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vendredi, 14 septembre 2018

SOUTIEN ET EXIGENCE

Une interview de François BAYROU dans le Figaro du 13 Septembre 2018

LE FIGARO - Marc Fesneau, candidat MoDem pour le perchoir, a obtenu 86 voix. Soit le double des voix du groupe MoDem à l'Assemblée. Comment analysez-vous ce vote ?

François BAYROU. - C'est un magnifique score qui traduit une estime personnelle pour Marc Fesneau et qui valide une démarche politique. Cela montre que loyauté et indépendance peuvent marcher de pair. Quand le groupe MoDem à l'Assemblée a décidé à l'unanimité de présenter la candidature de Marc, tous les messages reçus traduisaient une attente: que dans la majorité des voix libres puissent se faire entendre, pour que soit retrouvé l'élan du projet initial porté par Emmanuel Macron.

 Jean-Louis Bourlanges a dénoncé le manque de considération de LaREM ? Le formuleriez-vous de la même manière ?

Cette exigence de respect, de travail réellement partagé, elle ne peut pas être discutée. Le groupe MoDem a été, est et sera d'une parfaite loyauté à l'intérieur de la majorité, mais aujourd'hui, comme beaucoup de Français qui ont voté Emmanuel Macron en 2017, le MoDem a le souci et la volonté de retrouver la promesse de l'élection présidentielle. D'une part l'énergie et l'optimisme pour changer ce qui doit l'être, y compris les pratiques politiques ; d'autre part l'engagement d'inventer un modèle de société qui soit «en même temps» réaliste et généreux. Les derniers mois, cette promesse a paru s'éloigner: on a eu le sentiment que la nécessaire exigence gestionnaire effaçait le besoin d'un horizon et d'un sens pour l'action.

 Comment l'expliquez-vous ?

Beaucoup de politiques vivent dans l'idée que l'élection d'Emmanuel Macron a été un accident et attendent impatiemment qu'on en revienne au passé. Je pense exactement le contraire. L'élection d'Emmanuel Macron a été un moment historique, en ce sens qu'elle a révélé l'attente profonde, souvent inexprimée, d'un pays qui ne se retrouvait plus, ni dans le modèle politique ni dans le modèle de société qu'on lui proposait.

 Un an après l'élection présidentielle, êtes-vous déçu par Emmanuel Macron ?

Quel naïf pouvait croire que les choses seraient faciles ? En tout cas, pas moi ! Mais je ne perds jamais de vue, pas une seule seconde, que cet homme jeune élu par temps d'orage, et que nous avons aidé à faire élire, est la seule chance pour que le modèle politique français ne dérive pas vers un pays définitivement fracturé.

 Comment définissez-vous le rôle du MoDem alors ?

Soutien et exigence.
 
Avez-vous l'impression que votre parti pèse et est entendu par l'exécutif et LaREM ?

Nous serons entendus, mais non pas en raison d'accords d'appareils, mais uniquement parce que nous disons et dirons des choses fortes et justes. C'est ainsi que nous lutterons contre le sentiment de décrochage chez les Français. Rien n'est plus important pour moi que de voir le président retrouver avec les Français l'élan du printemps 2017. Cet élan, ce n'était pas une fausse promesse! C'était le fond de sa nature, telle que je la perçois: libre face à l'univers technocratique et aux lobbys, un homme qui ne veut pas baisser les bras.

 Pourquoi ne perçoit-on plus cet élan ?

Les Français ne voient plus bien où conduisent les réformes qui sont successivement proposées. Or il ne s'agit pas de traiter des dossiers les uns après les autres, mais de construire une société et de retrouver un pays. Il existe une exception heureuse: la politique de l'Education nationale. Là, on voit où l'on va, et les Français adhèrent. J'espère et je crois qu'il peut en être de même pour la lutte contre la pauvreté. Mais dans le nombre de ces réformes, la responsabilité précise du président de la République est de donner une ligne directrice, de dire ce qui relie les décisions qui sont prises, d'expliquer le fil conducteur.

