Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

08 décembre 2007

KADHAFI à PARIS !

INDIGNE DE LA FRANCE, INDIGNE POUR LA FRANCE !

Le dictateur-bourreau lybien va être accueilli à PARIS en grandes pompes par Nicolas SARKOZY.

Lire la déclaration à ce propos de François BAYROU.

Une fois encore, Nicolas SARKOZY aligne la diplomatie française sur la ligne de Mr BUSH. Une dérive de plus !

Par ailleurs, alors que dans son programme, il avait promis une "diplomatie morale", Nicolas SARKOZY fait surtout désormais de la "diplomatie business" : était-ce le rôle de la France que de se précipiter, bien seule dans le monde, pour tresser des lauriers à Mr POUTINE après ses élections complètement truquées en Russie et qui sont un véritable déni de démocratie ?

"C'est toujours la même attitude devant les puissants : Les bonnes intentions fondent au soleil devant les intérêts commerciaux", a estimé François BAYROU.

Commentaires

TUEZ QUI VOUS VOULEZ!

Oui. Tuez qui vous voulez. Choisissez un pays qui vous chagrine, une cible, un avion, faites mettre une bombe dans la soute... Magnifique feu d'artifice! Remarqué par la presse dans le monde entier! Qu'on se le dise: avec vous, on trouve à qui parler.

Surtout les victimes.

Quoi donc ? Les victimes ? Combien, dites-vous ? 170? Ah oui, pas mal... Et l'année d'avant ? 280? C'était mieux !

Ah, c'était le bon temps... Maintenant, on vous demande de boire du thé dans des salons; pour un peu, il vous faudrait porter costume-cravate! Alors ca, non! D'ailleurs, vous avez trouvé la solution. Dans les cas critiques vous envoyez votre fils. Elevé à l'occidentale, cela ne le gène pas, lui, de coucher dans un lit, de fréquenter l'hôtel George V... Toutes ces simagrées.... Il a même ses bonnes œuvres, comme une dame patronnesse !

Bon, d'accord, avec vos gros sabots, c'est sans difficulté que vous aviez été découvert. Et alors? Comme vous ne sortiez jamais de votre pays, de toute façon, ils pouvaient toujours courir... Les familles des disparus se sont mises à pleurnicher tout de suite, elles vous ont même trainé en justice, les effrontées! Mais comme elles le faisaient à l'étranger, vous rigoliez doucement. L'embargo ne vous gênait pas non plus. Car, oui, votre pays était sous embargo. Mais vous ne bougiez pas. Vous en aviez vu d'autres... Souvenez-vous... En 1986... Une bombe dans une boite de nuit allemande, plus de quarante morts, des centaines de blessés: c'était déjà vous, sacré farceur! Une cause entrainant parfois un effet, plus tard, un jour de la même année, sans prévenir, un bruit assourdissant au dessus de votre capitale: un groupe de chasseurs bombardiers hostiles, basse altitude, quelques roquettes, et pfuttt, plus rien.

Serge Gainsbourg disait de son chien : c'est moi qui bois, c'est lui qui est mort d'une cirrhose, cette détestable osmose, pauvre toutou... Ce jour-là c'est après vous qu'en avaient les F16 américains, et c'est votre fille adoptive qu'ils ont tué. Tragique confusion.

Allons, le principal, c'est quand-même que vous soyez toujours vivant, Génial Bédouin...

Alors l'embargo...

Malgré cela l'épisode vous avait fait réfléchir... C'est vrai que les Américains avaient l'aire d'y tenir, à leur histoire. Et puis, bien plus tard, après 2001, leur nouveau président semblait vraiment au bord de la grossesse nerveuse avec ses rodomontades contre les armes de destruction massive.

Quand en 2003 vous avez vu la garde nationale de Saddam Hussein pulvérisée en moins de trois semaines vous vous êtes dit : message reçu cinq sur cinq, soyons circonspects, il semble que le moment soit venu de changer d'attitude. Vous avez alors reconnu la responsabilité - civile - de la Libye dans l'attentat de 1988 contre l'avion de la Pan Am, celui à 280 têtes... Et vous avez fait donner les bonnes œuvres du fiston... Tarif: 10 millions de dollars par passager, total 2,8 milliards de dollars. D'accord, cela fait cher du bestiau, avez-vous pensé, mais ne faisons pas d'histoires. Vous ne le perdiez pas de vue, puissant visionnaire que vous êtes: il s'agit quand même pour la Libye de rejoindre le concert des nations.

Et puis, au moment de le rejoindre, le concert, on vous attrape par un pan du burnous :

- Qu'est-ce encore ? Que me veut-on ? Les Français ? Quels Français ? Il n'y en avait aucun à bord.

Alors on vous explique... Les Français, oui,... du DC 10 d'UTA, 170 morts, en 1989...

- La France ? Combien de div... Je veux dire... combien de F16 ?

- Aucun F16, Fondamentale Transcendance, mais des Mirages !

Et de vous esclaffer...

