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12 décembre 2011

ANALYSE D'UN SCRUTIN

TRIBUNE LIBRE

Dès 2002, François Bayrou n’a cessé de préconiser l’indépendance du centre, et depuis, il n’a jamais changé de discours, même au prix qu’on sait qu’il a accepté de payer.

En outre, en 2007, il s’est forgé une grande part de sa légitimité en mettant en garde les français sur les conséquences d’une dette non maîtrisée. Ce qui ne paraissait d’ailleurs nullement préoccuper les différents autres candidats en lisse, tout au contraire.

On sait combien les événements lui ont donné ensuite raison contre tous.

Aujourd’hui François Bayrou se présente non seulement en candidat qui “avait su prévoir", mais aussi en candidat de rassemblement dans une France défaite par tant d’erreurs cumulées, par des gouvernements tant de droite que de gauche.

47% DES FRANÇAIS N’EN VEULENT PAS....

Un tout récent sondage révèle que 47% des français ne souhaitent pas l’élection, en 2012, ni de Mr Sarkozy, ni de Mr Hollande. Un renvoi dos à dos lourd de signification mais non dépourvu de menace : celle d’un refuge vers des idéologies extrêmes, malgré la stérilité de leurs projets.

Que va-t-il donc se passer désormais ?

Dans les toutes prochaines semaines, vraisemblablement pas grand-chose.

Pourtant, déjà, un candidat - Mr Hollande - après sa très médiatique élection aux primaires socialistes, voit sa "maison" se craqueler de tous côtés. Il est vrai que ses “amis” (de la direction du P.S.) ne l’ont guère beaucoup ménagé : après un invraisemblable “accord” avec les verts conclu par dessus sa tête (et sans que son avis n’ait été spécialement sollicité), voici que d’autres se hasardent à relancer le vieux démon germanophobe suite à la fermeté du gouvernement allemand quand aux orientions européennes, tant politiques que financières. Le malheureux candidat P.S. est donc obligé, aujourd’hui, d’écoper et calfeutrer de toutes parts.

“L’autre” candidat, si l’on s’en tient à la terminologie traditionnelle - à étroites œillères de la presse qui n’en voit jamais que deux ! - Nicolas Sarkozy, lui, profite à plein de ce cafouillis. Sa combativité (que nul ne peut lui nier), face à un encerclement d’indicateurs peu favorables aux intérêts français, lui permet de gagner quelques points face à son malheureux challenger.

Le match ne fait donc que commencer et le début de 2012 risque de s’animer sérieusement. Mais, malgré les augures simplistes de cette presse souvent indigente, l’issue de l’élection devient de moins en moins prévisible.

ÉTAT DE FAILLITE

La conjoncture économique est très mauvaise, contrecoup de deux crises financières (2008 et 2011) exceptionnellement graves et profondes. Les finances de nombreux états sont proches de la “faillite” (ou tentent de feindre n’y être pas déjà), et celles de la France n’est guère plus enviable malgré les plans de rigueur successifs annoncés avec grand fracas : en 2012, selon le budget actuellement en discussion, la France devra encore emprunter 200 milliards € pour payer son train de vie..., et les taux d’intérêt risquent fort de s’alourdir, comme pour un peu mieux nous enfoncer.

Pour la première fois, la campagne électorale sera donc, par nécessité et simple réalisme, pauvre en promesses. Et si même certains se hasardent quand même à laisser entendre que l’on pourra réduire les récentes mesures de rigueur, le bon sens de nos concitoyens - du moins on l’espère - les incitera à relativiser largement les promesses intenables des uns et des autres dans l’état actuel de nos finances.

Mais, en plus de ces deux candidats que je viens de citer, il y en a aussi plusieurs autres qui risquent, avec plus ou moins de bonheur, de perturber sérieusement l’actuel tête-à-tête Sarkozy/Hollande.

On ne peut ignorer - car, en lisant ces lignes, tout le monde y pense déjà - la candidature de Mme Le Pen avec ses accents renouvelés très démagogiques. Mais, plus sérieusement, il y a aussi celle aussi de François Bayrou dont le potentiel électoral ne peut être ignoré : il l’a démontré avec ses près de 19% en 2007. Un tout récent sondage laisserait paraître qu’il serait déjà au même niveau que Mme Le Pen et déjà en position d’être en 3ème position pour menacer les 2 favoris médiatisés du moment. En revanche, il est inutile de retenir les candidatures, pour arriver au 2ème tour, de Mr Mélanchon (qui s’en prend d'ailleurs désormais avec passion à Mr Bayrou tant il pressent la place croissante dans la compétition), ni de Mme Joly, ni de Mr Chevènement, ou ni encore celle de Mr De Villepin (qui ne se présente, seul, dans le compétition élyséenne, vraisemblablement, que pour mieux négocier ensuite une place). Et quant à Mr Morin, la simple charité oblige à n’en pas trop parler tant il est inexistant sur l’échiquier politique.

Mais revenons quand même donc à nos 4 candidats potentiels qui peuvent espérer atteindre le 2ème tour.

LES CANDIDATS POSSIBLES

Nicolas Sarkozy (je le cite ici en premier en raison de son actuel statut) : il se cale désormais dans une posture basée sur son sens des responsabilités et sa capacité de protéger les français des menaces qui les entourent. Mais tous savent les limites de cette capacité : beaucoup de ficelles ne sont pas entre ses mains, dont, notamment, les agences de notation qui déterminent le prix à payer de notre (abyssal) endettement.

Mr Sarkozy n’est cependant pas démuni de courage quand il propose aux français un nième plan de rigueur à quelques mois d’une élection où il n’est pas favori. Audace ? Témérité ? Qui sait ? Mais, avec le soutien d’un bon “plan media” (et ce diable d’homme sait y faire dans ce domaine !), peut-être cela peut-il marcher ? Un vrai pari, un peu fou pour certains ! Mais, si la note de la dette souveraine de la France venait, hélas, à se dégrader, nous assisterions à un effondrement de la crédibilité financière de la France, et le principal atout du candidat Sarkozy.... s’effondrerait avec elle et deviendrait pour lui un handicap majeur. S’en relèvera-t-il ? Rien n’est moins sur.

Mr Hollande, pour autant, profiterait-il de cette dégradation ? Je le conçois mal : le projet socialiste est très - est bien trop - dépensier. Projet assorti, de surcroît, par quelques initiatives “personnelles” du candidat Hollande, tout autant dépensières. Cela ne pourrait conforter l’idée, au sein de l’électorat, que Mr Hollande puisse être un atout pour redresser la situation. Mr Hollande traîne là un vrai boulet avec "son" projet socialiste.

Il est donc à craindre que la (très possible) dégradation de la crédibilité de la France fasse, au final, à la fois deux victimes parallèles : Mr Sarkozy et Mr Hollande.

Il nous reste donc, après ces deux-là s’ils venaient à être balayés par ces cataclysmes économiques, que 2 candidats potentiels.

Mme Le Pen pourrait, elle, rassembler autour d’elle la foule des mécontents, des peureux, des révoltés des diktats venus de toutes parts. Et on l’entend déjà vouloir tant nier les agences de notation, qu’annuler la dette “purement et simplement” (comme c’est simple !), emprunter désormais sans payer d’intérêts, etc.... Un  vrai délire !