 Mais l'Affaire Benalla a mis en lumière un exercice du pouvoir très solitaire…

Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir avec des équipes qui n'avaient pas l'expérience de grandes responsabilités exécutives et sans l'organisation rodée à ce type de responsabilités. Il se trouve qu'il a voulu en plus, dans les équipes qui l'entourent, une mixité d'âge, une mixité de classes sociales, une mixité culturelle. Il arrive que dans ces chaînes de responsabilité, la malchance fasse qu'il y ait un maillon qui claque. Un jeune homme de 26 ans, nimbé de l'aura de l'Élysée, a cru qu'il pouvait se moquer des règles et des usages. Les glissières de sécurité que doit comporter tout pouvoir n'ont pas fonctionné. Vous comprenez pourquoi je me suis toujours battu pour des contre-pouvoirs. C'est la raison pour laquelle je défends un Parlement de plein exercice, respecté, mieux équilibré qui exerce sa mission de contrôle vis-à-vis de l'exécutif. Il fait son travail, c'est pourquoi je n'approuve pas par exemple les attaques contre le Sénat.
 
Certains reprochent pourtant à LaREM une volonté hégémonique sur la vie politique.

Croire que l'on peut être hégémonique dans un monde aussi complexe et instable que celui dans lequel nous vivons, ce serait une stupidité et une très grande naïveté. On a au contraire besoin d'élargir la base sur laquelle on s'appuie, et pas de la restreindre. On a besoin d'écouter, pas de faire taire. Tout pouvoir doit trouver des partenaires, une base qui fait confiance, et face à lui des corps de contrôle.

 Gérard Collomb a jugé nécessaire de faire preuve de plus «humilité». Vous aussi ?

Il a traduit avec ses mots un sentiment dont vous voyez qu'il est proche du mien.

 Richard Ferrand, président de l'Assemblée, a laissé entendre qu'il ne démissionnerait pas s'il était mis en examen. N'est-ce pas perdre de vue une des promesses du macronisme ?

Il y a deux éléments à prendre en compte: bien sûr une mise en examen n'est pas une condamnation, et ce serait manquer aux principes que de la regarder comme telle. Mais nous vivons dans une démocratie d'opinion qui met en péril, dans une situation comme celle-là, l'exercice serein des responsabilités.

 Voudriez-vous réintégrer le gouvernement ?

Nullement.

 Et devenir premier ministre ?

Pour moi, c'est clair: la logique des institutions, l'acquisition progressive de l'expérience de gouvernement, tout cela conduit à ce que le premier ministre dure cinq ans. On a bien vu avec les gouvernements précédents que les changements fréquents étaient un signe de faiblesse.

 Le MoDem compte-t-il présenter une liste aux européennes ?

Pour moi, l'enjeu impose de rassembler ! Nous devons construire une liste unique avec LaREM à condition que nous nous mettions d'accord précisément sur les grands choix et sur le profil des candidats. Cela impose un vrai travail en commun.

 Le MoDem demanderait-il la tête de liste ?

Non. Quand on aura fait ce travail, il faudra trouver la meilleure ou le meilleur pour être figure de proue, sans distinction d'étiquettes.

 Cette liste pourrait-elle intégrer les juppéistes ?

Plus on rassemble, et mieux c'est ! Surtout avec des sensibilités dont on est proche. Cela permet de garder une cohérence d'ensemble. Mais surtout, il nous faut inventer une démarche qui enfin inclue les peuples citoyens dans le projet ! J'ai d'ailleurs beaucoup aimé l'expression d'Emmanuel Macron «le retour des peuples». Au long des dernières décennies, le peuple des citoyens a eu le sentiment que le pouvoir était tenu en lisière par des prétendues élites. Les peuples ne sont naturellement ni racistes, ni xénophobes, ni stupides. Simplement ils demandent à comprendre où on va.

 Ça explique pour vous cette montée des «populismes» partout en Europe face aux «progressistes» ? 

