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04 mars 2017

ASSASSINAT ? ou SUICIDE ?

Je crois que l'affaire "Pénélope" n'est plus, peut-être en raison de ses contours incertains, d'actualité majeure dans l'opinion.

L'élément nouveau est celui de l'annonce faite, non pas par la Justice (qui ne s'est pas encore prononcée) mais par Mr Fillon lui-même, à l'issue de l'étrange dramaturgie de ce dernier mercredi matin, qu'il serait mis en examen le 15 Mars. Or chacun a en mémoire la déclaration de Mr Fillon du 26 Janvier face aux français (JT de TF1) que si "(son) honneur serait mis en cause, comme par exemple une mise en examen", il ne pourrait pas maintenir sa candidature. Cette déclaration a pris à leurs yeux, comme à ceux de ses proches ou ses soutiens, valeur d'engagement.

Or c'est la 1ère fois qu'hier, alors que Mr Fillon était de passage à Nîmes, j'ai entendu prononcer dans des conversations rencontrées au hasard de mes pas le mot "parjure" en raison de cette déclaration qui contredit en effet cet engagement de fait. Et la vague balayant toutes les espérances n'a pas tardé à suivre telle un tsunami.

Au-delà de l'usage de mots très discutables visant magistrats, policiers, enquêteurs et la Justice en général sans aucun discernement, semblable déclaration disqualifie en effet tout candidat à la magistrature suprême.

Je le regrette pour l'homme et pour son engagement courageux, mais le terme de "parjure" qui est maintenant dans la bouche des français le disqualifie sans appel de la fonction présidentielle.

Le simple réalisme oblige à tourner désormais les yeux vers d'autres solutions : c'est le meilleur soutien que l'on puisse désormais apporter à l'homme blessé par ses propres égarements, mais aussi c'est le meilleur service qu'on puisse rendre à la France et à l'alternance qu'on attend depuis 10 ans, suite à bien d'autres égarements dont nous avons tous été témoins et victimes, et qui désespèrent profondément les français.

Il est devenu urgent de rendre espoir à la France et aux français.

 François VAN DE VILLE

Secrétaire Général du MoDem du GARD