- Ah ah ! Par les cent mille babouches ! Il s'agit bien de mirages! Jamais les politiques Français n'auront le cran de faire tuer ma fille adoptive! D'ailleurs, elle est déjà morte! Au surplus, les Français ont toujours joué petit-bras, leur gouvernement n'a jamais été fichu de défendre ses ressortissants correctement. Voir les tirailleurs Sénégalais, les Harkis, les porteurs d'emprunts russes... La preuve: en 1999 ils ont accepté que chaque tête de bétail française ou Africaine du DC10 d'UTA ne soit indemnisée que 20.000 à 200.000 francs (env. 3.000 à 30.000 dollars selon le degré de parenté, soit 300 fois moins que les passagers de la PanAm) ce qui, faut-il le souligner, est malgré tout mieux que pour une pièce de Charolais. Alors pourquoi, misérable diplomate efféminé, pourquoi me tires-tu par le burnous ?

- C'est que, Mirifique Berger, les Français connaissent le montant versé pour chaque victime de l'avion la PanAm, 300 fois supérieur à celui payé pour chaque victime de l'avion d'UTA ; ils font un foin du diable et Dominique de Villepin, avec sa belle voix de basse et sa crinière d'argent, menace d'opposer son veto à la levée de l'embargo et à Votre consécutive réintégration au sein du sérail...

Il se trouve que début 2003 seuls les Etats-Unis, le Canada et le Guatemala (!) avaient voté contre l'élection de l'ambassadeur de Libye (qui était une femme) auprès de l'ONU à la présidence - ne rions pas - de la Commission des Droits de l'homme. Au mépris des victimes, notamment Françaises, de l'attentat contre l'avion d'UTA, la France s'était contentée de s'abstenir, comme les autre pays de l'Union Européenne, et votre ambassadeur avait bien été élu (il faut dire que c'était un 21 janvier, jour maudit pour notre cher vieux royaume).

Aussi la pugnacité nouvelle de la France à propos des victimes du DC10, tardive comme les vendanges en Moselle, ne laissait-elle pas de vous surprendre. Mais n'importe, s'il s'agit d'un veto, alors là pas de blagues, c'est différent.

Et c'est alors, oh Pulvérisant Exemple, que nous pûmes prendre la pleine mesure de Votre Génie !

Vous commenciez par abonder dans le sens des Français; par Vous scandaliser du fait que quiconque puisse un seul instant prétendre qu'un Français ou qu'un Africain mort valait moins cher qu'un Américain mort; que bien sur, les Français et les Africains devaient être correctement indemnisés. Vous proposiez un million de dollars (quand même dix fois moins que pour un passager de la PanAm); et les Français acceptaient! Mieux: une fois les esprits calmés par Vos déclarations Vous faisiez alors remarquer aux Français, si soulagés de Vous entendre, qu'après tout certaines entreprises françaises compteraient bien parmi les premiers bénéficiaires de la levée de l'embargo contre la Libye, et qu'il était par conséquent légitime qu'elles contribuassent aux frais associés à cette levée.

Et Votre Flamboyante Fulgurance avait vu juste ! Car ces benêts de Français acceptèrent ! C'est ainsi que, si l'on en croit de nombreux commentaires de presse, ce sont les principales entreprises françaises candidates aux contrats libyens qui cotisèrent à un fonds dont la gestion fut confiée aux mains capables de cette Prometteuse Emanation, Votre Fils, aux fins d'indemniser les victimes du vol UTA. Et encore, sans que les accords d'indemnisation n'emploient le terme d'attentat! Tous au plus, du bout des lèvres si j'ose dire, emploient-t-ils le terme d'explosion. Je retrouve bien là toute votre Exquise Pudeur. Vers l'Orient compliqué et subtil nous allions avec des idées... si naïves !

Et les chefs d'état occidentaux de se bousculer alors pour venir chez vous : Tony Blair en mars 2004, Jacques Chirac en décembre 2004...

Enhardi par ces succès, vous choisissez un groupe d'infirmier(e)s étranger(e)s venus imprudemment séjourner sur votre territoire. Vous les accusez à tort d'avoir contaminé 400 enfants pourtant rendus malades du seul fait de votre propre négligence, et les faites condamner à mort. Confronté à l'émoi (tardif) des pays occidentaux, vous acceptez - dans votre munificente humanité - que leur peine soit commuée et qu'ils soient renvoyés dans leur pays pour exécuter leurs peines; mais pas avant d'obtenir, bien sur, que les familles de vos 400 petites victimes soient indemnisées. Et aussi, puisque cela marche, que l'on vous vende du nucléaire "civil" (vous qui êtes pourtant assis sur d'énormes réserves de brut) et quelques armes.

Nos fins hommes d'affaires et diplomates, ont beau jeu d'invoquer le pragmatisme économique.

Nous autres occidentaux, tous confondus, droite, gauche, USA, France, Royaume-Uni, Union Européenne, avons tous toute honte bue.

L'on a pu reprocher au Vieux Maréchal la poignée de main de Montoire, lui qui avait pourtant une épée allemande dans les reins.

Comment osent-ils toucher celle de l'innommable?

J'ai envie de vomir.

Il insiste pour coucher sous sa tente? Qu'on la plante sur le canal Saint-Martin !

Écrit par : Karolus | 09 décembre 2007

Bravissimo

Écrit par : Geneviève GARCIA | 09 décembre 2007

Les commentaires sont fermés.