Le «populisme», je n'aime pas cette expression. Je ne leur concède pas le peuple. Il y a un clivage qui dit la vérité de ces choix: c'est le clivage «démocrates» contre «démagogues». Et je suis d'accord avec ce qu'a dit Edouard Philippe: pour la première fois la question de l'Europe, ce sera «to be or not to be».

 Emmanuel Macron installe un duel avec Viktor Orban et Matteo Salvini. C'est la bonne stratégie, selon vous ?

Orban, Salvini et ceux qui les suivent, il faut voir ce qu'ils sont: ils sont une trahison de nos raisons de vivre, ils sont la négation de la civilisation européenne. Pour gagner des voix, ils ont décidé de franchir les limites fixées depuis la guerre par tous les responsables européens, eux qui avaient fait l'expérience mortelle de la haine envers celui que ne vous ressemble pas.

 Vous auriez voté la procédure du Parlement européen contre la Hongrie ?

Oui, naturellement. Profaner ce que nous avons en commun mérite lutte et mobilisation.

 Macron n'a pas dit où siégeraient les députés européens de LaREM. Pouvez-vous siéger dans un même groupe ?

Je me suis toujours battu pour que le centre européen se rassemble et se structure, sur des valeurs de démocratie et de justice. Nous avons vocation à nous rassembler pour travailler ensemble.

 Emmanuel Macron n'est-il pas plus isolé qu'il y a un an sur la scène européenne ?

Pour tout le monde en Europe, l'élection d'Emmanuel Macron a marqué le retour de la France. Quand on porte un projet, si ce projet est juste et fort, on n'est jamais seul.

jeudi, 30 août 2018

LE COMBAT POUR LA PLANÈTE EST LE COMBAT DU SIÈCLE

La nomination de Nicolas HULOT, en tant que Ministre de la société civile, incarnait un véritable espoir, même si nous connaissions depuis longtemps son hésitation à s’engager politiquement puis celle à rester Ministre. Sans s’appesantir, on ne peut que regretter les conditions dans lesquelles, sans prévenir ceux qui l’avaient nommé, il a pris sa décision.


Cette décision est regrettable au regard du bilan positif de l’action du gouvernement : dans le domaine de l’environnement, en moins d’un an, abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, arrêt du forage des hydrocarbures, fin des centrales à charbon, reconversion de Fessenheim, plan biodiversité et isolation des bâtiments, fiscalité différenciée du diesel, inscription du défi climatique et de la biodiversité dans la Constitution. Sans oublier, bien entendu, le choix unique de la France d’interdire les néonicotinoïdes et de s’engager à sortir du glyphosate en trois ans. C’est aussi le sens de la mission d’information parlementaire dont le MoDem et son groupe parlementaire sont à l’origine et qui vise à identifier les freins à la transition énergétique.


Un bilan objectivement bien plus étendu que bon nombre de ministres et de gouvernements qui nous ont précédés, un bilan dont Nicolas HULOT devrait être fier. Un bilan dont nous sommes fiers.


Le MoDem et son groupe remercient donc très sincèrement Nicolas HULOT de son action, de son travail, de son rôle dans le gouvernement et, depuis bien plus longtemps, de sa capacité à éveiller les consciences.


Des petits pas certes, mais aussi de grandes avancées, comme toute action politique depuis le début de l’histoire de l’humanité. C’est cela la responsabilité politique. Savoir avancer coûte que coûte, savoir gérer des transitions en étant déterminés sur l’objectif à atteindre. Au « sur place » et au grand soir qui n’arrivent jamais, nous préférerons toujours les petits pas.


Ce combat pour la planète est le combat du siècle.


Ce combat a besoin de combattants déterminés, qui sachent convaincre, faire partager les causes et la nécessité des transitions ; de combattants qui ne renoncent jamais à faire face aux défis immenses du réchauffement climatique, de la préservation de la biodiversité et d’un changement profond de notre modèle économique. Sans démagogie, sans facilité et en accompagnant les plus fragiles d’entre nous dans ces difficiles mutations. Il en va de la simple présence humaine, à terme, sur cette planète.


