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12 janvier 2010

MISE AU POINT STATUTAIRE

 

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La phase de désignation de celui qui sera tête de liste lors des prochaines élections régionales est maintenant achevée. Ce sera bien, à la suite du vote des adhérents des 5 fédérations du Languedoc-Roussillon, Mr Marc DUFOUR, Président de la Fédération de l’Hérault.

 

Nous en profitons pour présenter ici tous nos vœux de réussite au Président DUFOUR.

La question nous est aujourd’hui posée de savoir qui conduira, notamment dans le GARD, la liste départementale au sein de celle régionale menée par Mr DUFOUR.

La réponse est écrite dans les Statuts Nationaux de notre Mouvement (article 18).

“Après consultation du Mouvement Départemental intéressé, le Conseil National donne l’investiture aux candidats....

“Toute investiture donnée par le Mouvement Démocrate implique la consultation exprimée par un vote des adhérents suivant les modalités fixées par le Règlement Intérieur”

Ce Règlement Intérieur National, auquel il est ici fait référence, précise (article 13-b) :

“Les investitures sont accordées en Conseil National sur proposition du Bureau Exécutif après consultation des adhérents”

Les textes fondateurs de notre Mouvement sont donc parfaitement clairs.

Il appartient bien aux seuls adhérents du Mouvement Démocrate du GARD, soit par scrutin direct, soit par un scrutin exprimé par leurs instances représentatives élues, de proposer au Conseil National la liste des candidats qu’ils auront choisis selon la règle de parité exigée. C’est ensuite au sein de cette liste que le Conseil National, sur proposition du Bureau Exécutif, choisira celle ou celui qui la conduira pour représenter le Département du GARD.

Cette précision s’impose aujourd’hui : on constate en effet, depuis quelques heures, que certaines personnalités - dont d’ailleurs des membres totalement extérieurs à notre Fédération et qui ne peuvent avoir voix dans ce choix - avancent des noms au plus farfelus les uns que les autres quant à ces candidats, ou quant à celui ou celle qui sera porté à leur tête dans notre Département. Des groupes de pression se font même jour pour soutenir tel ou tel.

C’est “mettre la charrue avant les bœufs”.

Les adhérents du GARD ne se laisseront pas voler la prérogative qui est la leur, et de façon imprescriptible, de pouvoir choisir eux-mêmes leurs candidats pour les représenter sur la liste régionale conduite par Mr DUFOUR.

Notre Conseil Départemental, réuni autour du Président Philippe BERTA, défendra fermement ce droit.

Le Président BERTA veillera, de son côté, à faire respecter les textes statutaires malgré certaines manœuvres dilatoires et prendra, le moment venu, sitôt après les consultations préalables réglementaires, les initiatives voulues pour que toute chose se déroule sereinement et loin du tumulte que certains voudraient organiser pour favoriser tel ou tel lobby particulier.

26 décembre 2009

CE QUE PROPOSE SARKOZY, C'EST LA HAINE DE L'AUTRE

TRIBUNE LIBRE

d'Emmanuel TODD

Démographe et historien, ingénieur de recherche à l'Institut national d'études démographiques (INED)

todd.jpgInspirateur du thème de la fracture sociale, repris par Jacques Chirac lors de sa campagne présidentielle de 1995, il observe depuis longtemps la coupure entre élites et classes populaires. Il livre pour la première fois son analyse du débat sur l'identité nationale. Sans dissimuler sa colère. "Si vous êtes au pouvoir et que vous n'arrivez à rien sur le plan économique, la recherche de boucs émissaires à tout prix devient comme une seconde nature", estime-t-il.

Que vous inspire le débat sur l'identité nationale ?

Je m'en suis tenu à l'écart autant que possible, car ce débat est, à mes yeux, vraiment pervers. Le gouvernement, à l'approche d'une échéance électorale, propose, je dirais même impose, une thématique de la nation contre l'islam. Je suis révulsé comme citoyen. En tant qu'historien, j'observe comment cette thématique de l'identité nationale a été activée par en haut, comme un projet assez cynique.

Quelle est votre analyse des enjeux de ce débat ?

Le Front national a commencé à s'incruster dans le monde ouvrier en 1986, à une époque où les élites refusaient de s'intéresser aux problèmes posés par l'intégration des populations immigrées.