Mais il se trouvera vraisemblablement, parmi tous ces mécontents ou ces révoltés, des gens qui regarderont en face l’intérêt du pays. La clientèle de Mme Le Pen n’est pas constituée que de "simples d’esprit” et il ne leur échappera pas longtemps que ce type de démagogie ne fera que précipiter l’effondrement financier du pays. Ses solutions, simplistes, conduiront tout droit - ils s’en apercevront vite - à la catastrophe : si, par exemple, on  annulait la dette, la France ne pourrait plus emprunter sur les marchés ; donc on ne pourrait plus faire le moindre déficit ; donc on ne parviendrait plus à payer tous les salaires des services publics, les retraites à leur niveau actuel, combler le déficit de la sécurité sociale, etc.... On ne pourrait que battre de la monnaie (sous-évaluée) en abondance pour y faire face, donc relancer une inflation galopante dont les premières victimes seraient, comme toujours, les plus fragiles. Fermerait-on nos frontières ? Plus de téléphones portables, plus d’ordinateurs, ni d’automobiles, ni de téléviseurs, ni de composants électroniques, etc.... Bref : une récession calamiteuse promise à court terme.

Donc, la “solution” Le Pen risque de se dégonfler comme une baudruche (qu’elle est !).

Il nous reste donc encore le candidat Bayrou.

François Bayrou risque, vraisemblablement, d’être le candidat de repli stratégique pour tous les français qui gardent raison, pour tous ceux qui ont compris qu’il s’agit - parce que c’est une incontournable obligation et tous ceux qui prétendent le contraire ne sont que menteurs - il s’agit de faire des efforts pour redresser les comptes publics tout en maintenant le système social à la française, tout en préservant la cohésion nationale.

Car il s’agit bien de cela (je le disais plus haut), l’effondrement des finances publiques pourrait entraîner l’éclatement en plein vol de tout ce qu’on a bâti depuis la Libération : sécurité sociale, retraites, allocations familiales, prestations chômage, etc.... L’exemple grec, mais aussi ceux espagnol et britannique, entr’autres, est inquiétant et on ne peut l’ignorer tant il peut faire tache sur d’autres nations. Une agence de notation n’envisage-t-elle pas, maintenant, de même baisser la notation de la vertueuse Allemagne ?

LA TRIPLE LÉGITIMITÉ de Mr BAYROU

François Bayrou a donc, en plus pour lui, une triple légitimité pour s’imposer dans ces circonstances particulièrement graves auxquelles notre nation est confrontée :

• d’une part, il a eu raison depuis longtemps, avant tous les autres : l’équilibre budgétaire, la réduction des déficits publics et la résorption de la dette avaient, déjà, constitué le thème majeur de sa campagne présidentielle de 2007. Il avait prévenu que l’État allait “droit dans le mur”. Et la responsabilité en incombe aujourd’hui à toute la classe politique depuis au moins trente ans, droite et gauche confondues.

Les raisons de ce cataclysme économique ? Elles sont multiples : • la croissance massive du chômage qui a réduit les recettes • l’effondrement de pans entiers de notre industrie (textile, sidérurgie, etc....) et son “exportation” vers d’autres pays étrangers (les délocalisations) • le maintien parallèle du niveau des dépenses publiques, voire leur accroissement face à la demande sociale • une démographie qui fait décroître la population active • etc....

La “fuite en avant” qui a été poursuivie par ces gouvernements irresponsables aurait été pertinente en période de croissance soutenue. Mais la faible croissance, voire la récession, ont aggravé nos déficits et rendu la politique budgétaire de la France dépendante, désormais, de la décision des prêteurs étrangers. D’où l’intervention pesante des notations d’agence. Leur poids est devenu insupportable.

Les responsables politiques ? Comme je disais plus haut, tous, sans exception : UMP/RPR et P.S. compris ! Les gouvernements se sont succédés l’un après l’autre, chacun a apporté sa part de dettes supplémentaires, puis, ensuite, ils les “refilaient” au gouvernement suivant...., qui continuait la même politique.

Au passage, ici, je m’insurge avec vigueur sur la thèse qu’on entend parfois qui voudrait que le seul gouvernement “vertueux” aurait été celui de.... Mr Jospin : Mr Jospin n’a seulement bénéficié, pour l’essentiel, que d’une embellie économique qui n’avait rien de française ! Elle avait pour principale origine la “bulle” de l’informatique et des télécommunications, bulle née essentiellement aux USA. Cette bulle a généré, mécaniquement, une "cagnotte". Mais Mr Jospin, au lieu d’en profiter pour réduire la dette, au contraire il l’a augmentée : il a accru les dépenses. Et on sait la suite.

• Triple légitimité de François Bayrou, ai-je donc dit ? Oui, il y a aussi chez ce candidat une réelle volonté d’apporter des solutions pour sauver le modèle français. Pour lui, la rigueur ne peut pas se réaliser sur un seul levier mais sur les deux à la fois : • réduire les dépenses publiques • augmenter les prélèvements obligatoires selon le principe de justice sociale et fiscale et ce jusqu’à redressement de nos comptes. • rétablir notamment notre balance des paiements en redémarrant notre potentiel industriel - et le génie français - pour PRODUIRE (de nouveau) EN FRANCE : des pans entiers de nos besoins les plus courants ont été abandonnés par notre industrie (je l’exposais plus haut) : on les a délocalisés pour, désormais, les produire à l’étranger et, ensuite, nous les y faire acheter ! Et notre balance des paiements nous entraîne, par ses déficits, un peu plus dans le gouffre.

Dans une toute récente intervention, François Bayrou a donc dit sa volonté de donner du poids au “made in France” pour recréer des emplois qui nous manquent et tarir cette fuite de capitaux.

C’est donc là l’un des thèmes majeurs que François Bayrou compte développer et décliner pour les mois à venir.

Cela relève du simple bon sens ; bien plus que de vouloir recruter des fonctionnaires ou créer des emplois artificiels en augmentant nos déficits (méthode socialo-Hollande).

François Bayrou a su, lui, trouver la ligne de clivage la plus éclairante du paysage politique : entre ceux qui pensent que les responsables des tous les malheurs français sont à l’extérieur (Europe, Chine, USA, les immigrés, le plombier polonais, etc.) et qui font croire qu’on ne peut donc rien y changer ; et ceux qui, au contraire, pensent qu’on doit faire des réformes pour améliorer nos performances, et qui savent que l’intégration européenne est, au contraire, un atout monétaire pour la France, et la mondialisation elle-même un levier supplémentaire pour nos exportations.

• Enfin, François Bayrou a aussi une troisième légitimité : il est le seul capable de casser le système politique sclérosé par le bipartisme UMP-PS et de proposer un gouvernement d’unité nationale en mettant à contribution toutes les compétences des deux camps.

Nicolas Sarkozy est - ou a, hélas pour lui - une personnalité trop "clivante" pour réussir dans cette démarche. Et quant à François Hollande, il est trop prisonnier d’un Parti socialiste qui n’a toujours pas lâché ses “vieilles lunes”.

L’ISOLEMENT ?

