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28 mars 2020

COVID-19 : L'AVIS de Philippe BERTA, généticien

faits de société,mouvement démocratehttps://www.mouvementdemocrate.fr/actualites/covid-19-lavis-du-geneticien-et-depute-philippe-berta-video-3553-video

05 mars 2020

LA CONTAGION DE LA PEUR

"LA CONTAGION DE LA PEUR"

TRIBUNE LIBRE

de  Jean-Marc PETIT

corona.jpg- La crise du coronavirus révèle beaucoup de choses sur nos sociétés, la plupart ultra-connectées, ultra-inquiètes, mais aussi ultra-individualistes.

Et si la contagion de la peur était beaucoup plus dangereuse que la maladie en elle-même ? On peut se poser la question.

Tout d’abord, c’est le concept même de mondialisation qui est interrogé par l’épidémie de coronavirus. L’usine du monde qu’est devenue désormais la Chine est grippée, et voilà toute la chaîne mondialisée de l’économie qui tousse : fabrication, transport, distribution…

On le constate dans l’automobile, le textile, l’électronique, l’agroalimentaire, la santé. Toutes les entreprises s’interrogent sur leurs approvisionnements, les dépendances de leurs organisations. L’annulation des voyages d’affaires, des grands événements publics rajoute un peu plus de crise à la crise en bout de chaîne en pénalisant le tourisme, l’événementiel, etc….

Il y a ensuite la saturation médiatique. Cette lancinante litanie quotidienne de la vigilance nécessaire, mais également le décompte en continu du nombre de personnes infectées, des urgences débordées, des personnes confinées. Et l’angoissante impression que cette épidémie, qui a fait pour l‘instant un peu plus de 3 000 morts dans le monde (contre près de 600.000 chaque année pour la seule grippe saisonnière), pourrait devenir le mal absolu.

Comment garder son sang-froid face à un tel matraquage ?

Car il y a enfin une interrogation fondamentale sur nos propres attitudes et notre capacité à résister à l’irrationnel. La fin de la bise matinale ou de la poignée de main au bureau n’est en soi qu’une saine mesure de précaution. Mais que l’on prenne d’assaut les rayons alimentaires des supermarchés, que l’on remplisse à ras bord les coffres dans les drives, que l’on vole des masques est un symptôme beaucoup plus inquiétant : celui de la panique individualiste qui ne peut qu’accélérer la crise quand, au contraire, il faudrait tout faire pour l’éviter.

Qu’est-ce que cà sera si un jour nous sommes confrontés à une crise d’une autre ampleur, cette fois-là sanitaire, ou écologique, ou encore informatique ?

Le virus de la peur est bien le plus malsain de tous.

27 février 2020

CACOPHONIES & IMPUISSANCES

Billet de  François VAN DE VILLE

politique,faits de société- Le spectacle de l'Assemblée Nationale, bloquée actuellement par plus de 40.000 amendements - majoritairement jumeaux les uns des autres - rédigés par moins d'une vingtaine de députés ("insoumis" et quelques "communistes") est non seulement consternant, mais il est une véritable menace pour notre démocratie et nos institutions.

Pour les "insoumis", il ne s’agit pas moins d’importer au sein de l’Assemblée Nationale les pratiques de la lutte sociale, telle qu'on la voit vulgairement dans la rue, au détriment même de tout débat, même préalable à l'écriture de la Loi.
  
Cette bataille rangée autour de la réforme des retraites a tout pour dégrader encore la déjà triste image que les Français ont de la classe politique.

Du côté du gouvernement, celui-ci présente un projet aux intentions certes louables ("équité", "efficacité", etc...), mais on ne peut plus mal fagoté, mal conduit, mal expliqué et si mal négocié, illisible et incompréhensible pour tous, et désordonné dans une présentation incomplète puisqu'il lui manque le volet "financement".... remis à plus tard.

Du côté des oppositions, l’occasion lui semble rêvée de faire chuter le Président sur cette réforme, de le faire trébucher, lui qui s’était invité en 2017 au cœur de l’exécutif en "s’essuyant les pieds" sur le monde politique en place. De quoi lui faire payer aujourd'hui ses réformes,  cependant réussies pour l'immense majorité d'entr'elles en quelques mois, et que même l’épisode "Gilets Jaunes" n'a pu entraver.