Le départ de Nicolas HULOT ne rend que plus nécessaire la mobilisation de tous pour faire avancer ces sujets. Le retrait de l’un de ses combattants ne réduit pas la cause qu'il a défendue. Bien au contraire. Chacun est responsable et c’est seulement si chacun se sent responsable que nous y arriverons. Pour réussir, c’est une œuvre collective que nous devrons mener et non individuelle. Et c’est ce que nous allons, plus déterminés que jamais, porter au Parlement.

Note de François VAN DE VILLE, Secrétaire Général du MoDem du GARD : pour qui suit la chaîne de télé israëlienne "i24", celle-ci a annoncé (sur bandeau glissant) la probable nomination, pour succéder à Nicolas HULOT, de notre Secrétaire National du MoDem, notre ami Yann Wehrling dont chacun sait la fibre et la compétence écologiques. On ne sait où cette chaîne internationale a puisé cette information, mais un dicton dit "qu'il n'y a lamas de fumée sans feu". Seul l'avenir nous le dira : peu importe qui sera le prochain Ministre, l'essentiel étant dans la continuité du programme fixé.

jeudi, 28 juin 2018

Philippe BERTA, Député par effraction ?

berta-site.jpgPhilippe BERTA, Député par effraction ?

(Interview parue dans 'Objectf Gard" le 26 Juin 2018)

Objectif Gard : Êtes-vous plus à l’aise à l’université devant vos étudiants ou sur les bancs de l’Assemblée ?


Philippe Berta : Avec mes élèves ! Lorsque je parle dans l’amphithéâtre j’ai le silence. À l’Assemblée, c'est la cour d'école. Attention, je ne regrette pas du tout mon élection. Pour moi, c’est la suite de mon parcours professionnel d’enseignant-chercheur. À Paris, je tente d’apporter des améliorations dans des secteurs comme la culture, la recherche, l’université... C'est le sens de mon engagement.


Vous avez l’image d’un homme un peu prétentieux… Comment l’expliquez-vous ?

Ce n’est pas de la prétention. Vous savez, j’ai découvert le gêne de la masculinité. J’ai créé la première école de l’ADN en Europe, l’université (de Nîmes, ndrl)…Je ne me mets pas du tout en avant. À Nîmes, nous ne sommes pas dans une ville universitaire, très culturelle. Mon discours passe peut-être mieux quand je suis plus entouré de gens qui viennent du même milieu que moi. Je connais bien des villes universitaires comme Dijon ou Montpellier. Ce que vous me dites-là, ça n’existe pas là-bas !


Vous êtes élu depuis un an. Le grand public ne vous connaît pas vraiment...  Comment l’expliquez-vous ?

Je ne suis pas un grand communiquant. Je préfère que l’on me juge sur mes actions. Je pense d’ailleurs avoir réalisé plus de choses que je n’aurais espéré en un an de mandat à l'instar des deux lois à mon nom qui ont été votées à l'Assemblée.


Si vous ne communiquez pas beaucoup, c'est aussi parce que vous n’avez pas d’enjeu de réélection. Vous ne souhaitez faire qu’un seul mandat…

Vous pensez vraiment que ça marche encore comme ça ? Si ça avait été le cas, je ne serais pas devant vous aujourd’hui. Ceux qui croient toujours que c’est en faisant les fêtes de quartier ou les fêtes votives qu’ils vont être réélus se trompent. Il y a 18 mois, si vous m’auriez dit que je serai député, j’aurais été mort de rire !


Votre élection est un accident ?

Non, je dirai plutôt une effraction ! J’ai été là au bon moment et au bon endroit. Après, le Président Emmanuel Macron incarne ce que je plaide depuis des années : la fin du clivage droite/gauche pour un assemblage de compétences et de projets. « Emmanuel Macron me fait penser à Schröder en Allemagne »


Depuis un an, sur quels dossiers avez-vous travaillé ?

