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16 octobre 2020

LA FRANCE ET LES DROITS DE L'HOMME

TRIBUNE LIBRE

d' Éric DUSSART

droits.jpg- Élue de nouveau au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU,  la France a été interpellée presqu'aussitôt sur la timidité de ses positions en la matière. Surprenant !

Le Président Macron s’est cependant félicité, tout récemment, du retour de la France au sein de ce Conseil de l'ONU pour un nouveau mandat de trois ans, lequel pourrait naturellement couler de source pour notre pays qui se voit en berceau des Droits de l’Homme depuis 1789. Mais d’autres membres de l’ONU, et surtout plusieurs ONG, nuancent cependant notre pays de critiques ciblées.

Le représentant des "Human Rights Watch" à l’ONU pointe le peu d’entrain de Paris à se joindre à la mission proposée par les Pays-Bas, la Finlande et la Suisse sur les violations commises en Libye par toutes les parties. Il rappelle le soutien français au général Haftar, lequel refuse toujours de livrer son bras droit, Mahmoud Al-Werfalli, visé par un mandat d’arrêt pour crimes de guerre.

Paris est également montré du doigt pour son silence persistant au sujet du traitement infligé par la Chine aux Ouïghours, comme aux autres minorités du Xinjiang, ainsi qu’à propos de la nouvelle "législation relative à la sécurité nationale" qui compromet l'avenir même de Hong Kong. La signature française, intervenue en juin, à la motion britannique est estimée très tardive, voire même un peu contrainte.

De même, encore plus récemment pour la motion présentée par le Danemark au sujet d’un rapport faisant état de tortures, de détentions arbitraires, de disparitions forcées, entre autres, en Arabie Saoudite. Ainsi, par ailleurs, d’une demande de transparence sur l’épouvantable meurtre du journaliste Jamal Khashoggi.

Là encore, le soutien français est estimé "timide".

On parle encore du Yémen où la France y est suspectée de fournir des armes, comme sur d’autres théâtres de guerre, souhaitant qu’elle ne revienne pas au Conseil pour rester à la traîne des autres pays européens.

Emmanuel Macron a promis cependant que "la France fera entendre sa voix humaniste, féministe et progressiste" et "débarrassée de toute considération étrangère aux Droits de l’Homme".

On jugera sur les faits, et non seulement sur des déclarations d'intentions.

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