François Bayrou n’est-il pas, on l’entend parfois, trop isolé pour réussir ce pari d’un grand rassemblement ?

Contrairement à l’image que certains veulent répandre, François Bayrou n’est pas seul. Outre l’équipe qui l’entoure (et il n’en faut pas des centaines pour former une équipe gouvernementale de choc et de compétence), il a su entretenir des amitiés précieuses : • au sein de l’UMP : Pierre Méhaignerie, Alain Juppé, Jean Arthuis, et bien d’autres qui révèlent aujourd’hui leur appui • au sein du P.S. : Hubert Védrine, Manuel Vals et.... François Hollande “himself” ! François Bayrou sera certainement le plus apte à réaliser, avec eux tous, la majorité centrale qui pourra réformer la France et ce sans opposer les uns contre les autres, comme dans le système actuel UMPS.

François Bayrou ne néglige pas non plus d’autres priorités essentielles : redonner à notre éducation nationale un nouvel élan et la sortir du marasme qui fait qu’elle produit aujourd'hui des futurs citoyens sortant de ses bancs sans savoir lire ou écrire avec compréhension. Et il est inutile, pour cela, d’accabler le corps de nos enseignants. Il a ressorti pour cela le simple verbe “instruire”. Il en est temps ! Autre priorité aussi : reconstruire la démocratie en France, réduire l’emprise de l’argent sur toutes nos institutions qui les pourrit à la base. Il utilise pour cela le simple verbe “construire” : c’est devenu, aujourd’hui, un vaste et nécessaire programme tant le système actuel en a miné les bases.

Devant les errements des uns et des autres, devant les promesses intenables, devant les démagogies trompeuses, quel bonheur de lire et trouver, en lisant ou en écoutant François Bayrou, des idées de simple bon sens, de justice sociale, de reconstruction de nos forces vives, tant à l’école que dans nos industries et notre artisanat si riche d’initiatives !

Je guette en vain, jusqu’ici, chez d’autres candidats, des propositions aussi rassurantes et constructives qui ne soient pas que des mots et de vaines promesses. J’observe aussi cette propension de certains candidats de reprendre à leur compte des idées.... du candidat Bayrou ! Mais sans se débarrasser pour autant de leurs tics ou leurs penchants habituels.

Rien n’est gagné. Tout est à (re)conquérir. L’avenir est grand ouvert. L’espérance peut renaître. Mais au seul prix de la lucidité et du courage. C’est pourquoi je reste confiant.

François VAN DE VILLE

Secrétaire Départemental du Mouvement Démocrate du GARD

21 novembre 2011

LES "RENCONTRES" DU TOURISME À NÎMES....

....QUEL PARADOXE !

TRIBUNE LIBRE


mouvement démocrate,bayrou,politiqueLa Ville de Nîmes a organisé très rapidement "Les Rencontres du Tourisme" en vue de la courte visite de Frédéric LEFEBVRE, Secrétaire d’État Chargé du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises, du Tourisme, des Services et de la Consommation (photo).

Il est vrai que Nîmes est l’archétype de ce qu’il ne faut pas faire que ce soit en matière de tourisme, de commerce, d'artisanat et de petites et moyennes entreprises.

En quelques années, très peu, reconnaissons-le, notre trio infernal Fournier-Lachaud-Proust ont réussi la prouesse de mettre à terre les forces vives nîmoises (commerçants, artisans, professions libérales, gérants de petites et moyennes entreprises).

Comment des Élus de la Municipalité pourraient ils parler de tourisme ? D’ailleurs quel en serait le sujet ?

Un énième musée peut être, que notre ville, de toutes façons, ne pourra pas s’offrir car les finances locales nîmoises sont dans le rouge, niveau d’emprunt hors normes, emprunts toxiques..., sous le regard bienveillant de Mr Lachaud, Adjoint aux Finances.

Nous ne parvenons même pas à entretenir les musées existants qui, comme le reste, sont en crise : faiblesse du taux de visiteurs, état immobilier le plus souvent dramatique, collections "patrimoine de l’humanité" martyrisées, etc....

Comment pourrait-il en être autrement dans une ville où la politique culturelle se limite à une politique de coups ? Dans une ville sans politique de transports ? Dans une ville où accéder au centre-ville, a fortiori pour les touristes, ressemble en tous points à un parcours du combattant ?

Nous avons eu droit au musée taurin dont on nous tait le taux de fréquentation : et voici l’archéologie reconvertie en "romanité" ! Un centre de dépenses supplémentaires dans une ville sans marge financière ! Quel est l’objectif ? Où le situer vis-à-vis du grand musée régional de la romanité de Narbonne, vis-à-vis de la “success-story” arlésienne, ou encore vis-à-vis du Pont du Gard ? Et qui va payer cet investissement, puis son fonctionnement ? Quel serait la valeur ajoutée de ce 7ème musée ? Aucune réponse n’est donnée au citoyen qui devra se limiter, là encore, à payer.

Mais cela n’a pas d’importance : nous, citoyens, devront continuer à contribuer à cette gabegie, nous permettant de rester leaders en termes d’impositions locales face à un service rendu des plus minimal. Qu’à cela ne tienne : bâtir n’importe où, n’importe comment, sans souci de l’objectif ou des retombées pour les générations suivantes, mais aussi sans souci de dialogue, voire de respects des normes !

Encore plus aujourd’hui qu’hier, tout investissement - particulièrement dans une ville étranglée économiquement - chaque euro dépensé doit s’accompagner de la seule question qui vaille : quel en sera le retour sur investissement ?

Ici encore, comme depuis nombre d’années, cette réflexion ne semble en rien gouverner la réflexion de nos élus. Sinon, par exemple, aurions-nous construit une piscine olympique sans accès extérieur, ce qui réduit notablement son utilisation estivale ? Aurions-nous construit une "SMAC" sans penser globalement le positionnement de la musique dans cette ville, ni voir l’intérêt d’y adjoindre, enfin, un véritable auditorium convertissable en salle de congrès ? Aurions nous pensé sérieusement à la création du parc d’activités touristiques "NEMOLAC" imaginé dans la zone abandonnée de Nîmes Est, projet qui a été accueilli avec intérêt par Monsieur le Préfet, par le Président de la République, lequel a demandé à ce que son créateur se rapproche du Secrétaire d’État au Tourisme....?

Imaginons que le bon sens l’ait emporté il y a quelques années : nous aurions aujourd’hui, par une ligne d’un vrai tramway, résolu en grande partie nos difficultés de transports, investissement d’avenir pris en charge en grande partie par la Région et le "Grenelle de l’Environnement". Notre centre-ville en serait revitalisé et le lancement d’une grande politique d’urbanisme serait alors possible incluant la requalification de nombreux quartiers, requalification réfléchie en termes de pôles fonctionnels tout en respectant leurs identités.

Nous ne pouvons donc que conseiller à nos édiles locaux, non pas de tenter d’animer des tables rondes à propos de sujets qu’ils ne maîtrisent absolument pas, mais plutôt d’être des auditeurs assidus : notre Ville ne pourrait que mieux s’en porter.



