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24 février 2018

ADESSIAS, Mr AUBANEL

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     Le manadier, Mr Pierre AUBANEL, le passionné de la Camargue, descendant de l'illustre famille du Marquis Folco de Baroncelli, fondateur historique de la "Nacion Gardiano", s'en est allé subitement.

    Le hasard m'a permis de côtoyer un certain temps Mr AUBANEL. Et c'est parce que j'ai gardé de lui un vif souvenir de cette période que j'ai de la peine de le voir partir aujourd'hui.

    Nous étions en 2004. Le Conseil Régional Languedoc-Roussillon, présidé jusque là par Mr Jacques BLANC, devait renouveler ses instances. Je faisais alors partie du bureau de l'UDF du GARD, présidée par mon ami Yvan LACHAUD. Celui-ci était très proche aussi du Président BLANC et il ne voulait pas se présenter contre lui sur une liste concurrente UDF. Il s'est donc mis en retrait volontaire de la campagne électorale UDF qui débutait.

    Je fus donc, alors, sollicité par François BAYROU de conduire pour le GARD, à la la place d'Yvan LACHAUD, la liste UDF, en compagnie - parité oblige - de notre (autre très regrettée amie) Mme Ariane FOURNIER, décédée plus récemment aussi.

    Tous deux, Ariane et moi (et quelques amis proches de l'UDF, dont Corinne PONCE CASANOVA et Philippe BERTA), nous avions eu la charge de constituer une liste UDF pour le GARD. C'est alors qu'Ariane a proposé à Mr Pierre AUBANEL, qu'elle connaissait fort bien puisque tous deux habitaient le même territoire camarguais, de figurer sur notre liste. Mr AUBANEL a accepté spontanément notre proposition.

    Dès nos premières rencontres, Mr AUBANEL m'est apparu être une figure qu'on ne pouvait oublier de par la vivacité de son regard, le charme de sa conversation agrémentée de nombreuses images qu'il y amenait avec talent. J'ai de suite compris qu'il n'avait aucune ambition politique particulière mais souhaitait pouvoir défendre, à travers son engagement à nos côtés, la Camargue et ses traditions, et aborder aussi le problème récurrent de ses inondations ravageuses.

    Mr AUBANEL fut présent à nos côtés à de nombreuses réunions. Mais j'ai surtout gardé le souvenir d'une soirée de travail à laquelle il nous a proposé qu'elle se déroule chez lui autour d'une table. Cette soirée, agrémentée d'un généreux repas, est restée chez moi un souvenir que je n'oublierai jamais. Le charme de cette maison au milieu de ces vastes étendues, cette odeur du feu de bois dans la cheminée, la chaleur ambiante animée de nos conversations, voilà le souvenir que je garderai toujours de Mr AUBANEL.

    Hélas, nos efforts ne furent pas couronnés de succès : tant la liste du Président sortant - Mr Jacques BLANC - que nos listes départementales UDF furent toutes balayées par la tempête d'un concurrent "rose" (couleur devenue momentanément à la mode), Mr Georges FRÊCHE, lequel succéda ainsi à Mr BLANC.

    Ainsi va le destin. Adieu Mr AUBANEL. Un grand merci pour votre accueil et la luminosité de votre regard. Adessias.

    François VAN DE VILLE

28 décembre 2017

LES VŒUX de Stéphane CARDÈNES, Président du MoDem 30

Chers amis, chères amies,

Mes vœux s’adressent avant tout à chacun d’entre vous, dans votre vie personnelle, professionnelle et familiale car c’est le cadre le plus important pour chacun d’entre nous.

Vous le savez, nous avons vécu en 2017 une année politique toute particulière, avec l’arrivée d’un nouveau Président de la République qui a inscrit rapidement son style sur la scène nationale, internationale et un renouveau de la vie politique. Ce vent du changement a remis en avant le Mouvement Démocrate au sein d’une alliance politique avec le parti de la majorité.

Le Mouvement Démocrate s’est aussi renouvelé dans notre Département : une nouvelle équipe est à l’œuvre et nous devons lancer en 2018 les bases d’une reconquête en insufflant notre « ADN Démocrates » sur l’ensemble des actions que nous porterons dans nos territoires et auprès des habitants. Être au plus proche des Gardois, de leurs préoccupations, constituera le terreau de notre refondation.

Je voudrais vous formuler quelques souhaits pour l’année 2018.