Je vais prendre mes deux propositions de loi qui ont été votées. Mais il y a beaucoup d'autres choses. Il y a celle sur le handicap avec deux avancées : je plaide pour qu'après 75 ans le statut de personne handicapée soit reconnu. Cela implique une continuité du versement de la PCH (prestation de compensation du handicap).

Ensuite, la loi Chirac de 2005 met en place des fonds de compensation pour le handicap. Il doit couvrir les frais liés aux contraintes matérielles et humaines qu’engendre cette situation. Seulement, on a jamais spécifié qui allait mettre l’argent ! Du coup, certains départements n’ont jamais mis ce fonds en place. La loi est incohérente ! Mon texte propose une expérimentation dans certains départements pour définir les modalités : qui paie ? Comment ? Pour quel coût ? J’ai fait voter ce texte à l’unanimité à l’Assemblée, il vient d’atterrir au Sénat. J’espère que tout ça sera fini pour la fin de l’année.


Concernant votre seconde loi, elle porte sur les essais cliniques ?

Oui. Quand on met un médicament sur le marché, il doit être testé par l’être humain. C’est une phase longue et coûteuse. Depuis 2015, les trois quarts des essais se font à l’étranger. C’est dommage ! Les Français n’en sont plus les premiers bénéficiaires et la France perd des centaines de millions d’euros. Mon texte est axé sur les CPP (Conseils de protections de la personne). Ce sont des bénévoles (médecins, praticiens, citoyens…), tirés au sort, qui donnent l’autorisation et pilotent ces essais. Seulement dans la moitié des cas, ils se déclarent incompétents. Dans ce secteur d’activité la compétition est terrible. Ma loi propose de définir les compétences et les disponibilités des CPP pour raccourcir les délais d'attente des entreprises.


Vous êtes élu MoDem. Quel regard portez-vous sur la politique d’Emmanuel Macron ?

Un regard bienveillant. Emmanuel Macron me fait penser au Chancelier Schröder en Allemagne dans les années 2000. Seulement, le responsable allemand a fait une erreur magistrale, en faisant du libéralisme économique en fin de mandat. Ce sont des mesures impopulaires. Quand vous bougez les choses, il y a d’énormes réticences. Pour Emmanuel Macron, c’est différent : il a prévu de faire ses réformes économiques les deux premières années. Elles aspirent à libérer les énergies, l’économie. Dans un deuxième temps, on redistribuera. Cette politique me séduit !


Et qu’est-ce qui vous séduit moins ?

Il y a eu quelques éléments, comme la hausse de la CSG pour les retraités. Nous voulions que la valeur plancher soit rehaussée à 1 600 € par mois. Ça n’a pas été choisi. Il y a également eu la baisse des APL (Allocation personnalisée au logement). Ce n’était pas une bonne idée. Je pense toujours à mes étudiants… Cette baisse n'a pas eu de répercussions sur leur loyer.

Parlons de Nîmes et des Municipales. Vous avez déclaré que vous ne seriez plus tête de liste en 2020. C'est toujours d’actualité ?

J’ai dit ça ? (Il sourit) Oui, c’est toujours d’actualité ! Mais je m'impliquerai pleinement dans le scrutin. Je soutiendrai un projet qui met au cœur la redynamisation du centre-ville, les transports et le développement touristique. « Je m’impliquerai pleinement dans les Municipales à Nîmes »


Vos collaborateurs Régis Vezon et François Courdil sont très impliqués dans les Municipales. Est-ce que leurs actions peuvent être guidées par un certain électoralisme politique ou ambitions personnelles qui peuvent vous nuire ?

Je les juge sur une seule chose : leur travail. Ils sont rémunérés pour ça. Après, ce sont des citoyens comme les autres, passionnés par la politique. Ça, ce n’est pas mon problème. Par contre, je ne cesse de leur répéter que les actions d’un collaborateur sont souvent vues comme celle du député. Je leur fais parfois ce petit rappel.