La droite républicaine, elle, relève la tête et elle instruit le procès en amateurisme du "macronisme", en attendant son heure électorale. La gauche de gouvernement, elle, n’en est pas encore là : elle se bat pour surtout ne pas disparaître totalement. Et quant à la gauche radicale (celle des "insoumis" surtout, que rejoint parfois le PC comme je le disais plus haut), elle se déchaîne contre le pouvoir en place dans une obstruction jamais vue à l’Assemblée Nationale qui peut mener jusqu'à certains désordres oratoires regrettables tant les nerfs des députés deviennent à vif.

La tactique des "insoumis" est donc d’importer dans l’Hémicycle le style et la virulence des manifestations de rue. Il ne s’agit pas, serait-ce même avec véhémence, de combattre un texte par l’argumentation : non ! (Ce serait trop beau !). Il s’agit d’empêcher toute discussion, et de rendre le vote de la réforme impossible, hors de l’emploi du 49-3, ce moyen pour le gouvernement de faire passer un texte sans vote, arme redoutable mais à double tranchant.

Le feuilleton de cette réforme bloquée donc par une poignée seulement des 577 députés ne sert pas ses metteurs en scène (les "insoumis"), ni les acteurs (majorité et oppositions surexcitées) : il sert surtout ceux qui parlent peu, mais ressassent toujours les mêmes discours.

Le spectacle de l’impuissance et de la cacophonie finit toujours par provoquer un irrépressible besoin d’ordre. Marine Le Pen le sait : mais elle reste discrète et attend patiemment son heure.

Mais cette partie de la classe politique, celle la plus éructante, réalise-t-elle qu'elle travaille aujourd'hui, surtout, pour Mme Le Pen, et elle seule ?

15 février 2020

L'AUTRE "MORALISATION" DE LA POLITIQUE

"L'AUTRE "MORALISATION" DE LA POLITIQUE"

TRIBUNE LIBRE

de  Éric DUSSART

morale.jpg- L’affaire Benjamin Griveaux montre que la morale s’insinue dangereusement dans le débat d’idées.

« Il y a là un combat à mener. Un nouveau stade a été franchi », a dit Benjamin Griveaux. Peut-être. D’autres, parmi tous ceux qui sont venus lui apporter leur soutien, dans le monde politique, disent la même chose : un nouveau cap dans la violence des campagnes électorales, qu’ils dénoncent tous.

« En annonçant ma candidature à la mairie de Paris, je connaissais la dureté du combat politique », dit-il encore. C’est peut-être l’erreur originelle.

Avoir accepté que cette dérive des attaques incessantes, personnelles, vienne occulter le débat d’idées, l’échange politique, même âpre, qui fait avancer la société et solidifie la République. Le monde politique est celui des coups bas, des mensonges et des trahisons, et le dénoncer, c’est s’exposer aux moqueries méprisantes qui renvoient à la naïveté.

Mais le coup qui a abattu Benjamin Griveaux n’est pas parti du milieu de la politique. L’activiste russe qui l’a diffusée prétend détenir la vidéo de la jeune femme qui en était destinataire, quand l’ancien porte-parole du gouvernement et elle échangeaient, entre adultes consentants, sur des sujets qui ne regardaient qu’eux-mêmes et que personne ne devrait s’autoriser à juger. Il n’y a rien de répréhensible là, si ce n’est sur le plan de la morale, qu’encore une fois, chacun doit garder pour lui.

L’excentrique Piotr Pavlenski a cru bon de justifier sa diffusion dans un coup de fil à Libération. Il aurait choisi de publier les vidéos pour dénoncer un candidat « qui dit qu’il veut être le maire des familles et cite toujours en exemple sa femme et ses enfants » , mais qui « fait tout le contraire » .

On y est : la morale est dans la politique, sous prétexte de lutter contre le mensonge. Comme si tous les coups étaient permis.

« Il faut se ressaisir collectivement », disait hier un élu. En commençant, peut-être, par taper sur les doigts de ce député radié de LREM qui a manifestement relayé la vidéo.

20 janvier 2020

LE POUVOIR ET LA VIOLENCE

TRIBUNE LIBRE

de  Jean-Michel BRETONNIER

"LE POUVOIR ET LA VIOLENCE"

violence.jpg- Ayant échoué à étendre le conflit au-delà de la SNCF et de la RATP, des militants tentent désormais la stratégie des coups d’éclat.
 