Mon premier souhait, c’est que nous ne devons pas nous laisser emporter, ni par les illusions, ni par les excès, en particulier après les années difficiles de notre Mouvement. Nous devons être conscients du chemin à parcourir et du cap à tenir. Notre responsabilité c’est d’être avant tout lucides sur ce que nous sommes et ce que nous devons être. Devenons donc ce que nous devons être.

Mon second souhait, c’est celui de l’envie, du changement car nous devons oser prendre des risques pour sortir des sentiers qui semblent tous tracés pour mener à bien nos actions politiques. Je tiens à vous le redire fortement : nous devons insuffler une dynamique nouvelle à notre Mouvement et nous devons être convaincus que chacun d’entre nous doit-être à l’initiative de cette transformation. Pour changer le monde, changeons-nous nous-mêmes. Cette maxime doit résonner dans notre corps et raisonner notre esprit. Car, comme le disait Paulo Coelho, « Le futur a été créé pour être changé »

Mon troisième souhait, concerne la solidarité que nous devons développer entre nous au sein de notre Mouvement. Nous devons compter les uns sur les autres, sans projections ni arrière-pensées, ou autres attentes. J’ai dans l’idée que nous ne pouvons pas être uniquement un groupe aspirant à de hautes et nobles idées si nous n’appliquons pas nous-mêmes ces idéaux sur les personnes qui nous entourent. La solidarité apparait ainsi comme une valeur fondamentale pour notre communauté. Et je me permettrai de terminer mes souhaits par cette phrase, d’un certain François Bayrou : « Le citoyen n’est pas un consommateur. C’est un producteur d’idées, de convictions, d’engagements, de solidarité »

Tous ensemble et ainsi rassemblés, nous devrons donc être porteurs de ces valeurs.

Que 2018 soit donc, avec cette volonté, et pour vous tous, vos familles, vos proches et vos initiatives, gage de réussites, de joies et de bonheurs renouvelés. Tels sont les vœux que je forme ici, au nom de notre Mouvement, de notre équipe et de toutes celles et ceux qui nous entourent.

Stéphane CARDENES

Président du Mouvement Démocrate du GARD

04 mars 2017

ASSASSINAT ? ou SUICIDE ?

Je crois que l'affaire "Pénélope" n'est plus, peut-être en raison de ses contours incertains, d'actualité majeure dans l'opinion.

L'élément nouveau est celui de l'annonce faite, non pas par la Justice (qui ne s'est pas encore prononcée) mais par Mr Fillon lui-même, à l'issue de l'étrange dramaturgie de ce dernier mercredi matin, qu'il serait mis en examen le 15 Mars. Or chacun a en mémoire la déclaration de Mr Fillon du 26 Janvier face aux français (JT de TF1) que si "(son) honneur serait mis en cause, comme par exemple une mise en examen", il ne pourrait pas maintenir sa candidature. Cette déclaration a pris à leurs yeux, comme à ceux de ses proches ou ses soutiens, valeur d'engagement.

Or c'est la 1ère fois qu'hier, alors que Mr Fillon était de passage à Nîmes, j'ai entendu prononcer dans des conversations rencontrées au hasard de mes pas le mot "parjure" en raison de cette déclaration qui contredit en effet cet engagement de fait. Et la vague balayant toutes les espérances n'a pas tardé à suivre telle un tsunami.

Au-delà de l'usage de mots très discutables visant magistrats, policiers, enquêteurs et la Justice en général sans aucun discernement, semblable déclaration disqualifie en effet tout candidat à la magistrature suprême.

Je le regrette pour l'homme et pour son engagement courageux, mais le terme de "parjure" qui est maintenant dans la bouche des français le disqualifie sans appel de la fonction présidentielle.

Le simple réalisme oblige à tourner désormais les yeux vers d'autres solutions : c'est le meilleur soutien que l'on puisse désormais apporter à l'homme blessé par ses propres égarements, mais aussi c'est le meilleur service qu'on puisse rendre à la France et à l'alternance qu'on attend depuis 10 ans, suite à bien d'autres égarements dont nous avons tous été témoins et victimes, et qui désespèrent profondément les français.

Il est devenu urgent de rendre espoir à la France et aux français.

 François VAN DE VILLE

Secrétaire Général du MoDem du GARD

08 janvier 2015

LE CRIME CONTRE LA LIBERTÉ D'EXPRESSION

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23 septembre 2014

APPEL À UNE RÉACTION CIVIQUE D'URGENCE

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    Le hasard du calendrier fait que, dans les semaines qui suivent, les familles du centre se recomposent.

