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08 janvier 2010

RÉSULTATS des PRIMAIRES en LANGUEDOC-ROUSSILLON

Les 6 - 7 et 8 Janvier, les adhérents des 5 Fédérations du Mouvement Démocrate du Languedoc-Roussillon ont été appelés à désigner le candidat qui sera en tête de liste du Mouvement pour les prochaines élections régionales de Mars prochain.


Étaient en piste 2 "tickets" : l'un conduit par Mme Catherine LABROUSSE, avec comme co-listier Mr Patrice DREVET, l'autre conduit par Mr Marc DUFOUR, avec comme co-listière Mme Dominique CANU.


Sur l'ensemble de la région, c'est le "ticket" de Mr DUFOUR qui est arrivé en tête avec 60,94% des suffrages exprimés, celui de Mme LABROUSSE ayant obtenu de son côté 36,30 % de ces suffrages, 2,76% ayant voté "blanc".


Quoique les chiffres officiels ne soient pas encore publiés, l'on observe cependant, d'ores et déjà, une grande disparité entre les 5 Fédérations. C'est ainsi que, de source officieuse, dans la Fédération du GARD où son Président - Mr Philippe BERTA - soutenait clairement la candidature de Mme Catherine LABROUSSE, il apparait que c'est celle-ci qui est largement arrivée en tête à une écrasante majorité, face à celle de Mr DUFOUR.


Ce résultat conforte largement l'action de la majorité qui soutient déjà dans le GARD le Président BERTA et son équipe au sein du Conseil Départemental..


Dans la mesure où, hélas, la campagne qui a précédé cette élection n'a pas été exempte d'éclats très regrettables, il est certain que la tâche est aujourd'hui de tenter de réconcilier et faire oublier les égarements de quelques individus qui ont oublié les règles les plus élémentaires de la démocratie et le respect que l'on doit à chacun de ses "adversaires" dans toute campagne électorale. Surtout quand ceux-ci font partie de la même famille politique.


Maintenant, chaque Fédération va être appelée, par l'intermédiaire de ses propres instances, à désigner ses propres candidats départementaux, lesquels se joindront à la liste régionale réunie par Mr DUFOUR.


La vraie "bataille" des régionales peut maintenant commencer. Son lancement officiel est prévu fin Janvier.

Philippe BERTA sur TÉLÉ MIROIR

Philippe BERTA a été interrogé sur "Télé Miroir" à propos des "primaires" en Languedoc-Roussillon en vue de désigner le duo qui sera "tête de file" aux prochaines élections régionales.

 

Voici cette interview (sujet présenté dans le 1er quart de l'émission du "JT du Mercredi 6 Janvier").

05 janvier 2010

VOTE des 6 - 7 - 8 JANVIER

Mercredi 6 Janvier, Jeudi 7 et le Vendredi 8

(jusque 20 heures),

 

tous les adhérents du Mouvement Démocrate des 5 départements du Languedoc-Roussillon sont appelés à voter, via Internet, pour désigner le “ticket” leader en vue des prochaines élections régionales de Mars 2010.

Pour cela, chaque adhérent a reçu début décembre les codes nécessaires pour participer à ce scrutin.

Pour ceux qui les auraient égarés, ils peuvent en demander une nouvelle communication par mail en appelant l’un des 3 numéros suivants :

01 53 59 20 18 ou 20 21 ou 26 33

Deux “tickets” en binone “homme/femme” ou “femme/homme”, comme le souhaitait François BAYROU lors de sa visite à MONTPELLIER le 19 Décembre dernier, se sont déclarés pour se présenter face au vote des adhérents.

L’un est un “ticket” Marc DUFOUR-Dominique CANU qui, si on s’en réfère aux déclarations et documents publiés via Internet, est proche du Président socialiste sortant de la Région - Mr Georges FRÊCHE - et, sans même attendre le résultat du 1er tour des élections régionales de Mars, exprime déjà sa préférence pour une alliance avec ce candidat P.S. pour le second tour.

L’autre est un “ticket” Catherine LABROUSSE-Patrice DREVET. Ce binone réaffirme la totale indépendance du Mouvement Démocrate tant vis-à-vis de l’UMP que du P.S.. Il veut constituer une troisième voie, notamment en développant aussi un réflexe écologique “raisonnable” que garantit la présence de Patrice DREVET issu, lui, de la société civile et qui défend déjà une culture écologique au sein d’une alliance indépendante.