La démocratie n’a pas seulement le droit de se défendre, elle en a aussi le devoir. En se laissant attaquer jusqu’à être intimidée, elle renonce à protéger la liberté et la sécurité des citoyens.

Beaucoup diront "on n’en est pas là !". Nous sommes en tout cas sur cette voie, et bien engagés.

Un an après les Gilets Jaunes, les violences réapparaissent dans certaines manifestations : - on fait appel à des moyens d’actions parfaitement illégaux - on veut entraver le Président, ou ses Ministres, ou les députés de la majorité, et  ce dans leur parole et leur action, et même jusqu’à leur vie personnelle.

La violence politique ne date évidemment pas d’aujourd’hui. Mais, outre que son antériorité ne justifie pas sa persistance, elle s’exerce à une époque où l’on n’a jamais tant délibéré, tant voté, où l’on ne s’est jamais tant exprimé. D’autant plus que le fait majoritaire est de plus en plus nié, au profit de revendications minoritaires. Si le premier s’établit par l’élection ou s’élabore par la délibération, les secondes tendent à leur préférer les réseaux sociaux et les manifestations et, parfois, l’usage de la violence. Si bien que certains, de plus en plus nombreux, considèrent que plus on parle, plus on vote...., et moins on agit. La délibération et la décision s’effacent au profit de la revendication et de la véhémence.

La décision d’Emmanuel Macron de lâcher 17 milliards d’euros de dépenses sociales a été prise, il y a un an, pour faire cesser un conflit atypique, celui des Gilets Jaunes, et son infernal rythme hebdomadaire de violences. Certains s’en souviennent, et ils rappellent aux dirigeants de syndicats, pourtant jusqu’au-boutistes, qu’ils n’ont pas, eux, obtenu le retrait de la réforme après une longue et classique grève.

Mais céder maintenant devant la montée d’actes violents serait pour le chef de l’État la pire des répétitions, et le pire des encouragements à défier la démocratie.

21 novembre 2019

LA SEULE QUERELLE QUI VAILLE....

"LA SEULE QUERELLE QUI VAILLE"

sauver.jpg- Nous vivons aujourd'hui dans un monde qui a, apparemment, perdu le sens et la raison.

Quand on voit, hier, une maison de retraite refuser d'admettre dans ses murs une personne âgée, dont la fin de vie approche, parce que cette personne refuse d'abandonner son habit religieux, marque de son engagement jusqu'à sa mort au service d'autrui, et particulièrement de ceux éprouvés dont elle était proche, on a perdu le sens et la raison de ce qu'est et doit être la laïcité.

Quand on voit, aujourd'hui, que des élus locaux veulent interdire dans leur commune la projection d'un film traitant du racisme politique, film réalisé, comme bien d'autres admirables, par l'un des plus grands cinéastes français actuels parce que celui-ci, aujourd'hui âgé de 86 ans, aurait eu, il y a près de 50 ans, alors qu'il sortait tout juste de son adolescence, des approches trop vigoureuses auprès du sexe dit "faible", et ceci au nom de la défense de ce même sexe et de ses légitimes droits, on a perdu aussi le sens et la raison de cette défense : en fait on la dessert désormais plus qu'on ne la sert. On va bientôt entendre résonner des "ras le bol" à ces campagnes outrageuses.

Quand, désormais, des français en grand nombre n'ont plus confiance en rien, qu'ils se sentent devenus inutiles dans une société hyper connectée qui les ballotte de courants en errements, qu'ils s'estiment n'être plus qu'un numéro de sécurité sociale au lieu d'avoir une véritable existence sociale, quand ils sont en proie à la désespérance, à la défiance et au déclassement, la préoccupation de nos dirigeants, plutôt que de se lamenter sur leur propre sort, devrait être de redonner du sens et de la raison à notre société plutôt que de les perdre en circonvolutions qui la désespèrent un peu plus.

Les plus anciens d'entre nous se remémorent peut-être de cette conférence de presse du Général De Gaulle, en Mai 1959, alors que la préoccupation des français était surtout la douloureuse guerre d'Algérie - dont, là aussi, les dirigeants de feue la 4° République y avaient perdu le sens et la raison d'être - on se souvient de la conclusion donnée à sa conférence :

"En notre temps, la seule querelle qui vaille est celle de l'Homme.

C'est l'Homme qu'il s'agit de sauver, de faire vivre et de développer"

Jamais ces mots n'ont été aussi actuels.