    Dans un mois, les familles de l'UDI auront fait le choix de désigner, en leur sein, un successeur à Jean-Louis BORLOO. Nul doute que ce choix aura un effet d'impulsions nouvelles sur les grandes orientations qu'entendent faire entendre leurs adhérents.

    Peu de semaines après (fin Novembre), toutes les fédérations départementales du MODEM sont appelées à renouveler leurs propres instances locales (Président, Conseil Départemental) pour un nouveau départ à la veille d'échéances nouvelles (cantonales, régionales) qui s'approchent et face auxquelles leurs adhérents devront s'engager et fixer aussi leurs orientations.

    Que ce soit à l'UDI, ou au MODEM, mobilisés l'un comme l'autre vers cette volonté de rassemblement marquée par la fondation, il y a près d'un an, de "l'Alternative UDI*MODEM", scellée conjointement par Jean-Louis Borloo et François Bayrou, rassemblement qu'exige aujourd'hui, plus que jamais, la situation de la France entraînée dans la spirale stérile du bipolarisme ravageur UMP/PS et nous expose désormais à tous les dangers, dont celui des dérives extrémistes, cette fondation marque d'une manière forte que tout parti unique de la droite et du centre ne serait qu'une illusion.

    Être responsable, c'est prendre ses responsabilités. Chaque adhérent, que ce soit à l'UDI ou au MODEM, est face à elles. La somme des intérêts particuliers n'a jamais fait l'intérêt général. Il faut que le centre s'assume pleinement, C'est la condition pour que notre pays retrouve enfin un cap, une espérance et des perpectives. Le temps du "chacun pour soi" n'est plus d'actualité. Il est urgent d'agir et cette urgence appelle une réaction civique

    UDI et MODEM ont décidé de prendre leurs responsabilités. UDI et MODEM doivent, ensemble, être les acteurs centraux de la reconstruction intellectuelle et politique dont la France a besoin. Tous deux partagent, historiquement, les mêmes valeurs. C'est une chance pour la France, chance qu'il faut saisir. Si le centre qu'ils incarnent tous les deux veut dire quelque chose pour tracer une autre voie libératrice de notre pays, il faut qu'ils le disent ensemble avec force. Les dirigeants, à quelque niveau de responsabilité soient-ils et auxquels nous lierons nos destinées ne peuvent pas être des dirigeants qui divisent : ils contribueraient alors à l'affaiblissement du destin de la France, de nos régions ou de nos autres collectivités territoriales.

    Chacun, que ce soit à l'UDI, ou au MODEM, dans le respect mutuel de notre liberté, nous savons que nous ne changerons pas la France seuls.

    Pour cette raison, le MODEM du GARD affirme ici sa volonté d'œuvrer à la reconstruction de notre pays et de nos collectivités. Il y prendra toute sa part de responsabilités et ce dans cet esprit de rassemblement des familles du centre.

31 janvier 2014

VERS UNE EUROPE FÉDÉRALE

(sur une idée de Laurent Couraudon)

Quel soulagement de voir que l’ALDE ("Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l’Europe") s’est finalement rangée derrière son Président, Guy Verhofstadt, ancien Premier Ministre belge, pour les Européennes !

mouvement démocrate,bayrou,politiqueOn aurait pu craindre en effet que le Modem louche un peu trop sur un candidat plus facile à vendre à son partenaire, l’UDI : heureusement il n’en a rien été. Il reste maintenant à faire corps avec les idées de Guy Verhofstadt. Ce qui n’est pas gagné tant le pusillanime “politiquement correct” reste puissant et omniprésent. Et pourtant Guy Verhofstadt se tient exactement là où il faut être pour faire gagner l’Europe.

L’Europe s’est montrée jusqu'ici incapable de gérer correctement la crise : trop peu et trop tard. L’Europe reste non démocratique et sort fragmentée d’une crise qui n’a pas su lui redonner le sens de ses valeurs pourtant les plus profondes. L’égoïsme court-termiste reste encore le premier moteur de l’Europe, et donc son pire ennemi.

Peu osent le clamer avec autant d’énergie que Guy Verhostadt. Beaucoup ont peur que de telles critiques fassent le lit des souverainetistes. Et bien non ! Si l’Europe n’a pas le courage de prendre la mesure de ses faiblesses, l’Europe restera incapable de se corriger et de se ressaisir. Si l’on reste silencieux sur les raisons des échecs, on laisse au contraire la porte ouverte à des conclusions beaucoup plus simplistes, beaucoup plus populistes, à des conclusions qui ne sentent pas très bon et nous renvoient que trop à l’Europe de l’entre-deux guerres, à une Europe qui s’oublie terriblement à chaque fois qu’elle a vraiment peur.