Régis Vezon est professeur à l’institut Emmanuel d’Alzon, dirigée par le président Centriste de Nîmes Métropole, Yvan Lachaud. Allez-vous le renvoyer s’il fait campagne en 2020 à Nîmes pour ce dernier ?

Vous entendez par là qu'Yvan Lachaud va être candidat ? Je plaisante ! Si Régis Vezon fait ce choix-là, il ne pourra pas cumuler avec son poste de collaborateur. Moi, je suis député jusqu’en 2022. Je prends ce mandat à bras le corps, je ne fais pas les choses à moitié. Pendant cinq ans, je vais faire tout ce que je peux pour le national et le Gard.


Propos recueillis par Abdel Samari et Coralie Mollaret

 

jeudi, 07 juin 2018

Le COMMUNIQUÉ du Dr Henri FRANCÈS

Le COMMUNIQUÉ du Dr Henri FRANCÈS

Merci d'ouvrir le lien ci-dessous :

18.06.06>Flash-Infos.pdf

samedi, 26 mai 2018

Philippe BERTA, Député MoDem, fait passer 2 lois

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jeudi, 17 mai 2018

PROPOSITION de LOI sur le Handicap

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Le projet de loi préparé et présenté au nom du Groupe MoDem par notre ami le Député du GARD - Mr Philippe BERTA - vient d'être adopté ce Jeudi 17 Mai à l'Assemblée Nationale à une très large majorité.

Toutes nos félicitations pour le travail accompli avec soin et la façon dont il a pu être défendu avec talent par son rapporteur, Mr Philippe BERTA, au cours des débats qui ont précédé ce vote.

C'est une avancée importante en vue d'améliorer les conditions de vie de nos handicapés. Merci pour eux.

 

vendredi, 04 mai 2018

Pierre BATY, nouveau Président des Jeunes Démocrates

 

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Peux-tu te présenter et nous en dire un peu plus sur ton parcours politique ?


Cela fait 9 ans que je milite au MoDem pour défendre nos idées centristes, humanistes et une certaine vision de notre démocratie. La richesse de notre famille politique, c’est aussi d’être composée de membres qui se connaissent depuis longtemps et s’entraident. Quel que soit le mouvement départemental dans lequel j’ai pu militer - Vendée, Nord, Paris - j’ai toujours pu y trouver des militants expérimentés prêts à former la relève.
Avec la nouvelle équipe que j’ai l’honneur de conduire, nous sommes la première génération à n’avoir connu que le MoDem comme mouvement politique central, nous portons donc une vision particulière de la place qu’il doit occuper dans le débat public.
 
Quelles ambitions et projets souhaites-tu porter au sein des JDem ?


Nous portons une double responsabilité. La première, c’est vis-à-vis de notre génération, qu’on dit trop peu engagée et éloignée de la politique. Nous voulons montrer que la politique sert plus que jamais à quelque chose, et spécialement dans les zones rurales et les banlieues, en développant des projets et des propositions à relayer auprès de nos élus.
Notre seconde responsabilité c’est vis-à-vis de notre mouvement. Les échéances européennes et municipales seront cruciales. Il nous revient de faire émerger la nouvelle génération politique. Nous lancerons des ateliers pour repérer et développer les idées innovantes et ferons en sorte que les Jeunes démocrates remplissent le rôle d’école politique pour repérer et former les jeunes talents du mouvement. Sachons forger une nouvelle force militante capable de porter nos idées et nos valeurs.
 
Des tensions se font ressentir dans certaines universités … Que penses-tu de ces mouvements ?