Philippe BERTA
Président du Mouvement Démocrate du Gard

18 novembre 2011

ON SE TROMPE D'ÉLECTION

TRIBUNE LIBRE

La rencontre cette semaine entre des appareils de parti - en l’occurrence le PS et les “Verts” - forcent à s’interroger si ces partis ne se trompent pas d’élection.

mouvement démocrate,bayrou,politiqueEn mai prochain, l’élection déterminante est celle d’une homme (ou d’une femme) qui se présentera, seul(e), face aux français, et qui sera ensuite appelé(e), grâce au mandat qui lui aura été confié, à conduire le destin de notre nation pendant les 5 prochaines années. Il ne s’agit donc pas d’une élection législative.

Or tout s’est déroulé entre Mme Aubry et Mme Duflos comme s’il ne s’agissait que de cela. On s’est même hasardé à échanger des centrales nucléaires - qui conditionnent notre avenir énergétique - contre des sièges de députés !

Il est donc tout-à-fait normal qu’ensuite les candidats portés par ces deux partis - Mr Hollande et Mme Joly - se s’y retrouvent plus dans ces “accords” et ceci crée la plus totale confusion : ces candidats se trouvent en effet dépouillés du projet dont ils sont naturellement porteurs et qui ne peut être calqué sur la stratégie étroite de tel ou tel parti en particulier, ceci dans un nécessaire esprit de rassemblement des français face aux enjeux auxquels ils sont confrontés.

mouvement démocrate,bayrou,politiqueMr Hollande tente donc, aujourd’hui, de “sauver les meubles” en concédant des compromis où le grand écart qu’ils exigent risque de le faire tomber tellement il perd toute crédibilité. Et quant à Mme Joly, elle se demande à quoi elle sert encore puisque Mme Duflos a décidé à sa place des choix qu’elle devra conduire.

Les français risquent donc fort de ne plus s’y retrouver dans ces combinaisons d’appareils qui échappent à leur entendement. C’est de la politique au ras des pâquerettes.

François VAN DE VILLE

Secrétaire Départemental du Mouvement Démocrate du GARD

14 novembre 2011

L'ERREUR DU PLAN FILLON

TRIBUNE LIBRE

mouvement démocrate,bayrou,politiqueÔ loin de critiquer aveuglément un plan qui était indispensable à notre économie et la crédibilité de la France, on ne peut que regretter, dans le plan présenté cette semaine par François Fillon, un certain nombre d’erreurs ou d’orientations, erreurs qui font sa fragilité.

Fragilité ? Ce plan est en effet insuffisant dans ses mesures d’économie et repose essentiellement sur des augmentations d’impôts qui, automatiquement, freineront la reprise de la croissance.

Oui, bien sur, il y a une petite accélération de la réforme des retraites. Et aussi une désindexation de quelques prestations. Mais pour le reste.... Tout repose essentiellement sur un relèvement du taux de la TVA réduite, la désindexation des barèmes de l’impôt sur le revenu et de l’ISF, une majoration de l’impôt des “grosses” sociétés déterminées sur leur chiffre d’affaires (et non sur le cash-flow produit, une erreur décidément récurrente en France !), une chasse aux “niches fiscales”.

Tout cela ne sont pas des mesures d’économie du train de vie de l’état mais bien des impôts supplémentaires, quels que soient les tours de passe-passe pour faire croire le contraire. Et ces impôts nouveaux représenteront ±75% du plan de rigueur.

LA FRANCE EN PORTE À FAUX

La France est totalement en porte-à-faux par rapport aux mesures prises chez nos voisins européens dont, d’autre part, chacun se plaît à saluer l’exemplarité des mesures qu’ils ont prises chez eux. Étrange paradoxe !

Si on prend l’exemple de la Grande-Bretagne, les proportions entre économies et augmentation des impôts sont exactement inverses. On a réduit le budget des ministères de 25%, le budget des collectivités locales de 27%, “gelé” pour deux ans les salaires de la fonction publique, supprimé 330.000 postes de fonctionnaires, etc....

En traversant la Manche pour regarder du côté de l’Allemagne - dont on soutient par ailleurs qu’on veut se rapprocher de son système économique - Mme Merkel a décidé non pas une hausse des impôts mais leur réduction de 6 milliards d’ici 2014. Et pourtant l’Allemagne est aussi endettée à ±80% de son PIB, un taux proche de celui de la France. Mais Mme Merkel a décidé, elle, de réduire de façon drastique les dépenses de l’état et fait le choix de réduire les impôts pour faciliter la reprise économique, ne pas décourager l’initiative individuelle, ne pas ruiner la compétitivité des entreprises et ne pas déprimer le consommation des ménages.

Que ce soit donc chez nos amis anglais, ou ceux allemands, les choix sont à l’inverse du plan “proposé” par Mr Fillon.

Touche-t-on à nos 35 heures qui nous coûtent 18 milliards par an de réductions de charges ? Non ! Réforme-t-on la formation professionnelle qui, de dérives en dérives, nous coûte aujourd’hui 30 milliards ? Non ! Touche-t-on aux avantages scandaleusement inégalitaires dont bénéficient les fonctionnaires quand ils prennent leur retraite par rapport aux “privés” ? Non ! Touche-t-on à la gabegie des emplois dans les collectivités territoriales, lesquelles semblent vivre en totale autarcie qu’aucune crise ne pourrait atteindre ? Non !

On prétendra qu’à 6 mois d’élections au résultat si incertain, de telles mesures seraient “impopulaires”. “Impopulaires”, dites-vous ? Pourquoi ? Les hausses d'impôts ne le seraient-elles pas tout autant ?

Ce plan Fillon n’est qu’un leurre ténu et que déjà les experts estiment insuffisant.

Je lisais tout récemment un bref jugement de Nicolas Baverez, l’impitoyable économiste si souvent éclairé, commentant le plan Fillon : “Le laxisme, par d’autres moyens”.

Tout est dit.

François VAN DE VILLE

Secrétaire Départemental du Mouvement Démocrate du GARD

FRANÇOIS, ÉVA, JEAN-PIERRE et les autres...

TRIBUNE LIBRE

On vous l’avait bien dit : quoique François Hollande, au-delà de sa victoire à la primaire socialiste, ait gagné un soupçon d’envergure médiatique, voire de stature présidentielle, il a cependant déjà mangé son pain blanc : depuis quelques semaines, face à la crise qui se révèle jour après jour d’une profondeur presque insondable - nous ne sommes pas au bout de nos surprises ! - son comportement se montre aujourd’hui à la fois hésitant et insipide. Pire, même : de mauvaise foi et irresponsable.

Et voilà que, pour ne pas simplifier les choses, Mr Hollande est aujourd’hui coincé, malgrè lui, entre une Éva Joly, d’une part, et un Chevènement, d’autre part, qui ressortent tous deux de leur oubli où le temps les avait placés. Mais tous deux pour défendre des points de vue inconciliables, outre déjà ceux d’un Montebourg ou d’un Mélanchon sur le flan gauche de Mr Hollande !

Voici le rêve déjà envolé : un cauchemar ! Si Mr Hollande continue, comme il le fait présentement, de se noyer dans un discours autant irresponsable qu’intellectuellement malhonnête, ses alliés potentiels l’éloigneront de plus en plus de toute crédibilité économique.