Guy Verhofstadt est aussi un fédéraliste sans complexe, et il est grand temps de l’être si on veut sortir de cette gouvernance intergouvernementale qui paralyse la première puissance économique et commerciale mondiale. Quel pays, quelle entreprise, quelle organisation résisterait à une gouvernance si peu efficace ? Il n’est plus temps de faire des grands ronds dans l’eau en se gargarisant de belles histoires sur une Europe "bisounours" qui insulte tant de millions d’Européens qui ont souffert et souffrent encore des tares de cette Europe mensongère qui, depuis trop longtemps, ne cesse de faire semblant. Il est grand temps de donner du pouvoir à un gouvernement fédéral, sans doute ramassé sur la seule Eurozone, sur les seuls domaines de compétence que l’on aura choisis, mais qui sera pleinement responsable et donc aussi redevable.

Pour ce faire, ce pouvoir européen - qui reste à construire - doit être ô combien plus légitime que cet aréopage de Grands Princes Électeurs que l’on nomme le Conseil Européen, et qui n’aurait pas démériter dans le Saint Empire Romain-Germanique. Il n’y a pas de légitimité sans démocratie, sans transparence, sans de comptes à rendre devant l’agora rassemblée.

Ce sera aussi le grand test de ces européennes de voir si les politiques ont compris quels sont les vrais enjeux, si les citoyens savent se mobiliser pour leur avenir, à vrai dire pour la survie d’un continent dans un XXIème siècle qui ne lui fera aucun cadeau.

L’Europe, ce n’est pas ce discours soporifique que nous ne connaissons que trop sur la paix ou sur les miracles du couple franco-allemand. L’Europe c’est ce combat difficile d’une vielle civilisation qui ne veut pas mourir et qui veut défendre la justesse de ses valeurs pétries par 2.500 ans d’histoire.

(À lire l’ouvrage de Guy Verhofstadt “Debout l’Europe !” (2012) en faveur d’une Europe Fédérale et co-signé par.... Daniel Cohn-Bendit)

07 novembre 2013

COMMUNIQUÉ de PRESSE de François VAN DE VILLE

Un quotidien local de ce jeudi 7 Novembre laisse paraître dans ses colonnes un message sous le titre “Lachaud en pince pour l’Alternative”.

Rien n’indique qu’Yvan Lachaud en soit, de fait, l’auteur ou le signataire, alors que celui-ci était présent, mardi dernier (selon la presse), à la signature de la charte par Jean-Louis Borloo et François Bayrou et rapprochant l’UDI et le MoDem dans une même volonté réformatrice.

Il n’a pas du échapper à Mr Lachaud combien les termes de cette charte étaient pesés et mesurés afin de respecter toutes les sensibilités que les signataires ambitionnent de rassembler dans un même courant “qui dépasse les idéologies usées et les controverses systématiques”.

Or dans le message diffusé ce jour, on y trouve des termes qui ne figurent nulle part dans cette charte :

1°/ le mot “centre” n’y est associé avec aucun adjectif. Il n’y est fait mention ni de “centre droit” ni de “centre gauche”.

2°/ les mots “modérés”, “libéraux” ou “démocrates-chrétiens” n’y figurent nulle part non plus. On y parle d’une “majorité réformiste allant de la droite républicaine au centre, jusqu’aux sensibilités écologistes et social-démocrates...., et même de gauche déçus par la fermeture et l’impuissance de la majorité au pouvoir”. Où se trouvent les autres mots cités plus haut ? Celui qui a rédigé le message publié sur ce quotidien a-t-il la bonne charte sous les yeux et l’a-t-il lue avec l’attention souhaitable ?

3°/ enfin la charte précise plus loin : “les élections locales sont très importantes pour notre famille politique” et évoque qu’un examen sera entrepris ville par ville. L’auteur du message n’en souffle mot.

Il est regrettable qu’on entretienne ainsi pareille confusion autour d’un texte clair et simple qui mérite qu’on le respecte et dans sa forme et dans son esprit. C’est le prix à payer pour la “réaction civique urgente” qu’appelle ce rassemblement du centre pour redresser notre pays.