Chacun peut  donc mesurer l’importance de l’enjeu dans le choix que feront nos adhérents ces 3 prochains jours.

VOTER LES 6 - 7 ou 8 JANVIER EST UN IMPÉRATIF

L’avenir des orientations de notre Mouvement en Languedoc-Roussillon est en jeu.

Nous comptons sur votre participation.


LE MOUVEMENT DÉMOCRATE DU GARD

04 janvier 2010

Hervé MORIN et la FIN DU CENTRE

morin.jpgHervé Morin ne parvient pas à introduire le Nouveau Centre dans l'échiquier politique. A force de ne pas vouloir se compter, le Nouveau Centre risque bien de ne plus compter.

Le Nouveau Centre peut-il exister en dehors du créneau réducteur du simple parasitisme du Modem ?

La course au centre est menacée par deux facteurs majeurs :
- la présidentialisation du régime qui conduit à un renforcement de la bipolarisation,
- la personnalisation quasi-extrême du mandat de Nicolas Sarkozy qui crée un nouvel alignement pour la présidentielle 2012.

Les institutions de 1958 ont installé un régime mixte. Mais, la réduction du mandat présidentiel à 5 ans a constitué dans les faits une évolution décisive dans l'émergence d'une présidentialisation incontestable. Le rapprochement des élections législatives du scrutin présidentiel a accentué cette évolution.

Toute la vie politique française est désormais axée sur la mise en oeuvre du contrat passé entre le Président et les Français lors du vote présidentiel, seul scrutin où la France constitue une réelle circonscription unique.

Cette situation modifie le paysage politique dans de nombreux domaines dont :
- la bipolarisation des forces politiques est renforcée,
- un parti politique ne pourra exister durablement que s'il a capacité à porter en son sein un vrai présidentiable,
- la fonction de Premier Ministre est appelée à connaître des aménagements majeurs,
- la majorité parlementaire ne peut que se positionner par rapport au contrat présidentiel.

Cette tendance institutionnelle s'accompagne d'une donnée plus ponctuelle liée à la personnalité même de Nicolas Sarkozy.

Le Président occupe la totalité de l'espace politique et médiatique. Si bien que l'élection 2012 s'annonce d'abord comme un referendum sur la personnalité même de Nicolas Sarkozy.

L'élection présidentielle 2012 fait beaucoup penser à l'élection américaine de 1980. C'est l'élection qui n'a respecté aucun des fondamentaux traditionnels.

Pourquoi ?

La fin du mandat de Jimmy Carter avait été dominée par un tel sentiment de pagaille et d'échec que les électeurs voulaient tourner la page au plus vite.

Ce choc électoral fut tel que cette élection est devenue un sujet privilégié d'études universitaires.

Qu'en ressort-il ?
- les électeurs n'ont pas voté pour Reagan par souci de conservatisme. 11% d'entre eux ont voté pour Reagan parce qu'il était conservateur,
- mais seulement 37 % des électeurs de Jimmy Carter en 1976 lui sont restés fidèles en 1980,
- le climat particulier de 1980 a conduit des groupes électoraux dont les Noirs et les Hispanos en cause leurs soutiens classiques.

Tout tournait à un scrutin sur le tempérament de Carter.

Bref, ce fut l'élection du désalignement.

Pour des raisons très différentes, l'élection présidentielle 2012 s'esquisse comme l'élection du désalignement ou plutôt celle d'un nouvel alignement : pour ou contre la personnalité de Nicolas Sarkozy.

Les études actuellement disponibles montrent que l'enjeu sera bien davantage une appréciation sur le tempérament même du Chef de l'Etat que sur la politique mise en oeuvre. Dans ces circonstances, l'espace politique du Nouveau Centre est quasi-inexistant.

Il l'est d'autant plus que le Nouveau Centre ne dispose ni d'un leader charismatique ni d'un programme spécifique dont il est serait le garant.

Pour toutes ces raisons, il est voué à une dilution dans la majorité présidentielle en dehors de temps forts exceptionnels conduits en total accord avec cette majorité présidentielle en vue de nuire à l'audience du Modem dans l'ex-électorat UDF.

Artcle publié sur Exprimeo