement dures, et souvent injustes, sans perdre une once de calme. On a même l’impression que plus ses adversaires s’énervent, plus il est zen ».

« Restez zen », un mot d’ordre qui revient fréquemment dans la bouche de l’intéressé à l’égard de son entourage quand certains voudraient relever le gant et rentrer dans la bataille politicienne. Une zénitude qui, dans l’adversité, confine à une sorte de « résistance passive », car en interne, au sein de ce qui fût la majorité municipale Fournier-Lachaud de 2001 à 2017, il était devenu difficile de refuser le combat.

De la résistance passive à l’insoumission

Le duo Fournier-Lachaud a en effet toujours ressemblé à celui de la carpe et du lapin. Jean-Paul Fournier, le grognard RPR, fils de gendarme cévenol, crée une entreprise de décoration publicitaire à 22 ans mais a surtout la politique dans le sang et un talent fou pour gravir les échelons et créer un système qui le servira.

Yvan Lachaud, le démocrate-chrétien, fils unique d’une mère qui bien qu’isolée, l’élèvera dans un certain traditionalisme catholique et provençal dont il gardera le goût pour l’engagement associatif, s’ouvre, dans le monde de l’éducation la voie du succès professionnelle qui l’amènera en politique.

Et si ce duo, que les communicants peuvent présenter comme un générique d’« Amicalement vôtre » est d’une redoutable efficacité politique en temps de campagne électorale, la réalité quand il s’agit de partager le pouvoir est toute autre, et ressemble plus à la « guerre des Roses ».

Dès le lendemain de la victoire aux municipales de 2001, Yvan Lachaud doit admettre qu’il lui sera difficile de faire respecter l’accord qui prévoyait de l’investir aux législatives un an plus tard.

Jean-Paul Fournier use de tous les prétextes pour le rendre caduc. Il faudra l’intervention de Jacques Blanc, Président de la Région Languedoc-Roussillon et garant de cet accord pour en appeler à Jacques Chirac lui-même et en faire respecter l’esprit.

Cependant, le mal est fait : la confiance, pour autant qu’elle ait pu exister entre les deux hommes est définitivement abîmée. Et le rapport de force, est loin de se situer en faveur du centriste, dont le parti, l’UDF, peine à survivre à la création de la machine à gagner UMP que Jean-Paul Fournier contrôle à 100% à Nîmes.

C’est dans ce contexte que se révèle la tactique politique d’Yvan Lachaud : plier et ne pas rompre, quitte à perdre parfois en cohésion, si ce n’est en cohérence.

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« Les occasions de rompre avec Jean-Paul Fournier n’ont pas manqué », témoigne une élue au sein du groupe centriste de l’époque, « Fournier passait son temps à nous provoquer, il a même retiré des délégations à des élus centristes pour nous pousser à la démission. J’ai, à un moment pensé que nous aurions dû le faire, car nous aurions ainsi démontré notre indépendance, qui était réelle, car nous, nous ne vivions pas de politique. »

Mais, Yvan Lachaud sait que les nîmois restent traumatisés de la désunion des droites qui avait conduit, en 1995, le maire UDF, Jean Bousquet, et son 1er adjoint, Camille Lapierre, à installer le communiste Alain Clary à l’Hôtel de Ville ; à la rupture, il préfèrera désormais l’union intransigeante.

Dès lors, s’il refuse de le faire publiquement, l’adjoint aux finances de la ville, ne cache plus ses désaccords sur certains dossiers : la fermeture du boulevard de la libération à la circulation, l’attribution de certains terrains en périphérie, ou encore, le choix de créer un musée prioritairement à un palais des congrès en centre-ville.

Mais ce que les nîmois pourront voir de l’iceberg des dissensions entre les deux hommes s’incarnera dans l’affaire dite de « la SENIM » : des soupçons pèsent en effet sur l’attribution des marchés publics par la société d’économie mixte de la ville, dirigée par le plus proche adjoint du maire. C’est alors qu’Yvan Lachaud va refuser de prendre acte du compte rendu d’activité présenté en conseil municipal et se porte partie civile dans une affaire, qui 15 ans après, est encore au stade des mises en examen.

Pour autant, Yvan Lachaud considère l’insoumission avant tout comme une marque d’indépendance, plus que comme une rébellion pure et simple, aussi flatteuse soit-elle pour l’ego, ou opportune politiquement. Certains s’étonnent, qu’il n’ait jamais attaqué Jean-Paul Fournier sur sa propre condamnation pour prise illégale d’intérêt, ni n’utilisé la condamnation d’Alain Caugy, Président de la commission d’appel d’offre, à deux ans de prison ferme pour escroquerie et trafic d’influence.

Simplement, dans une majorité municipale où les troupes gaullistes sont en nombre et disciplinées, la culture du chef n’admet pas l’existence d’un « égo » alternatif à celui du chef.

