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30 septembre 2020

LES SÉNATORIALES.... et après ?

politique,mouvement démocrateSeulement 9 voix séparent la liste de droite et du centre réunis à l'occasion des sénatoriales dans le Gard du 27 Septembre dernier, face à celle socialo-communiste et consorts.

La marge d'écart est très étroite et force à la réflexion.

Certes le tandem Lopez/Burgoa avait des atouts grâce à la forte personnalité de ces 2 candidats bien établis et ce fût tant mieux pour eux. Mais est-ce bien une explication suffisante ?

Oui, on peut s'interroger sur ce qu'aurait été le résultat si cette liste droite/centre n'avait pas reçu l'appui d'une grande part de l'électorat centriste, même si ce dernier a figuré aussi - et de façon honorable - sur l'autre liste centriste indépendante de Mr Cardènes (ex-Président du MoDem du Gard).

Au travers de cette élection, la preuve est établie que la droite ne peut toujours pas gagner seule une élection si elle n'a pas l'appui de l'électorat centriste. Ceci est incontestable.

Cependant, curieusement et sur un tout autre plan, la Ville de Nîmes a une spécificité particulière : sa municipalité s'évertue toujours à chasser les centristes de ses rangs et ce avec une ténacité constante. Le duel Fournier/Lachaud n'était qu'un épisode entre deux fortes personnalités que l'espace de générations séparait durablement. On aurait pu croire que cet épisode allait se refermer de lui-même après le résultat des municipales de Juillet. Mais il n'en est rien : le duel entre les élus municipaux LR, réunis autour de Mr Fournier, se poursuit aujourd'hui âprement de la même façon entre ce groupe et les représentants des différents courants centristes. Nul ne peut le nier. Oubliée déjà l'élection sénatoriale à peine le résultat proclamé : on menace, on brandit et on élabore déjà des stratégies d'élimination des élus centristes en place pour les élections des mois à suivre.

C'est étonnant de consternation.

Il faudra pourtant bien qu'un jour raison revienne face à ces combats d'un autre âge qui, s'ils devaient perdurer, mènerait fatalement à la chute de la droite nîmoise au profit des extrêmismes de tous bords, toujours aux aguets.

Évidemment, cela demandera à certains de ces combattants d'arrière-garde - peut-être atteints aussi de cécité - d'avaler péniblement leurs orgueilleux manches à balai. Mais ce sera pour eux la seule condition s'ils ne veulent pas être balayés eux-mêmes par les courants qui tourbillonnent dans les travées du pouvoir, ici à Nîmes comme partout ailleurs. Cette élection tendue en est la démonstration indiscutable. Malheur à ceux qui n'en prendraient pas rapidement conscience.

À quand ceux-là raisonneront-ils un peu au-delà de leurs étroites certitudes et feront, enfin, face aux réalités ?

François VAN DE VILLE

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