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01 août 2021

LE SANG-FROID de nos sociétés démocratiques

TRIBUNE LIBRE

de Jean-Michel BRETONNIER

Politique, Faits de Société- Plus notre société résiste à l’épidémie et à ses conséquences, avec sang-froid et raison, et plus les "anti-vax" manifestent bruyamment. 
 
Ce qu’on vit depuis mars 2020 devient éprouvant : depuis 18 mois, nous subissons les caprices d’un coronavirus qui décide de tout, décide de notre santé comme de notre vie quotidienne, de notre conjoncture économique, de nos aléas sociaux, et qui, de surcroit, cherche à contourner toutes les défenses que nous lui opposons. Sa ruse la plus funeste étant désormais de muter pour devenir sans cesse plus contagieux.

Plusieurs fois, on s’est cru tirés d’affaire : plusieurs fois, on a déchanté. Ce niuveau Covid impose illusions et désillusions à la société toute entière : nous vivons aujourd'hui comme sur des montagnes russes.

Et pourtant notre société résiste. Et pourtant nous tenons bon.

Les décisions politiques et les mesures administratives ont permis à la collectivité de ne pas sombrer. Les individus, dans leur écrasante majorité, ont conservé leur sang-froid et n’ont pas renoncé à la raison : masques, gestes barrières, confinement, télétravail, tests, vaccins, nous avons accepté restrictions comme sacrifices pour protéger notre propre santé, mais aussi au nom de l’intérêt général.

Une notion qu’on croyait pourtant disparue sous les assauts d’un réel individualisme triomphant. Bravo !

Ce qui se passe aujourd'hui démontre que nos démocraties libérales régissent désormais des sociétés beaucoup plus solides et solidaires qu’on ne le pensait. On croyait nos régimes condamnés à l’impuissance face à l’impérieux sujet individuel, face à une société consumériste, face aussi à une civilisation qui ne croit plus en elle-même. Non ! Nos démocraties ont, tout au contraire, su imposer des mesures collectives contraignantes, sans entrer pour autant en conflit avec la société. Sauf, inévitablement, pour une partie d’entr'elles : celles et ceux qui, en France, errent le samedi à la mode "gilets jaunes" comme dans un rituel fataliste visant essentiellement les forces de l'ordre présentes pourtant pour les protéger, mais comme dans un jeu de massacre de fête foraine.

Nos démocraties libérales sont pourtant si fortes qu’elles supportent de surcroît ces outrances et leurs délires, ceux d’une grosse minorité de citoyens prêts à tout croire, pourvu que ce ne soit ni la voix d’une autorité, fut-elle élue démocratiquement, ni celle de toute raison, même la plus prudente.

Ainsi va notre monde.

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