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mercredi, 19 décembre 2012

CONSEIL NATIONAL du MOUVEMENT DÉMOCRATE (Compte-Rendu)

(CONSEIL NATIONAL du Mouvement Démocrate du 15 décembre 2012)

SITUATION POLITIQUE :

Aujourd'hui, le Modem c'est une marque, et les français nous portent crédit essentiellement sur 2 deux points fondamentaux :

1 - Ils pensent que nous leur avons dit la vérité.

2 - Ils savent que nous sommes un mouvement libre et indépendant.

François Bayrou, et ceux qui sont invités sur les médias, ne ressentent plus l'ironie du passé mais plutôt le respect que suscitent ceux qui ont eu, et qui ont, raison.

mouvement démocrate,bayrou,politiqueA contrario, l'UDI est perçue comme un mouvement de droite affilié à l'UMP, combine supplémentaire loin des enjeux du moment.

Nous assistons actuellement à un éclatement de la vie politique :

• à gauche, il y a des dissensions de plus en plus forte (Arcelor Mittal) avec Arnaud Montebourg qui, en agitant le mot "nationalisation", fait renaître la vieille gauche en espérant se positionner un jour à la tête de la gauche de la gauche.

• à droite, nous assistons à une rupture violente au sein de l'UMP. François Fillon n'est pas sans courage quand il commence à envisager un "assemblage droite-centre" allant même jusqu'à une certaine gauche.

Tout cela va amener à un affaiblissement des partis politiques.

Il existe une majorité réformiste dans le pays, avec des acteurs de droite et d'autres de gauche (rencontre, ces derniers jours, de François Bayrou avec Michel Barnier, François Baroin, Pierre Moscovici). Le rendez-vous politique n'y était encore pas : les institutions ne le permettaient pas.

François Bayrou a été le seul à donner un satisfecit sur la conférence de presse de François Hollande, au moment même où les applaudissements du PS étaient plus que convenus.

Quelques semaines plus tard..., le compte n'y est déjà plus.

Il faut cesser les thématiques sociétales qui divisent le pays pour se concentrer sur l'essentiel, la situation socio-économique. François Hollande n'a plus le choix. Ce qui se met en place est le contraire des annonces : des dépenses sans sources d'économie. Comment un Ministre de l'Éducation Nationale peut-il faire croire au pays qu'il va pouvoir augmenter le million d'acteurs de l'éducation alors qu'il n'y a plus un centime dans les caisses de l'état ? La dette représentait 60% du PIB il y a cinq ans ; en 2013 on prévoit 95% et François Bayrou pense que 100% peut être envisagé à brève échéance. Alors, alors.... le pays sera hors contrôle.

Le gouvernement va devoir, au risque de gravement se décrédibiliser, avancer sur la moralisation de la vie politique avec le cumul des mandats, ce qui devrait fortement redistribuer les cartes au niveau local. Car s'il est incapable d'avancer sur des points qui ne coutent rien aux français, il ne fera rien et sera jugé pour cela.

La réalité de la conjoncture que l'on traverse va obliger le gouvernement à orienter sa politique vers ce que François Hollande a annoncé dernièrement et qui consiste en une politique de l'offre et une autre de réduction des coûts. Ce qui serait en phase avec ce que le pays attend : il va ainsi s'écarter de la gauche du PS.

Or, pour cela, il n'a pas de majorité. Cependant, il existe une majorité réformatrice dans notre pays.

Jusqu'à aujourd'hui cette majorité n'a pas émergé : la règle électorale et le manque de courage ne l'ont pas permis.

Cela va changer : les plaques tectoniques sont en train de bouger.

Cette redistribution du paysage politique va émerger en 2013. Pour l'initier, François Bayrou sort en début d'année un essai politique qui va être l'occasion de relancer le débat de fond, notamment la modification de la règle électorale.

Lors de son entretien, accompagné de Marielle de Sarnez, avec François Hollande, François Bayrou a proposé une règle électorale nouvelle et originale, qui sera présentée à la presse prochainement.

Il a proposé que soient élus les 3/4 des parlementaires au scrutin majoritaire, et 1/4 au scrutin proportionnel. Un quart des sièges constituant alors un volet disponible, dont une partie sera attribuée au parti majoritaire afin de lui garantir au Parlement une majorité, donc une stabilité politique, le restant étant distribué proportionnellement aux partis ou mouvements actuellement sous représentés. Cette nouvelle règle électorale, originale, permettrait d'introduire un mode proportionnel comme cela existe déjà dans 21 pays de l'UE, sans pour autant créer une instabilité politique. Ce n'est donc pas le retour à la IVème République.