Mr Hollande ne sait d’ailleurs plus sur quel pied danser, lui le “chéri” d’une partie des électeurs dits “centristes” qui appréciaient sa modération et, d’autre part, lui l’adulé des électeurs de la “vraie gauche” qui espèrent, au travers de sa candidature, leur retour aux “affaires”.

Mais Mr Hollande se contente de matraquer systématiquement tout ce qui bouge côté gouvernemental et, malgré les avis de personnalités modérées et “compétentes” proches de lui, il poursuit le fantasme incohérent de vouloir recruter 60.000 fonctionnaires, comme il se refuse tout autant de reconnaître la réalité mondiale de la crise.

Nous voici donc loin d’une stature de responsabilité présidentielle autre que celle d’un “anti-sarkozysme” primaire, lequel perd d’ailleurs progressivement de sa crédibilité ; et les sondages récents marquent désormais nettement cette tendance. Mr Hollande va même jusqu’à dénoncer le plan de rigueur de Mr Fillon, alors que tous les experts financiers dénoncent aujourd’hui son insuffisance notoire, celui-ci étant basé sur une prévision de croissance encore trop optimiste et qu'il faudra sévérement revoir à la baisse : donc il faudra encore raboter quelques milliards supplémentaires.

Mr Hollande va donc devoir choisir entre le premier tour - celui où il devra rassembler toute la gauche, y compris les Mélanchon, Montebourg et autres “verts” - et le second tour, celui où, pour l’emporter, il devra nécessairement attirer à lui les électeurs du centre droit. Et s’il ne choisit pas, Mr Hollande paraîtra alors confus, flou, inexistant (j’ai lu aussi, dans un excellent papier, l’adjectif “ectoplasmique" !) : donc il sera en grand danger. C’est pire qu’un grand écart !

Les premiers choix “urgents” imposés : les "cas" Éva Joly et Jean-Pierre Chevènement

Le cas Joly

Mme Joly ne manque pas d’aplomb, on le sait : il frise même parfois une certaine arrogance. Pourtant, électoralement parlant, les “verts” ne sont pas dangereux : on sait, qu’au deuxième tour, ils voteront majoritairement pour le candidat socialiste. Mais, malgré cette absence de réelle dangerosité, Mme Joly veut négocier immédiatement avec Mr Hollande. Elle prétend même lui imposer son point de vue et ce dès ces prochains jours.

Elle oublie, qu’au-delà de leur succès électoraux relatifs aux européennes ou aux régionales, les “verts” doivent tous leurs sièges parlementaires nationaux - Assemblée Nationale ou Sénat - à la seule indulgence du PS. Celui-ci a même offert une tête de liste à Mr Vincent Placé, le secrétaire général des “verts”, lors des récentes sénatoriales !

Malgré donc leur faible importance qui les rend largement minoritaires, Mme Joly et “ses" verts prétendent imposer au PS son point de vue. Et elle menace même celui-ci de toutes leurs foudres au nom de la.... démocratie ! (Celle des minorités, évidemment !)

La pierre d’achoppement : l’avenir du nucléaire et l’EPR de Flamanville

Lors des primaires, on se souvient que Mr Hollande avait tenté d’ouvrir une porte de sortie mesurée, même si celle-ci ne satisfaisait en fait personne : réduire progressivement la part du nucléaire français à 50% de la production nationale, et poursuivre la construction de l’EPR pour ne pas anéantir notre savoir-faire technologique dans ce domaine de pointe dont on ne peut nier l’avenir qu’il ouvre malgré lui. Et puis on constate aussi que la catastrophe de Fukushima commence à s’étioler dans les esprits et revenir à la réalité particulière du continent japonais et de son instabilité sismique chronique.

Quant à l’EPR lui-même, cause principale de la discorde, il fait partie de la troisième génération des réacteurs qui apporte un taux de sécurité environnemental, comme de non-pollution de l’atmosphère, inégalés. De plus, décidé en 2007, il va coûter “in fine” ±6 milliards d’€. Le démanteler aujourd’hui, alors qu'il doit démarrer dans 4 ans, coûterait plusieurs milliards supplémentaires et, de surcroît, nous ne serions plus en mesure de faire face au remplacement, à partir des années 2020, du parc nucléaire actuel lequel, il est vrai, deviendrait alors un vrai danger face à son usure.

Quel poids peut-on donc accorder aux talents et aux arguments de Mme Joly ?

Le cas Chevènement

Jean-Pierre Chevènement, lui, est d’une autre dimension, comparée à celle de la remuante leader EELV. Non pas sur le plan électoral mais sur le plan crédibilité.

Lui a la stature d’un homme d’État : il a occupé avec brio plusieurs grands ministères (Défense, Intérieur, Industrie et Recherche, Éducation Nationale). Mais, surtout, la crise financière - comme pour François Bayrou dont il est proche de l'analyse - lui donne aujourd’hui raison et il entend en profiter.

Il s’était déjà présenté en 2006 à l’élection présidentielle pour renoncer quelques semaines plus tard. Il sait, encore aujourd’hui, qu’il n’ira pas jusqu’au bout de son actuelle candidature. Mais il entend bien faire entendre, en attendant, sa propre musique dans le débat, au même titre qu’un Montebourg au PS lors des primaires. Et considéré comme “figure de proue” du dirigisme industriel, Mr Chevènement a récemment réaffirmé sa foi dans le nucléaire et dans le programme EPR.

Aussi, entre la “chèvre” Éva Joly et le “chou” Chevènement, Mr Hollande devra faire un choix, un choix entre deux conceptions irréconciliables.

Éspérons pour lui que ce choix ne répondra pas à des données bassement électoralistes, comme celles, en 1998, de Mr Jospin d’abandonner “Superphénix”. On sait le résultat : Mr Jospin a fait perdre à la France son avance technologique sur les surgénérateurs et, aussi, il a fait perdre 10 milliards d’€ d’investissements devenus inutiles.

Il faudra donc que Mr Hollande réunisse de grands talents de conciliateur pour ménager à la fois Mme Joly et Mr Chevènement sur la question fondamentale de notre énergie du futur. Une première épreuve du feu pour affirmer une politique, celle de notre avenir et de notre indépendance énergétiques. Un test grandeur nature pour évaluer le candidat et sa capacité de trancher entre des inconciliables. Donc sa capacité d’être un homme d’état responsable.

Et nous ne sommes seulement qu’à 6 mois des élections.... Çà promet pour la suite !

Georges DELIESSE

13 novembre 2011

LE CLASSEMENT DES UNIVERSITÉS DANS LE MONDE

TRIBUNE LIBRE

mouvement démocrate,bayrou,politiqueLe "Figaro Magazine" daté du 12 Novembre, en partenariat avec le “Times Higher Education (THE)”, publie cette semaine un classement des meilleures universités à travers le monde.

Le classement de Shanghaï, on le sait, était déjà lourd à porter pour la renommée de nos universités françaises, grandes absentes (ou tellement loin placées) dans ce classement mondial. Le "Figaro Magazine", dont on sait pourtant l’approche que son groupe éditeur a avec le pouvoir actuellement en place en France, est loin de nous réconforter.