Nul doute que l’UDI et le MoDem, sous la conduite de leurs dirigeants respectifs, répondront à cet appel, y compris dans le GARD.

François VAN DE VILLE
Secrétaire Départemental du MoDem du GARD

28 septembre 2013

L'UDI, le MoDEM : une union nécessaire ?

Le BILLET de François VAN DE VILLE

Un document de réflexion à l'heure d'un tournant décisif.

24 octobre 2012

DÉCLARATION de Philippe BERTA au Midi Libre du 24/10/2012

Répondant à la presse à propos de la naissance récente d'un nouveau parti de droite allié à l'UMP - et prétendant cependant représenter le "Centre" - voici la déclaration de Mr Philippe BERTA, Président du Mouvement Démocrate du GARD :

 

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17 octobre 2012

RÉPONSE OUVERTE À UN AMI....

Ou de l'éloge de l'indépendance....


Sur un réseau social (Facebook), le Mouvement Démocrate du Gard a fait un compte-rendu sommaire de sa réunion du 16 Octobre dans le cadre de ses “3èmes Mardis Démocrates” mensuels. Réunion essentiellement tournée vers la préparation des élections municipales de 2014. Et ce compte-rendu de faire état que, pas une seule fois, n’y fut évoquée la création probable d’un nouveau parti (UDI) proche de l’UMP à l’initiative de Mr Jean-Louis Borloo et de ses amis ou ralliés.

Sur ce même réseau paraissait peu après un commentaire d’un responsable départemental - et cependant ami proche, Mr Deny Jean - d’un des mouvements politiques affiliés à l’UMP : la “Gauche Moderne”, présidée au plan national par Mr Jean-Marie Bockel, ancien ministre de Mr Sarkozy.

Cet ami semble s’étonner que le Mouvement Démocrate soit attaché si fermement à son “indépendance”. Et de relever, non sans raison, que l’indépendance conduisant à l’isolement était fatalement, dans le cadre du fonctionnement actuel de nos institutions, voué à l’échec.

Cher ami, vous avez raison. Mais qui vous a dit que le ”MoDem” voulait s’enfermer dans l’isolement ?

L’indépendance, telle que nous la concevons, c’est notre liberté de choisir avec qui et autour de quels projets et de quelles ambitions, de quels hommes et de quelles femmes qui les portent, nous allons faire alliance pour les faire aboutir. Notre indépendance, réaffirmée dans notre refus de nous associer dans toute démarche qui ne conçoit d’alliance que dans la seule allégeance à l’UMP - quelle que soit d’ailleurs sa future orientation et quelle qu’elle soit à l’issue de ses élections internes en cours pour choisir son futur leader - cette indépendance-là, nous la rejetons fermement : c’est une atteinte à notre liberté de choisir.

lille.jpgDans votre argumentaire, nous mettez en exergue l’opposition apparente qui existerait à l’alliance qui a été conclue ou ici, à Lille, ou là, à Bordeaux, y voyant une sorte de contradiction. Non, cher ami, vous vous trompez : ces choix relèvent d’une même cohérence.

Sans vouloir nous immiscer dans des débats locaux qui ne concernent que les seuls citoyens de ces deux villes, qui peut nier que si la Ville de Lille, aujourd’hui, est devenue la grande métropole au carrefour de l’Europe capable de se hisser à un niveau comparable de ses grandes voisines - Bruxelles ou Londres - voire même Paris (qui n’est qu’à une heure de trajet), Lille le doit surtout à un grand maire qui s’appelait Pierre Mauroy qui a su avoir un projet et une ambition, et qui a su fédérer autour d’eux une majorité d'hommes et de femmes. Pourquoi voulez-vous, cher ami, que les MoDem lillois aient refusé alors de s’associer à elles ou eux sous prétexte que Mr Mauroy est un militant (et ex-Premier Ministre) socialiste ?

bordeaux.jpgPour Bordeaux, que vous citez aussi, si cette cité qui avait tendance à devenir une “belle endormie” ronronnant en voyant couler la Garonne à ses pieds, si cette cité s’est maintenant réveillée avec des projets et des ambitions innovantes, elle le doit surtout à l’action d’un grand maire - Alain Juppé - qui a su fédérer autour d’eux une majorité d'hommes et de femmes. Pourquoi voulez-vous, cher ami, que les MoDem bordelais aient refusé, de leur côté, de s’associer à elles et eux sous prétexte que Mr Juppé est un militant et (ex-Premier Ministre) UMP ?