On a alors senti une anxiété qui venait du bas de la société, qui a permis au Front national d'exister jusqu'en 2007. Comme je l'ai souligné dans mon livre, Le Destin des immigrés (Seuil), en 1994, la carte du vote FN était statistiquement déterminée par la présence d'immigrés d'origine maghrébine, qui cristallisaient une anxiété spécifique en raison de problèmes anthropologiques réels, liés à des différences de système de moeurs ou de statut de la femme. Depuis, les tensions se sont apaisées. Tous les sondages d'opinion le montrent : les thématiques de l'immigration, de l'islam sont en chute libre et sont passées largement derrière les inquiétudes économiques.

La réalité de la France est qu'elle est en train de réussir son processus d'intégration. Les populations d'origine musulmane de France sont globalement les plus laïcisées et les plus intégrées d'Europe, grâce à un taux élevé de mariages mixtes. Pour moi, le signe de cet apaisement est précisément l'effondrement du Front national.

On estime généralement que c'est la politique conduite par Nicolas Sarkozy qui a fait perdre des voix au Front national...

Les sarkozystes pensent qu'ils ont récupéré l'électorat du Front national parce qu'ils ont mené cette politique de provocation, parce que Nicolas Sarkozy a mis le feu aux banlieues, et que les appels du pied au FN ont été payants. Mais c'est une erreur d'interprétation. La poussée à droite de 2007, à la suite des émeutes de banlieue de 2005, n'était pas une confrontation sur l'immigration, mais davantage un ressentiment anti-jeunes exprimé par une population qui vieillit. N'oublions pas que Sarkozy est l'élu des vieux.

Comment qualifiez-vous cette droite ?

Je n'ose plus dire une droite de gouvernement. Ce n'est plus la droite, ce n'est pas juste la droite... Extrême droite, ultra-droite ? C'est quelque chose d'autre. Je n'ai pas de mot. Je pense de plus en plus que le sarkozysme est une pathologie sociale et relève d'une analyse durkheimienne - en termes d'anomie, de désintégration religieuse, de suicide - autant que d'une analyse marxiste - en termes de classes, avec des concepts de capital-socialisme ou d'émergence oligarchique.

Le chef de l'Etat a assuré qu'il s'efforçait de ne pas être "sourd aux cris du peuple". Qu'en pensez-vous ?

Pour moi, c'est un pur mensonge. Dans sa tribune au Monde, Sarkozy se gargarise du mot "peuple", il parle du peuple, au peuple. Mais ce qu'il propose aux Français parce qu'il n'arrive pas à résoudre les problèmes économiques du pays, c'est la haine de l'autre.

La société est très perdue mais je ne pense pas que les gens aient de grands doutes sur leur appartenance à la France. Je suis plutôt optimiste : quand on va vraiment au fond des choses et dans la durée, le tempérament égalitaire des Français fait qu'ils n'en ont rien à foutre des questions de couleur et d'origine ethnique ou religieuse !

Pourquoi, dans ces conditions, le gouvernement continue-t-il à reprendre à son compte une thématique de l'extrême droite ?

On est dans le registre de l'habitude. Sarkozy a un comportement et un vocabulaire extrêmement brutaux vis-à-vis des gamins de banlieue ; il les avait utilisés durant la campagne présidentielle tandis qu'il exprimait son hostilité à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne dans un langage codé pour activer le sentiment antimusulman. Il pense que cela pourrait marcher à nouveau.

Je me demande même si la stratégie de confrontation avec les pays musulmans - comme en Afghanistan ou sur l'Iran - n'est pas pour lui un élément du jeu intérieur. Peut-être que les relations entre les Hauts-de-Seine et la Seine-Saint-Denis, c'est déjà pour lui de la politique extérieure ? On peut se poser la question...

Si vous êtes au pouvoir et que vous n'arrivez à rien sur le plan économique, la recherche de boucs émissaires à tout prix devient comme une seconde nature. Comme un réflexe conditionné. Mais quand on est confronté à un pouvoir qui active les tensions entre les catégories de citoyens français, on est quand même forcé de penser à la recherche de boucs émissaires telle qu'elle a été pratiquée avant-guerre.

Quels sont les points de comparaison avec cette période ?

Un ministre a lui-même - c'est le retour du refoulé, c'est l'inconscient - fait référence au nazisme. (Christian Estrosi, le 26 novembre, a déclaré : "Si, à la veille du second conflit mondial, dans un temps où la crise économique envahissait tout, le peuple allemand avait entrepris d'interroger sur ce qui fonde réellement l'identité allemande, héritière des Lumières, patrie de Goethe et du romantisme, alors peut-être, aurions-nous évité l'atroce et douloureux naufrage de la civilisation européenne.") En manifestant d'ailleurs une ignorance de l'histoire tout à fait extraordinaire. Car la réalité de l'histoire allemande de l'entre-deux-guerres, c'est que ce n'était pas qu'un débat sur l'identité nationale. La différence était que les nazis étaient vraiment antisémites. Ils y croyaient et ils l'ont montré. La France n'est pas du tout dans ce schéma.