Jugez-en :

Top mondial : sur les 10 universités relevées au sommet mondial, 0 sont françaises. Et sur les 10 meilleures d’Europe, 0 (encore !) sont françaises.

Dans les universités spécialisées en “Arts, Lettres et Sciences Humaines”, sur les 25 citées, 0 sont françaises.

Dans les 25 “Business Schools” (hors USA) citées, 1 seule (Insead) est française. L’exception dans l’excellence !

Dans les 25 universités en “Droit et Sciences Politiques”, 0 sont françaises.

Dans les “Sciences de l’Ingénieur”, sur les 25 citées, 0 sont françaises. On relève cependant parmi elles, 2 suisses, 1 au Pays-Bas, 5 en Angleterre, et aussi 1 en Chine et 1 autre à Singapour.

Dans les “Sciences du Vivant”, sur les 25 citées, 0 sont françaises. Sont présentes cependant dans cette filière, outre celles du Royaume-Uni, 1 au Pays-Bas, 1 en Suisse, 1 en Suède et 1 en Allemagne (pour ne parler que de celles situées en Europe).

Ce qui voudrait dire que nos étudiants qui veulent figurer dans l'élite mondiale sont obligés de partir se former à l’étranger s'ils veulent trouver leur place sur l’échiquier international. Et, évidemment, nos propres universités françaises n'attirent pas à elles ces futures élites étrangères, du moins pour celles qui ambitionnent réellement en faire partie.

On comprend mieux l’objectif de François Bayrou quand celui-ci met le verbe “Instruire” parmi les 3 priorités à rétablir en France pour lui rendre toute sa place.

Le fossé à combler est immense.

Jean BART

10 novembre 2011

LES 3 LÉGITIMITÉS DE 2012

mouvement démocrate,bayrou,p

TRIBUNE LIBRE

En 2012, plusieurs logiques de responsabilité gouvernementale vont inévitablement s’affronter : la campagne qui s’annonce va être essentiellement dominée par le difficile équilibre à trouver, d’une part, entre la réduction drastique des déficits publics et, d’autre part, la relance de l’économie nationale que chacun espère.

Dans le débat qui s’est déjà ouvert entre les deux parti(e)s dominant(e)s - PS/UMP - je suis d’abord vivement surpris du degré d’irresponsabilité des socialistes : François Hollande l’a encore confirmé dans son récent papier paru le 29 Octobre dans "Le Monde" avec son opposition systématique, opposition dont il ne parvient apparemment pas à se libérer.

D'autre part, dans le récent exposé de Mr Sarkosy à la télé le jeudi 27 Octobre, je suis autant surpris de ses propos que de ceux de Mr Hollande, propos peu ouverts et rendant impossible une large union nationale qui, à mon sens, aurait été l’expression de la véritable volonté du peuple français.

Ces discours contrastent singulièrement, hors tout parti pris, de ceux d’un François Bayrou : celui-ci, tout au contraire du leader PS, a d'abord refusé d’attaquer bille en tête Nicolas Sarkozy, reconnaissant même que celui-ci était suffisamment impliqué dans l’action immédiate pour ne pas porter déjà la casquette du (probable futur) candidat.

Mais ceci n’a pas empêché François Bayrou de formuler deux critiques à l’intervention présidentielle :

• d’une part, il s’est inquiété de la trop grande place donnée à la Chine dans la résolution de la crise des dettes souveraines de la zone euro, celle-ci envisageant y injecter jusque 100 milliards d’€. Mais François Bayrou n’a pas fait pour autant un discours antichinois primaire : il ne rejette pas l’aide chinoise qui pourrait être précieuse dans la sauvegarde de l’euro. Mais il a surtout pointé le déséquilibre politique flagrant qui va avantager la Chine lors des prochaines négociations commerciales : selon lui, l’enjeu majeur reste la sous-évaluation de la monnaie chinoise. En plus, François Bayrou estime qu’il sera désormais très difficile aux pays européens de faire pression sur la Chine avec un tel rapport de forces.

• d’autre part - et c’est effectivement l’élément clef actuel non seulement de la crise européenne mais aussi de la campagne présidentielle qui s’annonce - François Bayrou a regretté que le Président de la République n’ait pas parlé, dans son intervention à la télé, de l’avenir, à savoir de la relance économique pour créer des emplois. Or, l’avenir, ce n’est pas de trouver des solutions de type "rustine" pour assurer les dettes souveraines, ou encore pour équilibrer un budget : l’avenir dépend surtout de la capacité de la France à créer de la richesse et donc - car la création de ressources nouvelles ne peut passer que par là - la capacité à produire et à vendre.

"Produire" est d’ailleurs le premier point de la future campagne de François Bayrou dans une trilogie qui passera aussi par les verbes "Instruire" et (re)"Construire" (la démocratie).

Le véritable enjeu de la campagne présidentielle

Cette critique - François Bayrou a dû rapidement l’esquisser en réponse dès l’intervention présidentielle - sera sans aucun doute le thème principal de la campagne électorale. On l’avait d'ailleurs déjà perçu lors des débats pour la primaire socialiste quand Martine Aubry voulait se laisser une marge de manœuvre pour ne pas plomber la croissance.

Cependant, tout est bien là.

Tant à cause de la crise financière - qui a cassé la croissance depuis trois ans - que d’avantages fiscaux qui n’ont pas eu l’efficacité économique attendue, la situation de l’endettement public est telle qu’il est impératif de rééquilibrer d’urgence le budget de l’État. Son déficit entraîne forcément une augmentation des prélèvements obligatoires et une réduction des dépenses de l’État. Nicolas Sarkozy refuse de la nommer "rigueur" pour s’en remettre à une expression quasi-identique : “gestion rigoureuse” (les innombrables subtilités de la langue française !) tandis que l’opposition, de bonne guerre, l’appelle "austérité".

Le problème, c’est qu’une trop grande rigueur risque d’asphyxier complètement l’économie nationale, surtout en réduisant la demande par la baisse du pouvoir d’achat.

Il est donc important, pour François Bayrou et l'équipe de soutiens qui l'entoure, de favoriser parallèlement la croissance en investissant dans la production industrielle. Tout est une question d’équilibre entre une gestion stricte des dépenses publiques - qui annule les déficits publics - et une relance de la croissance par des incitations soit à consommer, soit à produire.

Les statistiques démontrent, par maints aspects, la forte désindustrialisation de la France dans la dernière décennie ; alors que le potentiel économique de la France est encore très puissant. Le mouvement général est surtout situé dans l’externalisation des services annexes : en corollaire, un très grand nombre d’employés sur le départ, comptabilisés dans le secteur industriel, se retrouvent maintenant décomptés dans le tertiaire, le secteur des services aux entreprises. Cela dit, il y a aujourd’hui davantage d’usines qui ferment que d’usines qui se créent.

On fait, ces derniers temps, beaucoup de comparaisons avec l’Allemagne. Loin de prendre ce pays - comme tout autre - comme un modèle absolu, force est cependant de constater que ce pays paraît être un modèle du redressement économique (disons) "intelligent".