Elles n’ont pas duré et pour cause ! Loin d’être le reflet d’une génération qui veut réussir, elles ont surtout été le fait d’une minorité dirigée par les opposants au changement. Aux JDem, nous croyons au contraire que la réforme n’est pas encore allée assez loin. Beaucoup de chantiers restent ouverts sur l’égalité des chances, et notamment sur la simplification du système de l’enseignement supérieur, sur la revalorisation de l’enseignement professionnel et de la recherche, et sur le rapprochement entre monde universitaire et monde de l’entreprise. Nous comptons bien nous y atteler et faire entendre notre voix.
 
Un mot à adresser aux jeunes militants ?


Nous sommes à un tournant historique de notre mouvement. En étant co-responsables de la réussite de la nouvelle majorité, nous avons maintenant le devoir d’agir et d’ancrer nos propositions dans le réel. C’est quelque chose que nous attendions depuis longtemps : c’est parti !

jeudi, 19 avril 2018

L'INTERVENTION de la FRANCE en SYRIE

COMMUNIQUÉ de PRESSE

Le 07 Avril 2018, des attaques chimiques ont été perpétrées contre la population à Douma en Syrie.

Il était de la responsabilité de la France d’agir. C’est dans le cadre onusien autorisant la protection des populations victimes d’armes chimiques que trois membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU, dont la France, sont intervenus suite à la violation par le régime Syrien, pourtant signataire en 2013 de la Convention pour l’interdiction des armes chimique. Cette intervention s’est limitée à la destruction de cibles strictement militaires.

Le Premier Ministre a réaffirmé au Groupe Parlementaire du  "MoDem et apparentés" que la priorité de la France était de permettre l’émergence d’une solution politique durable au conflit qui déstabilise la région depuis trop longtemps et qui a causé la mort de près de 500.000 personnes, tout en veillant à la protection des populations civiles.

Le MoDem du Gard soutient pleinement ses Députés - dont le Député Gardois Philippe Berta - qui se tiendront aux côtés du Président de la République dans sa volonté d’accompagner les acteurs de la région à retrouver le chemin de la négociation, et surtout de la paix mais également en ne laissant pas impunie l’utilisation d’armes chimiques.

Le Président du MoDem du Gard
Stéphane CARDÈNES
  Le Délégué Départemental
Bernard Bon

samedi, 14 avril 2018

MUNICIPALES 2020 : Le MoDem du GARD RECRUTE

El.Munic.jpgCOMMUNIQUÉ de Bernard BON

Délégué Départemental du MoDem du GARD


AUX ADHÉRENTS du MoDem du GARD
 
Chers amis et amies,
 
Les élections Municipales de 2020 approchent.
 
Le MoDem du GARD entend être présent sur l'ensemble de notre Département.
 
Celles et ceux d'entre vous qui souhaitent s'investir au sein d'une équipe dans la gestion de leur ville, ou de leur village, peuvent nous en faire part.
 
Merci de nous en avertir dans le plus bref délai.
 
Dès réception de votre message, nous vous contacterons et nous organiserons entre nous et rapidement des réunions d'information sur le fonctionnement d'un conseil municipal, sur la gestion d'une municipalité, d'une communauté de communes, comment organiser une campagne près des habitants, etc....
 
Ces réunions seront animées par les élus (ou ex-élus) de notre mouvement rompus à ces tâches et qui  feront part de leur expérience de terrain.

Nous comptons sur votre prompte réponse.
 
À bientôt.
 
Bernard BON
T. Port. : 06 60 37 56 87

jeudi, 05 avril 2018

Philippe BERTA, élu Président d'un groupe d'études

Le Professeur Philippe BERTA, Député MoDem du GARD, généticien de renommée internationale, a été élu par l'Assemblée Nationale Président du Groupe d'Études sur les "maladies génétiques" (dites "rares").

Ceci concerne plus de 3 millions de français touchés par ces maladies difficiles et souvent très handicapantes, parfois réputées incurables.

Il s'était déjà entretenu du sujet avec le Ministre de la Santé qui avait entendu ses suggestions avec grand intérêt.

Le MoDem du GARD souhaite pleine réussite dans sa nouvelle mission à son proche ami Député, et ancien Président Départemental.berta-site.jpg