Il ne faut pas faire de confusion, mais on est quand même contraint de faire des comparaisons avec les extrêmes droites d'avant-guerre. Il y a toutes sortes de comportements qui sont nouveaux mais qui renvoient au passé. L'Etat se mettant à ce point au service du capital, c'est le fascisme. L'anti-intellectualisme, la haine du système d'enseignement, la chasse au nombre de profs, c'est aussi dans l'histoire du fascisme. De même que la capacité à dire tout et son contraire, cette caractéristique du sarkozysme.

La comparaison avec le fascisme, n'est-ce pas excessif ?

Il ne s'agit pas du tout de dire que c'est la même chose. Il y a de grandes différences. Mais on est en train d'entrer dans un système social et politique nouveau, qui correspond à une dérive vers la droite du système, dont certains traits rappellent la montée au pouvoir de l'extrême droite en Europe.

C'est pourtant Nicolas Sarkozy qui a nommé à des postes-clés plusieurs représentantes des filles d'immigrés...

L'habileté du sarkozysme est de fonctionner sur deux pôles : d'un côté la haine, le ressentiment ; de l'autre la mise en scène d'actes en faveur du culte musulman ou les nominations de Rachida Dati ou de Rama Yade au gouvernement. La réalité, c'est que dans tous les cas la thématique ethnique est utilisée pour faire oublier les thématiques de classe.

(Le Monde)

14 décembre 2009

UN DÉCOUPAGE ÉLECTORAL SUR MESURE ?

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Une étude indépendante a projeté les résultats des législatives de 2007 sur la nouvelle carte électorale préparée par le gouvernement. Verdict : la majorité sort renforcée de ce redécoupage.

Les ciseaux d'Alain Marleix ont-ils taillé une nouvelle carte électorale aux petits oignons pour la majorité ? Oui, répondront sans hésiter les sénateurs de gauche, lors de l'examen du projet de loi instaurant le redécoupage électoral préparé par le secrétaire d'Etat à l'Intérieur.

Les sénateurs pourront étayer leurs critiques par une toute récente étude indépendante. Oeuvre du collectif "RegardsCitoyens.org", déjà l'origine du site "nosdeputes.fr", cette étude montre que la majorité tirerait effectivement profit de la nouvelle carte électorale.

Aux législatives de 2012, la droite (UMP, Nouveau Centre, MPF et divers-droite) obtiendrait 353 sièges (contre 346 en 2007), la gauche 220 (228 en 2007) et le Modem 4 (3 en 2007).

Ce tableau diffère sensiblement des projections avancées par Alain Marleix. Ce dernier prévoit la suppression de 33 circonscriptions sur 577 et leur remplacement par 33 nouvelles, dont 11 pour les Français de l'étranger. Face aux accusations socialistes de "charcutage" et de "tripatouillage", le Secrétaire d'Etat prétend que les suppressions toucheraient 18 sièges de gauche et 15 de droite.

Or, selon "Regards Citoyens", si l'on exclut les Français de l'étranger, le solde net de ce redécoupage se traduirait en 2012 par une perte de deux sièges pour la droite et de dix pour la gauche, le MoDem gagnant un élu.

Ainsi, en Ille-et-Vilaine, département qui gagne une circonscription, l'étude montre un gain d'un siège pour la droite qui se retrouverait à égalité avec la gauche à quatre élus partout.

En revanche, à Paris, les inquiétudes du PS et des Verts semblent un tantinet exagérées. Si la capitale perd trois élus, deux appartiendraient à l'UMP.

 

L'arbre destiné à cacher la forêt?

(Extrait de l'hebdomadaire "L'EXPRESS")

08 décembre 2009

LE PROJET HUMANISTE du MOUVEMENT DÉMOCRATE

LE PROJET HUMANISTE ("LE LIVRE ORANGE")


Couv-Le_Projet_Humaniste-6-12.jpgTant attendu, tant préparé par les adhérents dans nos Fédérations, tant examiné et amendé article par article lors du Congrès d'ARRAS par de nombreuses contributions, voici le "Livre Orange" du Mouvement Démocrate contenant son "PROJET HUMANISTE".