De l’insoumission à la rupture

Et c’est là qu’apparaît tout le paradoxe : après vingt ans d’une vie politique marquée par la domination du duo « Fournier Lachaud », si l’on interroge les nîmois sur le nom du principal adversaire de Jean-Paul Fournier, ils ne vous répondront pas ceux de Sylvette Fayet (PCF), Françoise Dumas (PS puis LREM), ou Yoann Gillet (RN) qui pourtant ont bataillé face à lui lors des dernières élections en 2014.

Bien qu’ils aient encore réussi, en 2014, à trouver un accord pour garder le pouvoir en se partageant, la mairie et l’agglomération, c’est bien le nom d’Yvan Lachaud qui viendra spontanément à leur esprit.

Il faut dire que cet accord sera manifestement le dernier. En novembre 2017, à mi-mandat, après trois années de relations tumultueuses entre la ville et l’agglomération, la rupture est déclenchée par Jean-Paul Fournier qui rompt tout lien avec celui qui était son adjoint aux finances depuis 2001.

L’insoumission dans le sang

Qu’à cela ne tienne, Yvan Lachaud veut avancer. Avec ses principes, et ses méthodes, qui surprennent aussi, mais confirment, ce caractère iconoclaste.

En revenant quelques années en arrière, on découvre encore une rébellion dans l’engagement politique d’Yvan Lachaud. En 1984, il manifeste contre la loi SAVARY, le ministre de l’éducation de François Mitterrand qui voulait mettre un terme à l’école privée, et cette mobilisation va le convaincre de s’engager au sein de l’UDF.

En 1996 aussi, l’administration de l’éducation nationale, qui n’approuvait pas ses méthodes d’intégration de jeunes trisomiques dans des classes ordinaires au sein de l’institut d’Alzon qu’il dirige, lui donne la volonté de devenir parlementaire.

« Il voulait vraiment faire évoluer la loi sur la scolarisation des élèves en situation de handicap ». se souvient Hervé Morin, son Président de groupe lorsqu’il était parlementaire à l’Assemblée nationale. « Et Yvan sait où il veut aller, et comment y aller, mais pour lui, le chemin le plus efficace, ne sera pas forcément frontal. Mais à la base de cette volonté, il y a toujours un principe fort qui sous-tend son action. »

Un des nombreux maires indépendants et apolitiques à l’agglomération en convient « Yvan Lachaud est quelqu’un avec qui on peut discuter, mais si une idée est profondément ancrée en lui, il est très difficile de le faire dévier. Parmi elles, il a une vraie conviction sur la façon de faire ou de ne pas faire de la politique. »

Ses méthodes, en tant que Président de l’agglomération ont en effet pu surprendre.

« Dans un climat politique tendu, il faut un certain courage pour s’attaquer comme il l’a fait, aux vaches sacrées de la Ville » admet, sous couvert d’anonymat un proche de Jean-Paul FOURNIER et fin observateur des us et coutumes nîmois, faisant référence à sa gestion des contrats de délégation de service public des transports et de l’eau.

« Supprimer la gratuité des transports, et virer la SAUR qui avait fait de Nîmes sa place forte depuis 50 ans, c’est suicidaire, d’un point de vue électoral ! » poursuit-il.

Et, de fait, Yvan LACHAUD patron de collectivité fait fi des méthodes éprouvées de la vie politique, parfaitement édictées localement par Georges FRECHE. Il nettoie les écuries d’Augias pour redonner des marges de manœuvre financières à l’agglomération ou remettre dans la légalité des situations laissées troubles par son prédécesseur.

« Yvan Lachaud a fait le job, et plutôt bien, pour régler le problème du reversement de TEOM à la ville de Nîmes » indique Hervé GIELY, ancien vice-président aux finances de l’agglomération sous l’ère FOURNIER, et qui s’était vu retirer sa délégation en 2011 pour s’en être ému.

« Il a réussi à faire du gagnant-gagnant, sur un sujet très « casse gueule » en anticipant l’harmonisation du taux sur l’ensemble de l’agglomération, il a pu faire baisser cette taxe pour nos concitoyens de 25%, et il a « remboursé » le manque à gagner à la ville de Nîmes, jusqu’à 2020, en apportant des aides à l’investissement… qu’il a ensuite étendu à toutes les communes sous forme de fonds de concours… ce qui n’a pas manqué de faire râler Fournier ».

L'épilogue

2020 sonnera donc l’heure de l’épilogue pour ces deux tempéraments politiques.

Il est certain qu’Yvan l’insoumis se serait bien vu en héritier rebelle, à la manière d’un SARKOZY à l’égard de CHIRAC. Certains disent même que l’accord scellé devant notaire en 2014 prévoyait que FOURNIER soutiendrait LACHAUD aux municipales de 2020.

Cela n’aurait sans doute pas manqué d’ironie, mais au final qui aura la peau de l’autre ?

Réponse le 22 mars.

28 février 2020

NÎMES EN MIEUX - "Culture" (Pl.13)

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27 février 2020

NÎMES EN MIEUX - "Sports" (Pl.12)

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