Oui, il faut redonner sens et raison à notre société en plein désarroi. C'est d'autant plus vrai à une époque où la culture de mort distille son venin par tous les pores de notre société.

Comment se fait-il qu'aujourd'hui les héritiers de Michelet, Malraux, Schumann, Aron, Rueff, voire aussi de d'Ormesson n'enfourchent-ils pas ce cheval de bataille au nom de la vie, en arborant les valeurs qui ont façonné notre société depuis des siècles et fondé celles éternelles de la France. Pourquoi ne pas mieux considérer l'Homme et ce qu'il ressent ?

C'est devenu une urgence. Celle de redonner à chacun sens et raison de vivre et d'espérer.

Parce que c'est notre seul salut.

François VAN DE VILLE, Secrétaire Général du MoDem du Gard

17 mars 2019

LA VIOLENCE FACE À L'IMPUISSANCE DU POUVOIR

TRIBUNE LIBRE

LA VIOLENCE FACE À L'IMPUISSANCE DU POUVOIR

par Jean-Michel BRETONNIER

GJ.jpgPlusieurs jours après, les violences de samedi à Paris apparaissaient encore plus insupportables, et leur déroulement plus incompréhensible.

Il est temps, plus que temps, pour le chef de l’État, que son gouvernement mette fin aux violences du samedi. Sinon, les "black blocs" finiront par prendre un abonnement SNCF hebdomadaire pour Paris, suivis par des Gilets Jaunes fascinés eux, irrésistiblement, par ces silhouettes noires qui les initient à l’émeute urbaine.

Les attaques contre les membres des forces de l’ordre, les incendies aux rez-de-chaussée d’immeubles haussmanniens finiront par tuer.

Dans le brouillard moral où nous sommes, on se demande si la responsabilité de ces homicides ne sera pas, "in fine", attribuée au pouvoir plutôt qu’aux incendiaires.

À travers les reportages, comme sur les réseaux sociaux, on constate une justification de la violence de la part des militants autonomes, mais aussi de français à la vie jusqu’ici bien rangée, qui ont désormais intégré les raccourcis intellectuels de l’extrême gauche. Les dégradations ne seraient que "matérielles", tandis que les souffrances sociales, elles, seraient "humaines". La violence économique légitimerait donc toutes les exactions, surtout contre les "symboles" du pouvoir. Il n’y a plus de citoyens responsables collectivement d’un bien commun (forcément imparfait), mais des victimes d’une injustice institutionnalisée. Et les victimes, par définition, auraient tous les droits.

Plus le chef de l’État et le gouvernement paraissent impuissants à empêcher ces destructions systématiques, plus ils les banalisent et encouragent les professionnels de l’émeute et les amateurs fraîchement ralliés. Or, les dommages aux biens, qui affectent des vies d’ores et déjà, manquent rarement de se transformer tôt ou tard en violences contre les personnes. C’est la paix civile qui est menacée.

La première mission d’un État est de protéger les personnes et des biens.

Samedi dernier, une fois de plus, cette protection ne fut pas assurée. Il est temps et impératif qu'elle le soit désormais.

23 février 2019

VOUS SEREZ TOUS MORTS EN 2050, PAS NOUS

TRIBUNE LIBRE

"VOUS SEREZ TOUS MORTS EN 2050, PAS NOUS"

par Jean-Michel BRETONNIER

cata.climat.jpgCertains jeunes, même s'ils sont encore trop rares, savent bien que, si rien ne change, ils seront contemporains de la catastrophe climatique. Ce n’est plus du tout, pour eux, ni une hypothétique, ni une lointaine menace.

En Suède, en Allemagne, en Belgique, en Grande-Bretagne, en Suisse, au Japon, des jeunes sèchent les cours et manifestent contre le dérèglement climatique. Le mouvement doit s’étendre aux États-Unis, à l’Australie, à l’Ouganda. Vendredi, la jeune passionaria du climat, Greta Thunberg, qui lança ce mouvement d'alerte, était en France pour la manifestation parisienne.

Celle-ci a été reçue par le chef de l’État. Les adolescents et adolescentes, ou ces jeunes adultes, reprochent aujourd'hui aux gouvernements leur inaction. Mais pas à eux seulement.