C'est un document précieux à lire, à relire, à commenter, à faire diffuser et faire connaître au plus grand nombre.

 

C'est la première fois qu'un mouvement politique édite un projet aussi précis dont l'objectif est de rassembler les français autour de ses idées fortes. Il est la base de notre engagement.

 

Voici le lien pour obtenir ce document : "LIVRE ORANGE"

04 décembre 2009

BAYROU VEUT UNE COALITION AUTOUR DU MODEM

Au moment où s'ouvre à ARRAS le Congrès "programmatique" de notre Mouvement, est parue dans LE FIGARO (du 4/12/09) une intéressante interview de François BAYROU.


Il y aborde nombre sujets touchant l'actualité en général et la future stratégie du Mouvement Démocrate qu'il proposera aux adhérents réunis à ARRAS. C'est une réponse à bon nombre d'interrogations qui nous interpellent actuellement.


Voici le lien du FIGARO

ENQUÊTE BVA

L'institut d'enquête BVA a publié récemment une enquête sur le Mouvement Démocrate, même si, évidemment, on peut toujours l'assimiler à une forme de sondage.

 

À la veille du Congrès d'Arras, il est intéressant de prendre connaissance de ses conclusions.

 

Voici le lien : enquête BVA

01 décembre 2009

À PROPOS DE L'HYDRE EUROPÉENNE

À PROPOS DE L'HYDRE EUROPÉENNE

 

Un sévére réquisitoire sans concessions de François VAN DE VILLE sur l'élection du Président européen et du Haut Représentant pour les Affaires Étrangères de l'Europe.

 

On marche sur la tête. Tout est à refaire....

27 octobre 2009

LA DOUCHE À 245.000 € de Mr SARKOZY

douche.JPGLe journal "Le Monde" fait état d'un rapport officiel de la Cour des Comptes qui dénonce la folie des grandeurs de Mr Sarkozy et de l'argent qu'il fait dépenser (inutilement) pour son prestige personnel. Dont, entr'autres, 245.000 euros pour une douche "high-tech" personnelle qu'il s'est fait installer.... et qui n'aurait jamais servi !

 

Faramineux et édifiant !

22 octobre 2009

LES TICKET-RESTAURANTS EN MAIRIE DE NÎMES

ticket.jpgLe Midi Libre de ce 21 Octobre évoque de nouveau, en page 2 de son édition de Nîmes, la question des ticket-restaurants au personnel municipal.

Quoique n’étant plus élu municipal ni en charge du personnel - et que je veuille exercer un droit de réserve absolu sur les décisions prises par la nouvelle équipe et ceux qui ont en charge cette lourde délégation  - je dois rappeler que cette question des ticket-restaurants est une très vieille revendication que j’avais déjà en mains pendant les années où j’en avais la délégation (2001-2003).

Les études que j’avais fait alors entreprendre sur ce sujet m’avaient conduit à être favorable à l’instauration de ces tickets et j’avais alors présenté un projet de mise en place de ce système de rémunération ; lequel, s’il est bien assorti de certains avantages en matière de charges pour l’employeur, a aussi un certain coût financier qui, on le conçoit, peut faire reculer les décideurs financiers dans le cadre d’une gestion purement comptable.

Ma proposition d’instauration avait donc été rejetée pour ce motif.

Mais, au-delà de toute polémique, je maintiens que je reste favorable à cette instauration : si, dans un cadre comptable étroit on peut en effet être porté à rejeter ce système en raison de son coût relatif, j’avais alors considéré qu’il fallait aussi élargir le champ de vision et voir les retombées économiques que ce système aurait sur l’économie nîmoise, et particulièrement sur les métiers de bouche (*). Ce serait pour eux un booster non négligeable : et, comme beaucoup, ils en ont besoin. C’est pourquoi, vu sous cet angle, j’étais favorable à l’instauration de cet avantage salarial.

C’est donc une question de culture et de stratégie économique globale. Mais c’est surtout un choix politique.

Même si je respecte celui en vigueur actuellement, je n’en partage pas pour autant sa vision.


François VAN DE VILLE

Ex-élu municipal de Nîmes en charge du personnel

Ex-Conseiller d'Orientation au Centre National de la Fonction Publique Territoriale

 

(*) : le personnel municipal de Nîmes représente plus de 2.000 agents titulaires.

15 octobre 2009

François BAYROU S'EXPRIME....

bayrou.jpgÀ lire le (vaste) entretien de François BAYROU dans "Le Monde" le 10 Octobre.

 

Tous les sujets actuels y sont abordés. Un éclairage fort....