La réunification allemande - un pari considéré justement alors comme “fou” d’Helmut Kohl le jour de la chute du mur de Berlin, et l’absorption inconditionnelle qui en a découlé de l’économie très affaiblie est-allemande - ont eu de très lourdes conséquences économiques dans l’ex-RFA. Mais le gouvernement du chancelier Gerhard Schröder (qui lui a succédé) a réussi à faire adopter de profondes réformes économiques et sociales, réformes soutenues tant par la majorité rouge et verte (SPD et VERTS) que par l’opposition CDU-FDP. C’est ce qui a permis à l’Allemagne de redynamiser son tissu industriel.

Je parlais plus haut de vaste union nationale. Là aussi est le secret de la réussite allemande.

Les trois légitimités de 2012

Dans le paysage de la campagne électorale, se dessinent donc déjà trois légitimités :

mouvement démocrate,bayrou,p• la première est, bien sûr (je la cite en tête en raison de la fonction présidentielle qu’il occupe), celle de l’actuel Président, Nicolas Sarkozy. En adoptant le rôle de protecteur du pays, et n’écoutant que son sens des responsabilités, il joue à quitte ou double : ou il parvient, d’ici mai 2012, à préserver l’euro, contenir (à défaut de réduire) la dette française, rétablir la crédibilité financière de la France, et dans ce cas il pourra, comme il a tenté d’en faire la démonstration ce récent jeudi, se prévaloir de ses réformes ; ou, malgré toute sa politique, la situation se dégrade, la confiance financière de la France se dégrade et, dans ce cas, il n’aura plus beaucoup d’arguments à faire prévaloir. Ce sera un constat d’échec fatal pour lui.

mouvement démocrate,bayrou,p• la deuxième légitimité est celle de François Hollande : cette dernière jouit d’une popularité renforcée par l’expression d’un fort rejet de la personne du Président actuel de la part d’une certaine frange de la population. Mr Hollande se trouve, comme candidat, dans une situation facile où il lui suffit de taper sur l’adversaire. Il y a suffisamment d’éléments compliqués pour se permettre de conserver sa crédibilité tout en faisant des amalgames. Si Mr Hollande était élu, la situation lui serait pourtant nettement moins facile. Du reste, aujourd’hui, plusieurs de ses proches réputés "crédibles" - comme Michel Sapin ou encore Pierre Moscovici - veulent être prudents dans l’élaboration du projet présidentiel. Que restera-t-il demain, au bout de leur réflexion, du projet socialiste ? À moins qu'en le gardant ils se tirent une balle dans le pied...

mouvement démocrate,bayrou,p• la troisième légitimité, enfin, est bien celle de François Bayrou : celui-ci semble avoir troqué l’isolement contre une certaine sérénité. Qui est en effet aujourd’hui plus légitime que lui pour parler de la dette et des déficits ? Cela fait dix ans qu’il en parle. Cela fait en effet dix ans qu’il place cet enjeu au cœur du problème français. Et qui mieux que François Bayrou est le plus à même de rassembler toutes les personnes de bonne volonté pour apporter des solutions rapides, concrètes et dépassionnées, hors de l’habituel clivage droite/gauche qui anéantit toute intelligence collective ? Encore la “vaste union nationale” dont je parlais plus haut.

2012 sera donc, inévitablement, la campagne de la dette publique.

C’est en ce sens que les prochains mois vont être très instructifs. Cette campagne 2012 ne pourra pas être une campagne “normale”, ni davantage semblable à beaucoup de celles qui ont précédé. C’est bien du destin d’une nation, confrontée à une situation devenue dramatique de par son exigence de vérité, dont il sera question.

Nul citoyen ne pourra rester, réfugié dans son camp ou son étroite chapelle, indifférent ou simple spectateur.

François VAN DE VILLE

Secrétaire Départemental du Mouvement Démocrate du GARD

29 septembre 2011

LE 1er BUDGET DE LA FRANCE ? LES INTÉRÊTS DE LA DETTE !

TRIBUNE LIBRE

 

mouvement démocrate,bayrou,politiqueEn 2012, le premier budget de la France sera celui de la charge de la dette, c'est à dire le remboursement des intérêts de la dette publique.

Des seuls intérêts, et non pas le capital !

Ces intérêts pèseront 49 milliards d'€ dans le budget de l'état. Plus que l'éducation, plus que l'armée, ....... : abyssal ! Et, de plus, la France devra emprunter 180 milliards d'€ en 2012 pour gérer ces déficits antérieurs et nouveaux !

Conséquence terrible : le poids de la dette continuera à augmenter pour s'établir à 87.4% du PIB en 2012 contre 85% en 2011.

Ce qui veut dire clairement que les réductions de dépenses et taxations décidées en 2011 ne suffisent pas.

Il faut s'attendre à de nouvelles réductions de dépenses (30.000 fonctionnaires en moins annoncés en 2012) et un nouveau tour de vis fiscal après les élections présidentielles.

Le budget sera toujours en déficit considérable malgré tous ces efforts : le trou sera (encore) de 81 milliards d'€ en 2012, contre 95 en 2011.

Le risque, bien sur, de ces tours de vis successifs - la France va battre le record toutes catégories des prélèvements obligatoires - est de voir la croissance se réduire, voire entrer en récession.

Avertissement : au deuxième trimestre 2011, la croissance est nulle et le chômage augmente depuis avril. La fin de l'année est désormais considérée comme ne pouvant présenter aucun signe de reprise. Et ce n'est pas le tsunami boursier de l'été qui pourra renverser la tendance.

L'urgence est désormais de réfléchir rapidement à la façon de rentrer dans un cycle de relance vertueuse de l'activité en France et en Europe. Les théories keynésiennes n'ont plus le vent en poupe.

Les deux priorités du MoDem sont les 2 réponses les plus crédibles : produire (de nouveau) en France et améliorer notre système d'éducation.

Quant à certaines promesses électorales (retraite à 60 ans, 300.000 contrats aidés, etc....), elles sont à ranger aux rayons des accessoires, coûteux donc démagogiques.

Philippe GONON

Président du MoDem du Doubs

24 septembre 2011

BAYROU, LE RASSEMBLEUR DE GIENS

Le MoDem prend de l’avance sur les autres pour réunir les forces centrales du pays. Une rentrée politique qui a dopé François Bayrou dans une France en état de crise : « Mon premier message, c’est celui d’un rassemblement calme et serein. La famille politique du centre a été éclatée pendant trop longtemps ; un jour prochain, elle se reconstruira. ».


yartiBayrou20110901Décidément, la famille centriste n’a pas de chance avec les événements politico-médiatiques. Alors que le congrès du Parti radical valoisien était en train d’acter officiellement son divorce avec l’UMP, Dominique Strauss-Kahn devenait le phare mondial des médias avec son arrestation à New York. Et le week-end dernier, l’autre versant du centrisme, plus indépendant, le MoDem de François Bayrou, tenait son université de rentrée sur la Presqu’île de Giens, mais son écho médiatique fut couvert par la première expression publique de ce même DSK à la télévision.

Pourtant, ce qu’il s’est passé à Giens ce week-end des 17-18 septembre 2011 n’était pas anodin. Vous descendez à Toulon, prenez la route de l’aéroport d’Hyères, continuez par la départementale 197, traversez La Capte, La Bergerie, choisissez la direction de la Tour fondue à la pointe sud-est et juste avant d’arriver au petit port qui assure les liaisons avec Porquerolles, vous tournez sur votre gauche et débarquez au Balambra Club, un village vacances de France (VVF) assez classique pour se prélasser au soleil ou participer à une manifestation politique.