Les plus âgés en prennent pour leur grade. "Vous serez morts en 2050, pas nous". Difficile d’être plus clair. Avec l’impatiente autorité de la jeunesse, ils reprochent à leurs aînés de laisser se dégrader une situation climatique pour la (mauvaise) raison qu’ils n’en souffriront pas eux-mêmes.

Autrement dit, les parents et grands-parents d’aujourd’hui seraient indifférents à l’état du monde qu’ils laisseront à leurs enfants et petits-enfants. Un jugement qu’on peut considérer péremptoire. Mais pour qui est convaincu de la catastrophe à venir, si l’on ne fait rien, l’inaction est plus qu’une faute : c’est un crime.

C’est la première fois, depuis sa naissance, que l’humanité met ainsi en péril son existence par sa propre activité. Elle y pense..., et puis elle oublie aussitôt ! C’est si loin encore, et c’est si vertigineux de devoir tout changer, ou presque, pour éviter une catastrophe qui n’est encore qu’une menace, quoique bien réelle.

La jeune génération, elle, sait bien qu’elle sera contemporaine de cet effondrement si les températures continuent de s’élever et la biodiversité de se réduire. Il faut que l’arme se rapproche de sa propre tempe, et de très près, pour que la peur déclenche, enfin, et réveille une réelle prise de conscience.

Et encore, pas chez tous en France, quoique celle-ci soit réellement menacée à terme prévisible dans ses contours actuels et ce jusqu'au sein de nos villes et campagnes environnantes.

Les rangs de ces jeunes manifestants sont, hélas, encore trop clairsemés. Mais la mobilisation de l’opinion mondiale, elle, sera cruciale ; mais elle aussi, hélas, n’est pas encore totalement acquise.

Seuls nos jeunes, parfaitement informés - il en est temps encore - de ce funeste destin dont ils seront inévitablement frappés, pourront peser pour alléger le poids de cette catastrophe annoncée.

Il est grand temps de bouger dans notre conscience collective.

30 janvier 2019

LE SYMPTÔME Maxime NICOLLE

TRIBUNE LIBRE

"MAXIME NICOLLE, UN PARFAIT SYMPTÔME"

par Jean-Michel BRETONNIER

nicolle.jpgStar des réseaux sociaux, Mr Maxime Nicolle a fini par croire à sa propre gloire et à son importance. Au point de "menacer" de quitter le pays, si…  

Maxime Nicolle est l'un des porte-paroles des "Gilets Jaunes", version complotiste et populiste.

Dans une vidéo postée sur FaceBook, Maxime Nicolle pose un ultimatum au Président de la République : si, dans les quinze jours qui suivent, celui-ci n’a pas augmenté le pouvoir d’achat d’à peu près tous les français, Maxime Nicolle quittera la France, et se battra jusqu’à ce qu’il en crève lui-même !

Le pays se remettrait certainement assez vite de l’auto-expatriation de Mr Nicolle.

Mais si sa déclaration est intéressante, c’est qu’elle fait de son auteur un parfait symptôme de la maladie qui nous affecte : d’autres que lui, et pas seulement chez les "GJ", considèrent qu’on peut régler le problème du pouvoir d’achat en deux coups de cuillère à pot. Et puisque c’est si facile, et si le Président ne le fait pas, c’est qu’il ne le veut pas. Et s’il ne le veut pas, c’est parce qu’il est le Président des riches, ou parce que l’Union Européenne l’en empêche.

Devant tant de cruauté gratuite ou de honteuse capitulation, comment ne pas être en colère ? C’est justement l’état quasi permanent de M. Nicolle, et de tant d’autres de ses congénères GJ.

C’est le carburant principal de la viralité sur les réseaux sociaux : l’indignation de ce porte-parole est offerte à ses milliers d’"amis" sur FaceBook qui, eux-mêmes, la partagent largement à leur tour.

La plateforme FaceBook a changé récemment son algorithme : plus d’amis, plus de groupes, moins de marques et moins de médias. Ses utilisateurs sont donc désormais enfermés dans les mêmes réseaux, qui pensent de la même manière. Un effet de répétition qui conforte chacun dans ses certitudes et crée des sortes de fraternités, avec leur solidarité et leur sectarisme.

Isolés dans leur étroite communauté, ils ne fraient plus, même de loin, avec des gens qui ne pensent pas comme eux : Ils se condamnent à ressasser ensemble la même colère impuissante.

Mr Nicolle va donc quitter la France ? Bon débarras et bonne route à lui dans son nouvel exil.