Ce qui a fait la réussite de ces deux grandes métropoles, ce n’est pas l’étiquette politique des leaders qu’elles se sont choisis pour conduire leur destin : qu’ils soient PS, UMP ou autre, peu importe ! Ce sont les hommes et les femmes qui avaient un projet, une ambition, une volonté et une capacité de les réunir pour les mener à bien. Et pas autre chose !

La vocation du MoDem est précisément cette liberté de choisir qu’elle appelle “indépendance”. La volonté du MoDem est de refuser de s’enfermer dans le manichéisme des étiquettes politiques qui, en elles-mêmes, n’ont aucun sens : pour s’en référer aux deux exemples que vous avez cités, qu’est-ce qui fait la différence entre un Pierre Mauroy ou un Alain Juppé ? L’étiquette politique ? Non ! Tous deux sont (ou ont été) de grands maires qui ont su faire progresser la collectivité dont ils avaient la charge et rassembler une majorité de femmes d’hommes pour y parvenir. Toutes autres considérations ne sont que verbiages partisans et que ruinent les étiquettes dont on les maquille.

La vocation du MoDem, pour en revenir à votre question implicite, sa vocation est bien de s’associer autour de projets et d’ambitions répondant et respectant les valeurs d’humanisme qui sont les siennes et celles historiques du “centre”. S’associer donc avec des hommes et des femmes, quelles que soient leurs étiquettes politiques. Et s’associer, vous en conviendrez, c’est bien le contraire de s’isoler.

Là est notre liberté et notre "indépendance". Et c’est là où nous ne pouvons nous associer à la démarche actuelle de Mr Borloo qui consiste - jusque quand ? - à ne concevoir d'association qu’avec des gens étiquetés proches de l’UMP et refuser toute approche avec les autres, indépendamment de leurs projets, quels qu’ils soient. C’est une erreur abyssale.

(Un des proches de Mr Borloo s’est même payé le ridicule d’évoquer son refus de s’associer avec un “cartel des gauches”, oubliant en cela que le fondateur du dit “cartel” à cette époque s’appelait Édouard Herriot, Président alors du Parti Radical, prédécesseur à ce poste de Mr Borloo ! Qu’il révise un peu ses livres d’histoire ! Et n’oublions pas ce que doit Lyon et son rayonnement à ce même Édouard Herriot qui en fut longtemps le Maire de gauche, comme Raymond Barre le Maire centriste, et bien d’autres avant ou après de diverses étiquettes).

Vous-mêmes, Mr Deny Jean, vous ne pouvez oublier que le MoDem du Gard a soutenu votre candidature et votre projet aux cantonales de 2011 et a participé activement à votre campagne, au-delà de quelques inévitables grincements ; et nous avons accueilli ensemble Mr Bockel venu soutenir à Nîmes votre candidature. Ceci relevait de la même logique que celle exposée plus haut, même si le système électoral actuel - que le MoDem veut rendre dans son projet plus démocratique et plus représentatif - a entraîné un score immérité. Vous aviez déjà là l’exemple que nous ne voulions pas être enfermés dans cet isolement que vous supposez.

Demain donc, le MoDem s’associera non pas à des étiquettes politiques, mais à des hommes et des femmes partageant de mêmes valeurs proches réunies autour d’un projet et d’une ambition fédératrice. Que ces hommes ou des femmes soient, oui ou non, “encartés” à l’UMP, au P.S. ou à l’une des familles républicaines ou se référant au "centrisme", ou des hommes et des femmes issues de la société civile et non “encartés” du tout, peu nous importe. L’essentiel, c’est eux, ou elles, leurs projets, leurs ambitions au seul service de la cité, leur énergie et leur volonté d’aboutir. Et, contrairement à ce que vous affirmez, la majorité des françaises et des français partagent profondèment ce sentiment-là : seul un système électoral manipulateur au service de quelques intérêts bien protégés, fait croire le contraire. Ne nous y trompons pas.

C’est là qu’est l’indépendance du Mouvement Démocrate. C’est bien le contraire de l’isolement que vous supposez. Le MoDem, actuellement, observe et écoute. Les futures “alliances” viendront en temps opportun, selon les projets, les femmes et les hommes qui les porteront au service de nos concitoyens. Mais alliances, il y aura bien. Soyez-en pleinement rassuré.

Avec toute notre amitié.

François VAN DE VILLE

Secrétaire Départemental du Mouvement Démocrate du GARD