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22 février 2009

LE NOUVEAU BILLET de François VAN DE VILLE

François VAN DE VILLE vient de publier un nouveau billet "À PROPOS DE L'ÉVOLUTION DE L'OPINION".

Besancenot, Bayrou, Sarkozy, Aubry, qui est susceptible de bousculer demain l'ordre pré-établi ? La conclusion de cette étude sur l'opinion est surprenante. De quoi espérer....

LA FRANCE REJOINT L'OTAN

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18 février 2009

LA FERMETURE DE LA BASE AÉRO-NAVALE DE NÎMES

UN DÉSASTRE SOCIAL ORCHESTRÉ DANS LES ALCÔVES

ban.jpg De par mon statut de Vice-Président du Mouvement Démocrate du GARD, Conseiller Municipal et ancien Adjoint au Maire de Saint-Gilles, je me dois de réagir aux divers articles et réactions de certains élus concernant l’annonce de la fermeture de la Base Aéronavale ou plutôt, l’annonce du retrait des rafales de cette base, entraînant de facto sa fermeture.

Je suis atterré par ce que j’ai lu ou entendu. Comment ces élus, et en particulier ceux qui sont proches du Ministre de la Défense, peuvent–ils prétendre tomber des nues à cette annonce. En effet, ils sont les seuls responsables de ce désastre.

Tout a commencer il y a de ça 3 ou 4 ans, lorsque la Préfecture se devait de revoir le Plan d’Exposition au Bruit (PEB) autour de l’aéroport. Ce PEB a pour fonction de limiter et contrôler les types de construction et habitation autour de l’aéroport, notamment du fait de la présence des rafales, avions réputés bruyants. Bien évidemment les villes les plus impactées par les restrictions du PEB étaient Garons et Saint-Gilles. L’essentiel de la surface de la commune de Garons et une bonne partie du Nord de la commune de Saint-Gilles devenant, pour simplifier, inconstructibles.

Ce projet de PEB allait alors rencontrer la colère d’élus bien placés.

J’ai personnellement assisté à une réunion, courant 2007, dans les locaux de l’opposition au Conseil général, organisée par l’ancien Maire de Garons, Mr Yannicopoulos, sous l’égide du Député de la 1er circonscription Mr Yvan Lachaud, qui sous prétexte de préparation de la réunion préfectorale sur le PEB, avaient réuni les élus touchés par le PEB (Député UMP de la 2eme circonscription, le représentant de la Mairie de Saint-Gilles) et, allez savoir pourquoi, certains particuliers triés sur le volet, pour faire un véritable lynchage programmé des rafales !

L’ancien Maire de Garons avait d’ailleurs une virulence incompréhensible sur ce dossier, n’entendant absolument pas les arguments que j’avais notamment apporté concernant le risque de voir la base fermer si nous rejetions de force les rafales, suite à l’annonce du gouvernement de réfléchir sur la fermeture éventuelle de certaines bases.

Nous savions tous que notre BAN était visée. Monter au créneaux contre les rafales avec une telle virulence allait annoncer sa mort et démontrait une totale irresponsabilité ou vision politique sociale.

L’ancienne municipalité de Saint-Gilles, particulièrement concernée par le danger que représenterait la fermeture de la BAN, est de nombreuses fois intervenue auprès du Ministère pour montrer son désaccord autour de la situation des rafales.  Je ne peux d’ailleurs qu’être désolé de voir que la Mairie de Saint-Gilles actuelle n’agisse pas plus pour sauver son aéroport. Mais il y a certainement une bonne raison pour cette inaction.

Mais, mobilisant autour de leur fronde, Mrs Yannicopoulos et Lachaud,  aujourd’hui Nouveau Centre et très proches de Mr Hervé Morin, Ministre de la Défense, Président du Nouveau Centre, ont signifié au Préfet en réunion PEB qu’ils s’opposaient aux rafales sur la BAN. A son tour, Mr le Préfet leur a signalé qu’une telle attitude risquait d’entraîner, dans le contexte actuel, la fermeture de la BAN avec les conséquences sociales désastreuses que cela engendrerait. Il les a mis devant leurs responsabilités d’élus.

Malgré ces avertissements, ils se sont servis de leurs relations au Ministère et se sont permis de parler au nom des tous les élus malgré que nous ayons refusé de rentrer dans leur jeu. Le Ministère, face à cette pression apparaissant, vu de Paris, comme un manque de soutien des élus à leur BAN, ne pouvait qu’anticiper le départ des rafales et donc sonner la fin de la Base.

Des centaines d’emplois en danger, l’économie d’un département entier fragilisée car certains élus du Nouveau Centre, bien placés, ne voulaient plus entendre le bruit des avions !

Ou est-ce juste pour permettre à certains promoteurs immobiliers de récupérer les terres libérées autour de Garons ? Car en effet, le départ des rafales, la fermeture de la BAN, entraînent révision du PEB et donc, constructibilité totale des terres autour de Garons. On peut soulever la question non…. ?

Le devenir de l’aéroport civil

Ce n’est pas révéler un secret que de dire que des réflexions sont engagées, et peut être à juste raison, pour faire de l’aéroport de Montpellier le seul aéroport civil du Languedoc-Roussillon. Des accords entre élus en charge de responsabilité, UMP comme PS, semblent d’ailleurs prendre forme pour cela.

Je ne critique pas cette stratégie qui peut se révéler payante pour le devenir de la Région, mais, si cette hypothèse, qui semble bien engagée, se réalise, je critique le faux espoir que certains élus, en particulier UMP et Nouveau Centre, laissent entendre autour de l’aéroport civil Nîmes-Garons.

Il est facile de penser que la fermeture de l’aéroport civil en arrangerait certains, notamment la municipalité Nîmoise qui rêve, depuis son premier mandat, de se débarrasser de l’aérodrome Nîmes-Courbessac pour, là aussi, récupérer les terres au profit de promoteurs immobiliers.

Qu’il est alors très simple que, sous couvert d’une décision de l’Etat de fermer la BAN (décision dont malgré tout ces élus sont responsables comme nous venons de l’exprimer), on puisse déclarer, et la lecture de Midi-Libre montre que ça a commencé, que le contrôle aérien de l’aéroport ne sera pas viable sans la BAN, et donc que l’aéroport n’a plus de raison de continuer son activité.

Que, de ce fait, les pistes de l’aéroport n’ont plus vraiment d’intérêt, sauf si, en sauveur, (ô surprise !), le Maire de Nîmes nous annonce, avec tout le soutien de la Communauté d’Agglomération, qu’il a la fabuleuse idée d’y transférer l’aérodrome de Nîmes-Courbessac et maintenir ainsi un semblant d’activité ! Espérons que M. Yannicopoulos, même s’il n’est plus maire actuellement, ne soit pas dérangé par le bruit des simples bimoteurs !

Ainsi, les prometteurs immobiliers auraient le champ libre, avec la bénédiction de la ville de Nîmes, sur les terrains de Courbessac pour faire de superbes lotissements autour de la SMAC. Et ces élus, si soucieux de la cause publique et sociale, chercheraient à apparaître comme des héros en laissant un semblant d’activité sur l’aéroport, pensant faire oublier les centaines d’emplois et les nombreuses familles qu’ils ont détruits par leurs manœuvres immobilières…

Mais là, mes amis, je suis certainement dans de la fiction politique, et j’espère franchement y être car une confirmation de ce scénario ne montrerait que la « grandeur » de nos politiques en charge des dossiers aujourd’hui.

Démocratiquement

Samuel SERRE

Vice-Présient du Mouvement Démocrate du GARD