Deux centres avec les mêmes valeurs


À l’heure actuelle, il existe deux organisations centristes que ni les idées ni les amitiés n’opposent vraiment. Mais dont la stratégie est différente, et encore, aujourd’hui, c’est surtout l’historique des ego, des trahisons ressenties d’un côté comme de l’autre, qui creuse un fossé qui ne devrait pas avoir lieu d’être : le centrisme bio de François Bayrou, qui peut se prévaloir d’une indépendance totale avec l’UMP, au prix d’une absence de groupe parlementaire et de fuite des élus ; et le centrisme synthétique (recomposé) de Jean-Louis Borloo, qui a réussi à fédérer ses troupes dans une Alliance (l’ARES) autour des radicaux valoisiens (qui avaient rejoint l’UMP en avril 2002) et du Nouveau centre (partie issue de l’UDF canal historique qui avait rejoint la majorité présidentielle en avril 2007).

Quand je dis que rien n’oppose ces deux camps, c’est simplement parce que les seconds, qui participent encore au gouvernement, ont compris la nécessité d’une indépendance vis-à-vis de l’UMP, une indépendance qui risque de coûter très cher aux finances des radicaux puisque l’UMP refuse de leur reverser cette année le 1,2 million d’euros correspondant à leurs députés (toujours inscrits au groupe UMP à l’Assemblée Nationale). Le contentieux financier a franchi d’ailleurs une étape judiciaire et probablement Jean-Louis Borloo attend un peu de visibilité pécuniaire avant de se déclarer candidat

 

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21 septembre 2011

LE RÊVE PALESTINIEN BRISÉ ?

TRIBUNE LIBRE

Le Président Mahmoud Abbas dépose actuellement à l’ONU sa demande de reconnaissance de l’état palestinien.

Même si la grande majorité des nations du monde comprennent et approuvent cette démarche - qui aurait toutes chances d’être acceptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies - la décision revient en fait au Conseil de Sécurité. Et c’est là que la bât blesse.

En effet, quoique cette reconnaissance de l’état palestinien fasse partie de l’une des promesses électorales du candidat O’Bama en 2008, celui-ci, contraint par le puissant lobby juif américain, est contraint d’opposer un veto à cette reconnaissance. Et le monde entier est dans l’embarras.

mouvement démocrate,bayrou,politiqueLa démarche de Mr Abbas est cependant logique : 60 années de négociations et de palabres sans fin entre l’état juif et les palestiniens sont toujours dans l’échec total. Quelle autre solution acceptable face à son peuple impatient lui reste-t-il ?

Les tors, oui, tous les tors sont largement partagés : d’un côté, celui palestinien, les extrémistes du Hamas - qui refus(ai)ent (?) toujours la reconnaissance de l’état d’Israël - n’ont de cesse de provocations et de harcèlements quasi quotidiens, entretenant un état de guerre larvée entre ces deux nations avec même, pour corollaire, l’envoi de missiles destructeurs sur le territoire “ennemi” avec, en réplique de l'autre partie, la loi stérile et imbécile du talion. De l'autre côté, malgré leurs protestations quand on évoque cela, les Israéliens n’ont rien fait non plus pour atténuer ou apaiser les tensions : l’occupation et la colonisation sous la force de larges parties du territoire palestinien tel que défini par les accords de frontière de 1967, le blocus de Gaza qui se poursuit depuis, l’édification d’un mur honteux séparant maintenant les palestiniens entr’eux, les cultivateurs de leurs exploitations agricoles (et les ruinant de fait, l’autre partie colonisatrice confisquant aussitôt les terres spoliées pour les exploiter à son compte), les innombrables expropriations, les démolitions de biens palestiniens et leurs assujettissement de fait, la construction de colonies juives pour morceler les territoires palestiniens en les rendant ingouvernables par tout futur état (dont il semble qu'on fait tout pour qu’il ne naisse jamais), tout cela a puissamment contribué aux échecs successifs de toutes les négociations, pourtant toujours patiemment réentreprises, mais aussitôt sabordées.

Mais l’heure n’est plus aux griefs mais aux faits.

D’un côté, le Hamas et le Fatah - hier ennemis intérieurs de la Palestine - se sont réconciliés et placés sous l’autorité du (relativement) “modéré” Abbas. D’un même autre côté encore, un vaste courant de libération conduisant les peuples vers plus de démocratie s’étend d’état en état autour du même bassin méditerranéen : la Tunisie, l’Égypte, la Lybie, bientôt, vraisemblablement, la Syrie, demain peut-être, l’Algérie, et après....

Les regards et les esprits changent. Mais, hélas, on a l’impression que les extrémistes encore au pouvoir en Israël ne s’en rendent pas compte, et les appuis historiques d’Israël disparaissent un à un : l’amie de toujours - la Turquie - ne supporte plus l’attitude intransigeante d’Israël et va jusqu’à le provoquer et rappeler son ambassadeur. L’Égypte nouvelle déclare que les accords de paix de Camp David sont renégociables et accorde désormais un puissant courant d’air à Gaza étouffé jusqu'ici sous le joug israélien.

mouvement démocrate,bayrou,politiqueHier, l’ennemi principal et redouté d’Israël était surtout l’Iran des ayatollahs, plus que les syriens : aujourd'hui il n’est plus une seule frontière d’Israël qui ne soit plus sous une menace. Israël est de plus en plus isolé dans le monde, un monde lassé de ses tergiversations sans fin.

Et pourtant, il ne manque pas aujourd’hui en Israël des citoyens, de plus en plus nombreux, conscients de ce danger et qui appellent à de vraies négociations sincères entre juifs et palestiniens ; et conscients aussi de l’inévitable partage à terme du sol entre ces deux nations.

Quand on est ami de l’état d’Israël - et en France nous le sommes historiquement et  majoritairement, on le sait tous - quand on souhaite aussi que cet ami puisse vivre enfin en paix dans des frontières sures et reconnues, on est le plus souvent désarmé face à l'attitude des actuels dirigeants, attitude de moins en moins compréhensible.

Que va-t-il se passer demain quand le Conseil de Sécurité enregistrera le veto de blocage israélo-américain ?

Un grand espoir sera déçu : il est tout à craindre une violente réaction de ceux qui aspiraient à une liberté enfin retrouvée. Ceci est une grave menace, pas seulement sur les seuls territoires israéliens ou palestiniens, mais cela risque aussi de perturber les conditions d’évolution des peuples qui se sont récemment libérés du joug de leurs oppresseurs. Cette déception risque d’être infiniment contagieuse et ravageuse autour de toute la Méditerranée.

Cette intransigeance aveugle met donc le monde entier dans l’embarras. Il n’est pas une ambassade qui, aujourd’hui, ne s’inquiète des répercussions possibles sur l’immense chantier de la démocratie qui s’ouvrait un peu partout et éveillait tous les espoirs.

Espérons que tant de rêves ne soient pas brisés.

François VAN DE VILLE

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