VIE ET PROJETS DU MOUVEMENT DÉMOCRATE

DANS LES MOIS QUI VIENNENT :

Concernant la vie du Mouvement Démocrate, François Bayrou va organiser un tour des régions en 2013, pour venir à la rencontre des militants. Nous sommes aujourd'hui environ 30.000 adhérents.

Le Bureau Exécutif a décidé que l'organisation du Mouvement se devait d'être modifiée, afin de gagner en réactivité et pour faire émerger de nouvelles personnalités.

4 actions prioritaires vont être lancées en début d'année :

1 - une campagne de communication sur le volet économique et social,

2 - une campagne de communication sur la moralisation de la vie politique, et faire re-émerger (pourquoi pas ?) l'idée d'un référendum sur le sujet si le gouvernement est trop frileux,

3 - un groupe de travail pour les municipales avec un projet pour la ville,

4 - un groupe de travail pour un nouveau projet européen.


MUNICIPALES :

François Bayrou a annoncé que, compte tenu de la conjoncture et de l'affaiblissement des partis qu'il prévoit, il allait être lancé, pour les prochaines municipales, un équivalent des "Groupes d'Actions Municipales" (GAM) au sein desquels nous allons chercher des personnalités et des alliances gagnantes avec d'autres partis, dont l'UDI, dont le PS, dont l'UMP, sans pour autant perdre notre identité. (Pas avec le PC ou autres partis assimilables comme cela s'était vu dans la précédente élection).

(C'est sur cette base de fonctionnement qu'Hubert Dubedout, ancien ingénieur CEA, a créé dans les années 60 ces GAM sure Grenoble, structure citoyenne qui le conduira en 1965 à une liste sans étiquette, victorieuse par surprise, aux municipales de Grenoble).

Ouverture et rassemblement avec des équipes renouvelées, de nouveaux acteurs et de nouveaux projets.


COMPTES :

Le Conseil National a approuvé les comptes du MoDem. La diminution de l'effectif du siège, et la location d'une partie des locaux parisiens, ont permis de stabiliser les finances et de garantir notre liberté financière en attendant des jours plus propices.


UDI :

Aucune intention de ralliement de François Bayrou : il faut, préalablement, attendre la clarification des lignes et des règles internes de l'UDI. S'il advenait des circonstances nouvelles, dans le gouvernement, ou dans l'opposition, il ne manquera pas de le dire. C'est la liberté que nous nous sommes choisie.

Quoiqu'il arrive; François Bayrou souligne l'indignité du ralliement. La double appartenance n'est pas à l'ordre du jour. (Marielle De Sarnez rappelle alors, qu'il n'est pas question de modifier nos statuts en ce sens).

D'un point de vue juridique, le congrès fondateur de l'UDI n'a pas encore eu lieu (avril ?) et donc la double appartenance ne peut exister avec un parti qui, juridiquement, n'existe pas encore, et avec lequel il n'y a pas de partenariat.

Toutefois, il ressort de l'avis du Conseil National (qui a débattu sur le sujet plus d'une heure et demie !) qu'il s'avère être en phase totale avec nos leaders : notre ligne politique doit être l'ouverture et le rassemblement.

Toutefois se rassembler ne signifie pas se faire absorber. Donc il découle de cela qu'un militant qui exerce des responsabilités ne pourra pas avoir la double appartenance. Mais personne n'empêchera nos militants, qui le désireraient, d'aller voir ce qui s'y passe.

Le "modus operandi" est : • plus on est ouvert et souple, mieux c'est • mais, sans perdre ni altérer notre identité et notre image. • donc, on ne peut pas être responsable chez l'un et aussi responsable chez l'autre.

Nous avons fait le choix d'être un mouvement, et non un parti, pour pouvoir garder une certaine souplesse, une certaine liberté. Mais cela passe également par une cohérence qui est incompatible avec la double appartenance de ses dirigeants.

"Quand un train part, il faut sauter dedans, mais passé l'effet de mode, tout cela retombe"

François Bayrou pense que l'UDI n'a pas d'avenir car elle banalise la vie politique. A contrario, les études d'opinions (Robert Rochefort) montrent que le MoDem est perçu par l'opinion publique comme une voie différente, une voie originale, une voie indépendante et libre.

Nous avons gagné notre liberté au prix de sacrifices importants : le moment n'est pas venu de sacrifier tout cela, mais de le capitaliser.

Nous allier à l'UDI au cas par cas, pourquoi pas ? Nous rallier : non !

(Rapporteurs : Philippe BERTA (Président du MoDem du GARD) & Patrick REVOL (Conseiller National élu)

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